Du 8 au 16 octobre 2011

Semaine globale d’action contre la dette et les IFI. Brisons les chaînes de la dette !

21 septembre 2011


Brisons les chaînes de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
 !

Le système de la dette continue à ravager d’innombrables vies à travers le monde. Les peuples du Sud sont confrontés chaque jour aux impacts et aux conséquences de l’endettement de leurs pays, qui, loin de s’alléger, continue d’augmenter au rythme de la crise et de la recherche de profits extraordinaires de la part des grandes banques et multinationales. Ils continuent à supporter le fardeau des dettes historique, sociale, écologique et climatique qui n’ont jamais été reconnues ni réparées et augmentent également, au rythme des fausses solutions à la crise globale.

En Europe et en Amérique du Nord, la sécurité sociale est en train d’être démantelée au nom de l’austérité budgétaire, tandis que des millions de personnes ne trouvent pas de travail décent et que les budgets militaires augmentent. Partout, les peuples luttent pour l’accès à des services publics et aux droits fondamentaux tels que la santé, l’éducation, l’eau, le logement, la sécurité sociale, des réformes agraire et urbaine, tandis que les gouvernements privilégient le paiement du service d’une dette largement illégitime.

Les failles des bases mêmes du système sont mises à nu. Pourtant, la majorité des gouvernements et les Institutions financières internationales (IFI) persistent à chercher des « solutions » aux problèmes des peuples qui ne font qu’aggraver les choses puisqu’ils placent les marchés financiers Marchés financiers
Marché financier
Marché des capitaux à long terme. Il comprend un marché primaire, celui des émissions et un marché secondaire, celui de la revente. À côté des marchés réglementés, on trouve les marchés de gré à gré qui ne sont pas tenus de satisfaire à des conditions minimales.
et la dette au centre de leur réponse à la crise qu’ils ont provoqué.

Plutôt que la mise en place de nouveaux mécanismes d’endettement et le maintien d’une dette illégitime Dette illégitime Comment on détermine une dette illégitime ?

4 moyens d’analyse

* La destination des fonds :
l’utilisation ne profite pas à la population, bénéficie à une personne ou un groupe.
* Les circonstances du contrat :
rapport de force en faveur du créditeur, débiteur mal ou pas informé, peuple pas d’accord.
* Les termes du contrat :
termes abusifs, taux usuraires...
* La conduite des créanciers :
connaissance des créanciers de l’illégitimité du prêt.
, les peuples demandent la répudiation des dettes odieuses et illégitimes et la consolidation d’alternatives de financement souverain et démocratique, basé sur le respect des droits humains et de la Nature.

Unissons nos forces et disons NON à la dette illégitime : contractée au nom des peuples, mais qui profite à une poignée de banquiers et de politiciens corrompus, aux multinationales, à la concentration du capital, aux plans de criminalisation et de répression contre la résistance populaire. Les populations à travers le monde exigent responsabilité et transparence dans la gestion des finances publiques. Nous exigeons la suspension IMMEDIATE du paiement de la dette et la réalisation d’audits portant sur l’intégralité de l’endettement avec la participation des mouvements sociaux ! La protection des droits humains doit être la priorité des États.

Brisons les chaînes de l’endettement ! Débarrassés de la dette, nous pourrons dès lors travailler ensemble sur des questions vraiment centrales de l’existence : l’éradication de la pauvreté, la jouissance des droits humains, la protection des droits des peuples et de la Nature, la souveraineté politique et financière, et la construction d’un système économique et social sans discrimination et équitable pour toutes et tous.

Pour construire cet autre monde possible, la mobilisation des peuples est notre principal outil. Nous appelons les individus et les organisations du monde entier, au Nord et au Sud, à nous rejoindre, à maximiser leur créativité et à mettre en place des actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
, du 8 au 16 octobre, pour rendre visible nos revendications communes et soutenir des luttes concrètes
. Dans le cadre de cette Semaine globale d’action contre la dette et les IFI, nous soutenons plusieurs journées qui contribuent à renforcer la formation d’alliances avec d’autres luttes, mouvements et réseaux, parmi lesquelles :

- 12 octobre : « Minga » mondiale pour la défense des droits de la Terre Mère et journée d’action globale contre le capitalisme (Assemblée des mouvements sociaux)
- 13 octobre : Journée d’action « la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
hors des négociations et financements pour le climat ! »
- 15 octobre : Journée de la répudiation de la dette en mémoire de Thomas Sankara et journée de mobilisation internationale à l’appel du mouvement des Indignés

Nous ne devons rien, nous ne payons rien !

Audit et annulation inconditionnelle de la dette illégitime !

Des réparations SANS ATTENDRE !


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