Sortez vos agendas pour les Rencontres d’été du CADTM, les 7, 8 et 9 septembre 2018

La Marlagne, Namur, Belgique

28 mai par CADTM


Le Comité pour l’Abolition des Dettes illégitimes tiendra ses Rencontres d’Été à La Marlagne, Namur, les 7, 8 et 9 septembre 2018 !

Les Rencontres d’été du CADTM s’ouvriront en soirée le vendredi 7 septembre à La Marlagne et se dérouleront dans une ambiance festive et militante les samedi 8 et dimanche 9 septembre 2018. Vous pouvez vous y inscrire dès maintenant.

Ne ratez pas ces Rencontres 2018 qui seront l’occasion de s’informer des évolutions de la situation internationale en lien avec la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
et d’échanger avec des militant-e-s venu-e-s de plusieurs parties du monde.

Dix ans après la crise financière de 2008, rien de sérieux n’a été fait pour mettre de l’ordre dans le système financier international et éviter de nouvelles crises bancaires. Le système dette s’est généralisé en Europe après que les États ont déversé des centaines de milliards d’euros pour les sauvetages bancaires ; les dettes publiques servent de prétexte pour approfondir l’application du programme néolibéral en imposant la privatisation des services publics après leur démantèlement progressif et systématique. Dans tous les champs de la vie quotidienne, les dettes privées étouffent les peuples : arnaque du microcrédit, dettes hypothécaires abusives, dettes étudiantes liées à l’abandon de la gratuité de l’éducation supérieure,... Les inégalités se sont accentuées partout dans le monde.

La résistance s’organise et les initiatives d’opposition à l’austérité et à la dette illégitime Dette illégitime Comment on détermine une dette illégitime ?

4 moyens d’analyse

* La destination des fonds :
l’utilisation ne profite pas à la population, bénéficie à une personne ou un groupe.
* Les circonstances du contrat :
rapport de force en faveur du créditeur, débiteur mal ou pas informé, peuple pas d’accord.
* Les termes du contrat :
termes abusifs, taux usuraires...
* La conduite des créanciers :
connaissance des créanciers de l’illégitimité du prêt.
se multiplient, à l’échelle européenne et internationale. Il est temps de construire des solutions concrètes, alternatives au capitalisme en mettant en avant les résistances à l’offensive néolibérale.

Comprendre, c’est commencer à désobéir

Depuis plus de 20 ans, le CADTM fournit une analyse poussée du système dette, outil de domination capitaliste au Nord comme au Sud. Ces Rencontres d’été seront l’occasion de se pencher sur des sujets variés, tels que le la lutte pour la construction d’une Europe des peuples, le fonctionnement des banques et leur nécessaire socialisation, la dette écologique Dette écologique La dette écologique est la dette contractée par les pays industrialisés envers les autres pays à cause des spoliations passées et présentes de leurs ressources naturelles, auxquelles s’ajoutent la délocalisation des dégradations et la libre disposition de la planète afin d’y déposer les déchets de l’industrialisation.

La dette écologique trouve son origine à l’époque coloniale et n’a cessé d’augmenter à travers diverses activités :


- La « dette du carbone ». C’est la dette accumulée en raison de la pollution atmosphérique disproportionnée due aux grandes émissions de gaz de certains pays industriels, avec, à la clé, la détérioration de la couche d’ozone et l’augmentation de l’effet de serre.

- La « biopiraterie ». C’est l’appropriation intellectuelle des connaissances ancestrales sur les semences et sur l’utilisation des plantes médicinales et d’autres végétaux par l’agro-industrie moderne et les laboratoires des pays industrialisés qui, comble de l’usurpation, perçoivent des royalties sur ces connaissances.

- Les « passifs environnementaux ». C’est la dette due au titre de l’exploitation sous-rémunérée des ressources naturelles, grevant de surcroît les possibilités de développement des peuples lésés : pétrole, minéraux, ressources forestières, marines et génétiques.

- L’exportation vers les pays les plus pauvres de produits dangereux fabriqués dans les pays industriels.

Dette écologique et dette extérieure sont indissociables. L’obligation de payer la dette extérieure et ses intérêts impose aux pays débiteurs de réaliser un excédent monétaire. Cet excédent provient pour une part d’une amélioration effective de la productivité et, pour une autre part, de l’appauvrissement des populations de ces pays et de l’abus de la nature. La détérioration des termes de l’échange accentue le processus : les pays les plus endettés exportent de plus en plus pour obtenir les mêmes maigres recettes tout en aggravant mécaniquement la pression sur les ressources naturelles.
, l’audit citoyen de la dette, les nouveaux créanciers comme la Chine, les institutions financières internationales, ou encore les activités du réseau international du CADTM en dehors de l’Europe.

Au programme, deux assemblées plénières, des ateliers mélangeant études de cas et propositions d’alternatives, une projection de film et autres activités musicales et festives !
Nous vous attendons donc nombreuses et nombreux. Inscrivez-vous ici au plus vite pour que nous puissions vous accueillir le mieux possible !

Vous pouvez jeter un coup d’œil au programme provisoire des Rencontres 2018 ci-dessous (Cliquez pour dérouler).



PROGRAMME PROVISOIRE
Les noms des intervenants seront communiqués ultérieurement.

Plénière d’ouverture (samedi 8 septembre, 9h30-11h30)
Dix ans de crises, dix ans de résistances !

Dix ans après la crise bancaire de 2008 ayant entraîné les recapitalisations des grandes banques privées par les États, nous sommes confrontés à l’austérité et au démantèlement progressif et systématique des services publics en vue de leur privatisation. En face, des citoyens organisent les résistances à la crise et à l’austérité, en proposant des alternatives à l’offensive néolibérale et au capitalisme.


Parcours 1 : « Le système dette, qu’est-ce que c’est ? »


- « Le système-dette sans frontières : Dette, capitalisme et migrations » (dimanche 9 septembre, 9h-12h)
Intervenant-e-s : France Arets (CRACPE), Jérôme Duval (CADTM Belgique), Mamadou Bah (CADTM), et Emmanuelle Vinois (juriste, asbl Point d’appui)

« L’explosion des « migrations contraintes » à l’échelle mondiale a des raisons multiples (climat, pauvreté, guerre, inégalités, conditions humaines et sanitaires, etc.). Elle a également un dénominateur commun, la mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
sous sa forme capitaliste et la domination par la dette qu’elle sous-tend. Face aux innombrables menaces auxquelles sont confrontés ces migrants, leurs droits fondamentaux sont également bafoués durant leur interminable parcours. »

- « Le système-dette en Europe » (samedi 8 septembre, 14h-16h)
ANIMATION
Intervenant-e-s : à définir

« Grèce, Irlande, Portugal, Chypre, etc. Cela ne vous a pas échappé, la crise de la dette au Nord s’est installée depuis quelques années. Le « Kikafékoi de la dette au Nord » propose d’apporter un éclairage pédagogique et animé sur les acteurs responsables de cette augmentation des dettes souveraines. »

- « Le système-dette dans tous ses états » : Présentation du livre d’Éric Toussaint, Le Système Dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation (Les Liens qui Libèrent, 2017) – 2 heures
Intervenant : Éric Toussaint / Modération : Émilie Paumard (CADTM France)

« Éric Toussaint présentera son dernier ouvrage, Le Système Dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation, indispensable pour comprendre la mécanique implacable de la dette et l’évolution du monde capitaliste depuis le 19e siècle. De l’Amérique latine à la Chine en passant par la Grèce, la Tunisie et l’Égypte, si la dette a été utilisée comme une arme de domination et de spoliation, nombreux aussi sont les exemples de répudiations. »


Parcours 2 : « Le système dette aujourd’hui »


- Fonds vautours et emprunts hypothécaires (samedi 8 septembre, 14h-16h)
Intervenant-e-s : Mercedes Revuelta, (Plateforme contre les fonds vautours Fonds vautour
Fonds vautours
Fonds d’investissement qui achètent sur le marché secondaire (la brocante de la dette) des titres de dette de pays qui connaissent des difficultés financières. Ils les obtiennent à un montant très inférieur à leur valeur nominale, en les achetant à d’autres investisseurs qui préfèrent s’en débarrasser à moindre coût, quitte à essuyer une perte, de peur que le pays en question se place en défaut de paiement. Les fonds vautours réclament ensuite le paiement intégral de la dette qu’ils viennent d’acquérir, allant jusqu’à attaquer le pays débiteur devant des tribunaux qui privilégient les intérêts des investisseurs, typiquement les tribunaux américains et britanniques.
, Madrid), Eva Betavatzi (CADTM), Vicente Losada (Audit Santé, Madrid).


« Le fonds vautour NML Capital a été débouté devant la Cour constitutionnelle belge ce 31 mai alors qu’il voulait mettre à bas la loi du 12 juillet 2015 adoptée par le Parlement fédéral belge et rédigée avec l’expertise du CADTM. À l’aune de cette victoire historique, le CADTM appelle à intensifier la lutte contre les créanciers illégitimes au niveau international. Que ce soit en Argentine, en Grèce ou en Espagne, le mode opératoire des fonds vautour entraîne des conséquences catastrophiques pour les populations. Connus pour spéculer sur les dettes publiques, ces charognards de la finance s’attaquent également aux secteurs stratégiques comme l’immobilier ou la santé. »

- La Chine, nouvelle puissance créancière et sa stratégie des nouvelles routes de la soie (samedi 8 septembre, 16h30-18h30)
Intervenant-e-s : à confirmer

« Depuis l’introduction de réformes d’ouverture à l’économie de marché en Chine à partir de 1979 (sous Deng Xiaoping), le pays a connu un impressionnant développement capitaliste, devenant une destination privilégiée pour les investissements. Depuis le tournant du siècle, la Chine regarde vers l’extérieur, se hissant parmi les principales puissances exportatrices de capitaux et parmi les principaux créanciers bilatéraux. Présentées comme plus avantageuses que celles des créanciers « traditionnels », ces politiques désormais incarnées par le projet des « nouvelles routes de la soie » sont d’ores et déjà dénoncées par des mouvements sociaux dans les pays partenaires de la Chine, en raison des conséquences qu’elles impliquent en termes de perte de souveraineté, de violations des droits sociaux et de dégradation de l’environnement. »

- Révolutions, contre-révolutions et luttes contre la dette et l’austérité en Afrique du Nord (dimanche 9 septembre, 9h-12h)
Intervenant-e-s : à confirmer

« L’explosion révolutionnaire qui a débuté en décembre 2010 en Tunisie et s’est rapidement étendue à d’autres pays de la région de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient devrait être porteuse de nombreux espoirs pour les peuples de la région et au-delà. Malgré une contre-révolution profonde, les résistances populaires continuent, portant en elles les exigences de liberté, de justice sociale et de dignité qui étaient au cœur des slogans des révolutionnaires de 2010-2011. Cet atelier dressera un bilan de la situation et exposera des perspectives pour l’avenir en donnant la parole à des militant-e-s des luttes anti-dette au Maroc, en Tunisie et en Égypte. »


Parcours 3 : « Convergences des luttes et Alternatives »


- La crise de la dette en Europe et les initiatives pour des alternatives (dimanche 9 septembre, 9h-12h)
Intervenant-e-s : à confirmer

« L’expérience grecque de 2015 a témoigné du niveau de coercition que les créanciers, les institutions européennes et les États du centre de la zone euro sont prêts à mettre en œuvre pour faire plier un gouvernement de gauche en Europe. Quelles mesures un gouvernement populaire devrait-il appliquer pour rompre avec l’austérité, refuser les diktats des autorités européennes et réaliser des changements radicaux en faveur de la population ? Quel internationalisme aujourd’hui en Europe ? »

- « Auditer la dette, c’est résister par la pratique ! » (samedi 8 septembre, 16h30-18h30)
Intervenant-e-s : à confirmer

« Vous aimeriez enquêter sur la dette de votre ville ou d’un secteur public spécifique mais vous ne savez pas par quel bout commencer ? Vous aimeriez surtout sensibiliser la population sur ces questions ? Venez dans cet atelier échanger vos pratiques ou interrogations sur l’audit citoyen de la dette et vos envies de démolir les dettes illégitimes ! »

- Socialisation des banques - Pour un contrôle démocratique des finances (samedi 8 septembre, 14h-16h)
Intervenant-e-s : Aline Fares, Sushovan Dhar (CADTM Inde), Éric Toussaint

10 après la crise, les rares mesures prises pour stabiliser les banques ont été clairement insuffisantes. Alors que le système bancaire fait peser un risque croissant sur les populations, prendre des mesures radicales pour les réduire et les démocratiser s’avère crucial. Qu’est-ce que la socialisation des banques et comment y arriver ? En quoi la socialisation diffère de la nationalisation.


Plénière de clôture (dimanche 9 septembre, 14h-16h)


Grève générale féministe !

Le 8 mars dernier a été une vraie démonstration de force des mouvements féministes dans certains pays. Des centaines de milliers de femmes se sont réunies, ont marché, se sont mises en grève pour dénoncer l’exploitation économique des femmes et les violences sexistes qui traversent l’ensemble de nos sociétés. Venez écouter les témoignages de militantes de l’État Espagnol, d’Italie, d’Argentine et de Belgique sur ces luttes qui donnent la pêche !


Présentations de livres


Samedi 8 septembre : De quoi l’effondrement est-il le nom ? de Renaud Duterme
Samedi 8 septembre : Le Système Dette d’Éric Toussaint
Dimanche 9 septembre : Il faut tuer TINA d’Olivier Bonfond

Et le soir on fera la fête
avec un spectacle,
une projection,
un concert : DJ KITOKO et MISS SIROCCO ont déjà confirmé leur présence !

PARTICIPATION AUX FRAIS

Vous pouvez dès à présent vous inscrire en remplissant le formulaire d’inscription disponible ici. Il est possible de loger sur place et de s’y restaurer.

Prix pour les deux journées en pension complète : 45€
Tarif réduit (étudiant-e-s, petits revenus) : 20€
Tarif de soutien : 60 €
Prix pour une journée en pension complète : 25€ (10€ tarif réduit)

Modalités de paiement : virement sur le compte du CADTM n° IBAN BE06 0012 3183 4322 - Code Swift BIC GEBA BE BB, mention « Rencontres d’été 2018 », ou par chèque pour la France.

NB : Les inscriptions ne seront prises en compte qu’une fois le versement effectué.

Contact :
CADTM, 35 rue Fabry, 4000 Liège, Belgique
Email : inscriptions@cadtm.org / Tel : 0032 (0)4 226 62 85
Les détails pratiques seront envoyés aux personnes inscrit.e.s avant les rencontres

Vous trouverez tous les détails pratiques sur le formulaire d’inscription

Comme tous les ans avec le CADTM

...découvrir ou approfondir les enjeux liés à l’endettement en Europe et dans le monde ;

...écouter et débattre avec des militant.e.s de mouvements sociaux venant de Grèce, de France, de Belgique, d’Espagne, mais aussi de pays du Sud (Maroc, Inde, Argentine, Afrique de l’Ouest, etc.)

...rencontrer de nombreuses personnes travaillant sur ces sujets ainsi que des militant.e.s de vos régions ;

...s’inspirer de nombreuses expériences de luttes et discuter des alternatives possibles à la crise et à l’austérité