29 novembre 2015

Siby, Mali

Sékou Diarra

Siby2015 : la onzième édition du Forum des Peuples

En contre point au sommet du G20 G20 G20 : Le Groupe des vingt (G20) est un groupe composé de dix-neuf pays et de l’Union européenne dont les ministres, les chefs de banques centrales et les chefs d’État se réunissent régulièrement. Il a été créé en 1999, après la succession de crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d’un dialogue élargi compte tenu du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Sont membres : Allemagne, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie, l’Union européenne (représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne). (qui se tiendra à Antalya en Turquie les 15 et 16 novembre 2015, la CAD Mali et les mouvements sociaux organisent la onzième édition du Forum des Peuples à Siby du 27 au 29 novembre 2015 avec pour message principal : « COP21, les peuples du Sud refusent la fatalité et demandent justice face au changement climatique ».

La spécificité de cette édition réside dans le fait qu’elle se tient à la veille de la 21e Conférence des Parties sur le Changement Climatique qui aura lieu du 30 novembre au 11 décembre 2015 à Paris.

Mouvements sociaux d’ici et d’ailleurs tous ensemble à Siby pour porter la voix des sans voix.

Le CADTM Afrique participera à ce Forum par une délgation composée par nos camarades Emilie (BENIN), Issa (Mali) et Adama (Sénégal) et il y aura la projection d’un nouveau film documentaire sur les luttes de notre feu Sékou Diarra.

Les Cases thématiques de cette édition sont les suivantes

1 - Le Changement Climatique, quelles réponses (propositions) des Mouvements Sociaux ?
‐ Analyses, décryptages, actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
, atténuations, adaptations, résilience, enjeux et défis économiques, environnementaux, politiques, sociaux, culturels
‐ Responsabilité des politiques vers une Transition énergétique (énergie renouvelable)

2 - Paix et sécurité
‐ Rôles et responsabilités des acteurs (société civile y compris les organisations féminines, religieux, coutumiers, politiques et administratifs, communauté internationale…) dans la prévention et la gestion des conflits intra et intercommunautaires, accords de paix d’Alger, analyse et enjeux des coopérations militaires
‐ Droits humains/ justice transitionnelle
‐ Emploi des jeunes : alternative aux conflits.

3. Femmes, accès aux ressources naturelles et changements climatiques
‐ Contribution à la valorisation des ressources naturelles face aux changements climatiques
‐ Accès sécurisé aux moyens de production
‐ Entreprenariat féminin
‐ Impact des changements climatiques sur les femmes (vulnérabilité et mesures d’adaptations)

4. Gouvernance durable des Ressources naturelles (mines, forêts, eau, terre…)
‐ Problématique du contrôle des ressources naturelles par les élites.
‐ Transparence et redevabilité dans la gestion des ressources naturelles
‐ Financement du Développement local, régional et national par l’exploitation des ressources naturelles (enjeux, défis, opportunités, menaces)
‐ Analyse du concept Partenariat- Public –Privé dans la gestion des ressources naturelles
‐ Afrique : poubelle de l’Occident

5. Mouvements sociaux : comment mieux s’organiser pour agir contre l’endettement ?

‐ Expériences de luttes locales et d’autres initiatives,
‐ Politique et lutte contre l’endettement : cas grec
‐ Sortie de crise au Mali : conditionnalités et enseignements des prêts post conférence de Bruxelles et de Paris (PRED, OCDE OCDE
Organisation de coopération et de développement économiques
Créée en 1960 et basée au Château de la Muette à Paris, l’OCDE regroupe les quinze membres de l’Union européenne auxquels s’ajoutent la Suisse, la Norvège, l’Islande ; en Amérique du Nord, les États-Unis et le Canada ; en Asie-Pacifique, le Japon, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Entre 1994 et 1996, trois pays du Tiers-Monde ont fait leur entrée : la Turquie, candidate à entrer également dans l’Union européenne ; le Mexique qui forme l’ALENA avec ses deux voisins du Nord ; la Corée du Sud. Depuis 1995, se sont ajoutés trois pays de l’ex-bloc soviétique : la République tchèque, la Pologne et la Hongrie. En 2000, la République slovaque est devenue le trentième membre.

Liste des pays membres de l’OCDE par ordre alphabétique : Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Canada, Corée du Sud, Danemark, Espagne, États-Unis, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Japon, Luxembourg, Mexique, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque, Royaume-Uni, Suède, Suisse, Turquie.
Site : http://www.oecd.org/fr/
)
‐ Audit citoyen de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.

‐ Contrôle et Audit citoyens des infrastructures (routes, écoles, centres de santé, ponts, barrages…)

6. La crise Migratoire, quelle alternative ?

‐ Migrations climatiques : quelles solutions du Sud ?
‐ Droits Humains et politiques anti-migratoires,
‐ Financement des projets de Jeunes

7. Accaparement des terres, Agriculture familiale et Souveraineté alimentaire.

‐ Institutions Financières Internationales (FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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, BM Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 184 membres en 2003) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRETS ACCORDES PAR LA BM :
1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
, BAD, BID, BOAD…) et le foncier en Afrique ;
Spéculation Spéculation Opération consistant à prendre position sur un marché, souvent à contre-courant, dans l’espoir de dégager un profit.
Activité consistant à rechercher des gains sous forme de plus-value en pariant sur la valeur future des biens et des actifs financiers ou monétaires. La spéculation génère un divorce entre la sphère financière et la sphère productive. Les marchés des changes constituent le principal lieu de spéculation.
foncière urbaine et périurbaine
‐ Souveraineté alimentaire et agriculture intelligente (OGM OGM
Organisme génétiquement modifié
Organisme vivant (végétal ou animal) sur lequel on a procédé à une manipulation génétique afin de modifier ses qualités, en général afin de le rendre résistant à un herbicide ou un pesticide. En 2000, les OGM couvraient plus de 40 millions d’hectares, concernant pour les trois-quarts le soja et le maïs. Les principaux pays producteurs étaient les USA, l’Argentine et le Canada. Les plantes génétiquement modifiées sont en général produites intensivement pour l’alimentation du bétail des pays riches. Leur existence pose trois problèmes.


- Problème sanitaire. Outre la présence de nouveaux gènes dont les effets ne sont pas toujours connus, la résistance à un herbicide implique que le producteur va multiplier son utilisation. Les produits OGM (notamment le soja américain) se retrouvent gorgés d’herbicide dont dont on ignore les effets sur la santé humaine. De plus, pour incorporer le gène nouveau, on l’associe à un gène de résistance à un antibiotique, on bombarde des cellules saines et on cultive le tout dans une solution en présence de cet antibiotique pour ne conserver que les cellules effectivement modifiées.


- Problème juridique. Les OGM sont développés à l’initiative des seules transnationales de l’agrochimie comme Monsanto, pour toucher les royalties sur les brevets associés. Elles procèdent par coups de boutoir pour enfoncer une législation lacunaire devant ces objets nouveaux. Les agriculteurs deviennent alors dépendants de ces firmes. Les États se défendent comme ils peuvent, bien souvent complices, et ils sont fort démunis quand on découvre une présence malencontreuse d’OGM dans des semences que l’on croyait saines : destruction de colza transgénique dans le nord de la France en mai 2000 (Advanta Seeds), non destruction de maïs transgénique sur 2600 ha en Lot et Garonne en juin 2000 (Golden Harvest), retrait de la distribution de galettes de maïs Taco Bell aux USA en octobre 2000 (Aventis). En outre, lors du vote par le parlement européen de la recommandation du 12/4/2000, l’amendement définissant la responsabilité des producteurs a été rejeté.


- Problème alimentaire. Les OGM sont inutiles au Nord où il y a surproduction et où il faudrait bien mieux promouvoir une agriculture paysanne et saine, inutiles au Sud qui ne pourra pas se payer ces semences chères et les pesticides qui vont avec, ou alors cela déséquilibrera toute la production traditionnelle. Il est clair selon la FAO que la faim dans le monde ne résulte pas d’une production insuffisante.
, agro business, …)
‐ Transformation, valorisation et consommation des produits locaux

8. Objectifs du Développement Durable (ODD)

‐ Des OMD aux ODD : Bilan, perspectives, responsabilités des Etats, des citoyens et des institutions financières
‐ Mobilisation et gestion efficiente des ressources financières locales
‐ Analyse du niveau de mise en œuvre des engagements de l’Aide Publique au Développement


À venir