20 novembre

À la « Maison de la Paix », Rue van Elewyck 35, 1050 Bruxelles, Belgique

Tout savoir sur les banques

Cette journée vise à éclaircir ensemble la compréhension du fonctionnement des grandes banques et des mécanismes auxquelles elles ont recours.

Vous avez aimé l’animation « Comment fonctionnent les banques ? » Alors vous allez adorer cette autoformation pour aller un peu plus loin et pouvoir poser toutes les questions qui vous taraudent encore...

Et si vous ne connaissez pas l’animation susnommée, vous êtes le bienvenue quand même !

Avec Aline Fares (CADTM / ex-Dexia) et Patrick Saurin (CADTM France / Sud BPCE - Banque Populaire Caisse d’Épargne)

Le dimanche 20 novembre 2016 de 12h à 17h
(on cassera la croute ensemble - n’hésitez pas à ramener quelque chose à partager)
À la « Maison de la Paix », Rue van Elewyck 35, 1050 Bruxelles
Entrée libre - ouvert à tou.te.s


Programme (ambitieux !)

Introduction
De la banque à papa à la banque Too Big To Fail : une évolution rapide


Les mécanismes intrinsèques des banques universelles

- effet de levier Effet de levier L’effet de levier désigne l’effet sur la rentabilité des capitaux propres d’une entité (entreprise, banque, etc.) qu’aura son recours à l’endettement (elle augmentera lorsque le coût de l’endettement sera inférieur à l’augmentation des bénéfices obtenus grâce à lui, et inversement). Le ratio de levier calcule le rapport entre les fonds propres d’une telle entité et le volume de ses dettes. Les banques ont progressivement augmenté cet effet de levier avec la libéralisation financière, c’est-à-dire que pour 1000 euros de capital le nombre d’euros qu’elles ont pu emprunter a considérablement augmenté.
- titrisation Titrisation Technique financière qui permet à une banque de transformer en titres négociables des actifs illiquides, c’est-à-dire qui ne sont pas (ou pas facilement) vendables. Initialement, cette technique a été utilisée par les établissements de crédit dans le but de refinancer une partie de leurs prêts à la clientèle. Les prêts sont cédés à un véhicule juridique qui émet en contrepartie des titres (généralement des obligations) placés sur les marchés financiers. Avec la titrisation, les risques afférents à ces crédits sont transférés des banques aux acheteurs. Cette pratique s’étend aujourd’hui à d’autres types d’actifs et d’acteurs (portefeuilles d’assurances, immobilier, créances commerciales).

(extrait de Adda, p. 101, t. 1, 1996, p. 101-102)
Cette notion décrit la prépondérance nouvelle des émissions de titres (obligations internationales classiques émises pour le compte d’un emprunteur étranger sur la place financière et dans la monnaie du pays prêteur, euro-obligations libellées dans une monnaie différente de celle de la place où elles sont émises, actions internationales) dans l’activité des marchés. A quoi s’ajoute la transformation d’anciennes créances bancaires en titres négociables, technique qui a permis aux banques d’accélérer leur désengagement à l’égard des pays en voie de développement après l’irruption de la crise de la dette.
La caractéristique principale de cette logique de titrisation est la diffusion du risque qu’elle permet. Diffusion numérique tout d’abord, puisque le risque de défaut des emprunteurs cesse d’être concentré sur un petit nombre de banques transnationales en relation étroites les unes avec les autres. Diffusion qualitative ensuite, puisque chacune des composantes du risque afférent à un titre particulier peut donner lieu à la création d’instruments spécifiques de protection négociables sur un marché : contrats à terme pour se prémunir du risque de change, contrats de taux d’intérêt pour faire face au risque de variation des taux, marchés d’option négociables, etc. Cette prolifération des instruments financiers et des marchés dérivés donne aux marchés internationaux l’allure d’une foire aux risques, selon l’expression de Charles Goldfinger.
et dérivés Dérivés
Dérivé
Dérivé de crédit : Produit financier dont le sous-jacent est une créance* ou un titre représentatif d’une créance (obligation). Le but du dérivé de crédit est de transférer les risques relatifs au crédit, sans transférer l’actif lui-même, dans un but de couverture. Une des formes les plus courantes de dérivé de crédit est le Credit Default Swap.

- bilan / hors-bilan
- bail-in / bail-out


L’actualité des mastodontes bancaires

- la BCE BCE
Banque centrale européenne
La Banque centrale européenne est une institution européenne basée à Francfort, créée en 1998. Les pays de la zone euro lui ont transféré leurs compétences en matières monétaires et son rôle officiel est d’assurer la stabilité des prix (lutter contre l’inflation) dans la dite zone.
Ses trois organes de décision (le conseil des gouverneurs, le directoire et le conseil général) sont tous composés de gouverneurs de banques centrales des pays membres et/ou de spécialistes « reconnus ». Ses statuts la veulent « indépendante » politiquement mais elle est directement influencée par le monde financier.
, le QE et les taux négatifs
- les « tentatives » de régulation
- l’implication des grandes banques dans les délocalisations et les licenciements massifs (CAT, ING…)
- SwissLeaks, LuxLeaks, Panama Papers… De quoi réellement inquiéter les banques ?


Des alternatives sont-elles réellement envisageables ?

- banques coopératives, réseaux de petites banques à l’allemande…
- la socialisation du système bancaire
- la campagne « Belfius est à nous »


À venir