Solidarité mondiale avec l’Équateur face aux dégâts écologiques provoqués par Chevron

27 février 2014 par María Josefina Arce


La campagne entreprise au mois de septembre par le président équatorien, Rafael Correa pour dénoncer les dommages environnementaux très graves provoqués à son pays par la transnationale étasunienne Chevron se fraie chaque jour un espace dans le monde.

Plus d’une centaine d’intellectuels et d’artistes de tout le monde ont exprimé, ces derniers jours, leur appui au gouvernement équatorien suite aux actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
légales et médiatiques de cette entreprise pétrolière étasunienne qui refuse d’admettre ses responsabilités pour les dommages environnementaux causés en l’Amazonie.

Le Réseau des Réseaux en Défense de l’Humanité a fait savoir que cette transnationale doit payer pour les dégâts causés. Un document émis par ce réseau signale que ce n’est pas le peuple équatorien qui doit assumer l’attitude irresponsable de Chevron.

Cette transnationale a été condamnée par la Justice équatorienne en 2011 à payer des indemnités à quelque

30 000 habitants de l’Amazonie pour les dommages provoqués durant la période de temps où elle a extrait du brut de cette zone entre 1964 et 1992.

Parmi les personnalités qui appuient l’Équateur dans ses revendications se trouve Gayle McLaughlin, maire de la ville de Richmond, aux États-Unis où une explosion s’est produite en 2012 dans une raffinerie de Chevron.

De prestigieuses personnalités se sont rendues dans la zone pour constater in situ la pollution provoquée par la multinationale, qui de l’avis des autorités équatoriennes est 85 fois supérieur aux dégâts causés par le versement de pétrole de la British Petroleum dans le Golfe du Mexique en 2010.

À l’image frappante de Rafael Correa avec sa main trempée de pétrole qui a parcouru le monde, viennent s’ajouter d’autres qui ne laissent pas de doutes sur la gravité des dommages causés qui ont entraîné la disparition de deux peuples ancestraux : les Tetetes et Sansa-hauri.


D’autres peuples indiens ont été obligés de déplacer leurs foyers à cause du manque d’aliments et d’eau potable, résultant de la pollution

À cela vient s’ajouter le fait que des douzaines de communautés souffrent toujours les conséquences de la pollution qui a sérieusement affecté leur santé. Le taux d’incidence du cancer dans la zone a connu une hausse substantielle, tout comme les problèmes reproductifs et les malformations congénitales.

Durant les presque 30 ans que la Chevron, qui s’appelait alors Texaco a opéré dans l’Amazonie, elle a versé quelque 17 millions de galons de pétrole à l’écosystème, 18,5 milliards de galons d’eaux toxiques dans les fleuves et les sols et elle a envoyé dans l’air 235 milliards de pieds cubes de gaz.

Face à la grande solidarité, le président Correa a assuré que son pays a remporté le procès « moral » contre l’entreprise pétrolière. Il a signalé que « le plus difficile est de gagner les procès dans les tribunaux internationaux, où tout est en faveur des puissants ».