Sur le Réseau National Dette et Développement (RNDD) - Niger

3 avril 2005 par RNDD


Réseau National Dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
et Développement
(RNDD)
BP. 10766 - Tél. 00227 74 21 29 (Siège) - 00227 96 95 98
Site Web : www.rndd.apinc.org - E-mail : rndd@caramail.com
Reconnaissance : lettre n°2890/MI/D/DGAPJ/DLP du 31 juillet 2002
Niamey (République du Niger)

Membre du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers - Monde (CADTM - International), le Réseau National Dette et Développement (RNDD) est une coalition d’organisations sociales nigériennes constituées autour de l’exigence de l’annulation de la dette extérieures des pays du tiers-monde et de la lutte contre le modèle néolibéral.

Créé en février 2002 et reconnu le 21 juillet 2002, il regroupe au Niger, près de 30 structures sociales, parmi les plus importantes du pays, notamment des syndicats et fédérations syndicales des travailleurs, les étudiants, les paysans, les femmes et des journaux privés alternatifs. Depuis 2002, des adhésions, à titre individuel sont enregistrées au RNDD.

Compte tenu des besoins énormes au niveau économique et social, un drainage substantiel et systématique des ressources à travers les mécanismes de l’endettement est dramatiquement inacceptable pour les pays du tiers-monde.

Le RNDD est convaincu de la nécessité d’apporter des solutions radicales à l’endettement des pays pauvres et très endettés. En effet, le lien est désormais établi que le développement de nos pays est lié au traitement de la question de la dette extérieure.

C’est pourquoi, le RNDD, dès sa création, s’est engagé dans une campagne citoyenne pour l’abolition de la dette extérieure.

Semaine Nigérienne d’Actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
contre la Dette Extérieure du 14 au 20 décembre 2002
Formation des activistes
concerts, conférences, pétitions, ...

L’horizon 2000, fut marqué certes par la question de la dette, mais aussi par d’autres questions considérées par les mouvements citoyens comme défis du développement mondial : le commerce non équitable, la privatisation et marchandage des secteurs sociaux essentiels comme : l’eau, la santé, l’école, l’électricité, l’agriculture, la télécommunication etc.

Les pays agricoles comme le Niger, sont entrain d’assister à la destruction de leur agriculture paysanne par les systèmes de libéralisation intégrale des marchés, de promotion de l’agro-business, des dumpings de produits importés subventionnés du nord etc. La pollution des marchés du Niger par les riz importés moins chers d’Indonésie, de Malaisie, de Thaïlande en sont des exemples.

Les conditions de l’école et de la santé ne sont pas meilleures. Aussi, sujet à la logique de la privatisation, l’école et la santé sont de plus en plus hors de la portée de la majorité de la population appauvrie, c’est-à-dire les 70% incapables d’assumer leurs trois repas par jour ou s’acheter un comprimé de la nivaquine pour se prémunir contre le paludisme etc. A ces épidémies de sécurité sociale et économique, se greffe la pandémie du VIH-SIDA.

Ces problèmes mondiaux deviennent de plus en plus préoccupants.

Des solutions par le passé comme le PROGAMME D’AJUSTEMENT STUCTUREL n’ont pas créé de miracles, mais ont mis à genoux des centaines d’Etats du Sud dont le Niger.

Des initiatives de solutions alternatives à dimensions macro économique ou micro économique sont envisagées par les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux au niveau local, national et international. Parmi les plus récentes solutions et stratégies nous citons : l’Initiative PPTE PPTE
Pays pauvres très endettés
(En anglais : HIPC).
L’initiative PPTE, mise en place en 1996 et renforcée en septembre 1999, est destinée à alléger la dette des pays très pauvres et très endettés, avec le modeste objectif de la rendre juste soutenable.

Elle se déroule en 4 étapes particulièrement exigeantes et complexes.
Tout d’abord, le pays qui sollicite une aide au titre de cette initiative doit mener docilement, en général pendant 3 ans, des politiques économiques approuvées par le FMI et la Banque mondiale, sous forme de programmes d’ajustement. Il continue alors à recevoir l’aide classique de tous les bailleurs de fonds concernés. Pendant ce temps, il doit adopter un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), parfois juste sous une forme intérimaire, et avoir obtenu des résultats dans l’application de cette stratégie pendant au moins un an.

À la fin de ces 3 années, arrive le point de décision : le FMI analyse le caractère soutenable ou non de l’endettement du pays candidat. Si la valeur nette du ratio stock de la dette extérieure / exportations est supérieure à 150 % après application des mécanismes traditionnels d’allègement de la dette, le pays peut être déclaré éligible. Cependant, les pays à niveau d’exportations élevé (ratio exportations/PIB supérieur à 30 %) sont pénalisés par le choix de ce critère, et on privilégie alors leurs recettes budgétaires plutôt que leurs exportations. Donc si leur endettement est manifestement très élevé malgré un bon recouvrement de l’impôt (recettes budgétaires supérieures à 15 % du PIB, afin d’éviter tout laxisme dans ce domaine), l’objectif retenu est un ratio valeur nette du stock de la dette / recettes budgétaires supérieur à 250 %.
Troisième temps, si le pays est déclaré admissible, il bénéficie de premiers allègements de la part des États créanciers et des banques privées, et doit poursuivre avec les politiques agréées par le FMI et la Banque mondiale. La durée de cette période est déterminée par la mise en œuvre satisfaisante des réformes clés convenues au point de décision, dans un souci de maintien de la stabilité macroéconomique.

A l’issue, arrive le point d’achèvement. Le reste de allègement est alors fourni, pour permettre au pays de revenir à des critères de soutenabilité (exposés ci-dessus) jugés satisfaisants.
Le coût de cette initiative est estimé à 54 milliards de dollars, soit environ 2,6% de la dette extérieure du Tiers Monde.
Les PPTE sont au nombre de 42 seulement, dont 34 en Afrique subsaharienne, auxquels il convient d’ajouter le Honduras, le Nicaragua, la Bolivie, la Guyana, le Laos, le Vietnam et Myanmar.
Au 30 septembre 2003, 27 pays ont atteint le point de décision, et seulement 8 sont parvenus au point d’achèvement : l’Ouganda, la Bolivie, le Mozambique, la Tanzanie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Mali et le Bénin.
/DSRP Document de stratégie de réduction de la pauvreté
DSRP
En anglais, Poverty Reduction Strategy Paper(PRSP). Mis en œuvre par la Banque mondiale et le FMI à partir de 1999, le DSRP, officiellement destiné à combattre la pauvreté, est en fait la poursuite et l’approfondissement de la politique d’ajustement structurel en cherchant à obtenir une légitimation de celle-ci par l’assentiment des acteurs sociaux.
Parfois appelés Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP).
, les Accords de Cotonou, le NEPAD, l’Annulation de la dette, les réparations et rapatriements des biens spoliés, la taxe Tobin Taxe Tobin Taxe sur les transactions de change (toutes les conversions de monnaie), proposée à l’origine en 1972 par l’économiste américain James Tobin pour stabiliser le système financier international. L’idée a été reprise par l’association ATTAC et par d’autres mouvements altermondialistes dont le CADTM, dans le but de diminuer la spéculation financière (de l’ordre de 1.200 milliards de dollars par jour en 2002) et de redistribuer le bénéfice de cette taxe aux plus démunis. Les spéculateurs internationaux qui passent leur temps à changer des dollars en yens, puis en euros, puis en dollars, etc., parce qu’ils estiment que telle monnaie va s’apprécier et telle autre se déprécier, devront payer une taxe minime, entre 0,1 % et 1 %, sur chaque transaction. Selon ATTAC, elle pourrait rapporter au moins 100 milliards de dollars à l’échelle mondiale. Qualifiée d’irréaliste par les classes dirigeantes pour justifier leur refus de la mettre en place, l’analyse méticuleuse de la finance mondialisée menée par ATTAC et d’autres a au contraire prouvé la simplicité et la pertinence de cette taxe. . Il appartient à toute la société civile de poursuivre les débats dans tous les pays et à l’échelle continentale, d’organiser des sessions de formation et d’information et de se mobiliser pour empêcher que l’Afrique ne soit plongée dans une misère encore plus grande.

C’est ainsi que dans le cadre de sa lutte pour la promotion de la justice économique et sociale et la sensibilisation de la masse populaire au Niger, le RNDD a mis en œuvre un programme intitulé : LA CARAVANE DES ALTERNATIVES SOCIALES.



RNDD

Le réseau national dette et developpement RNDD est l’organisation membre du réseau CADTM au Niger.

Réseau National Dette & Développement Niger Rue N° CI-50, Villa N°100 quartier Poudrière Niamey BP : 10766 – Tel : 00227 96 29 22 38/ 94 67 78 78 Email : rnddniger2000@gmail.com Site web : http://www.rndd.free.fr