14 mars 2016

Liège, Belgique

Tunisie : La dette odieuse ne doit plus être payée

Le 14 janvier 2011, les mobilisations du peuple tunisien ont abouti à la chute du dictateur Ben Ali. Le soulèvement visait à en finir avec un régime responsable d’un fort taux de chômage, d’une pauvreté extrême et de l’augmentation des inégalités, et dans lequel la population n’avait pas son mot à dire.

Cinq ans plus tard, rien n’a changé sur les plans économique et social. Le FMI, présent dans le pays depuis 1986, continue à imposer ses plans d’ajustement structurel, en coopération avec les autres institutions financières internationales et la bourgeoisie tunisienne. Depuis la révolution, différents prêts de la Banque mondiale, du FMI et de l’Union européenne sont venus aggraver encore un peu plus un niveau d’endettement insoutenable. Ni les créanciers, ni les autorités tunisiennes n’ont pris de décision significative quant à l’annulation de la dette, pourtant largement odieuse puisqu’elle a été amassée par le clan Ben Ali à ses fins propres d’enrichissement et de maintien d’un ordre autoritaire.

Fin 2015, l’association RAID, membre du réseau CADTM, et le Front populaire, coalition tunisienne d’organisations politiques progressistes, sont passés à l’offensive à travers une campagne ambitieuse pour un audit de la dette tunisienne. Le Front populaire élabore une proposition de loi pour un audit de la dette amassée depuis 1986. Cet audit, s’il aboutissait à une annulation de la dette odieuse et illégitime, pourrait permettre à la Tunisie de se débarrasser d’une véritable corde autour du cou afin de satisfaire les besoins sociaux de sa population.

À l’Aquilone le 14 Mars 2016, 20h
25 boulebard Saucy, 4000 Liège - BE


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