Une pétition contre la privatisation de la banque Belfius et pour le lancement d’un débat public sur son avenir

19 octobre par Belfius est à nous

On apprend aujourd’hui que le gouvernement fédéral a désigné quatre des plus grosses banques d’affaires du monde pour procéder à la vente d’une première tranche d’environ 30% de la banque Belfius. Ces banques d’affaires sont là pour leur capacité à vendre « l’opportunité Belfius » à des acheteurs potentiels : sociétés d’investissements, hedge funds Hedge funds Les hedge funds, contrairement à leur nom qui signifie couverture, sont des fonds d’investissement non cotés à vocation spéculative, qui recherchent des rentabilités élevées et utilisent abondamment les produits dérivés, en particulier les options, et recourent fréquemment à l’effet de levier (voir supra). Les principaux hedge funds sont indépendants des banques, quoique fréquemment les banques se dotent elles-mêmes de hedge funds. Ceux-ci font partie du shadow banking à côté des SPV et des Money market funds.

Un Hedge funds (ou fonds spéculatif) est une institution d’investissement empruntant afin de spéculer sur les marchés financiers mondiaux. Plus un fonds aura la confiance du monde financier, plus il sera capable de prendre provisoirement le contrôle d’actifs dépassant de beaucoup la richesse de ses propriétaires. Les revenus d’un investisseur d’un Hedge funds dépendent de ses résultats, ce qui l’incite à prendre davantage de risques. Les Hedge funds ont joué un rôle d’éclaireur dans les dernières crises financières : spéculant à la baisse, ils persuadent le gros du bataillon (les zinzins des fonds de pension et autres compagnies d’assurance) de leur clairvoyance et crée ainsi une prophétie spéculative auto-réalisatrice.
, et autres investisseurs internationaux à la recherche de rentabilité, là où elle se trouve.

On est loin de l’ancrage local appuyé par le gouvernement il y a encore quelques mois. C’est que son intention est, depuis le début, restée la même : faire du rachat puis de la revente une simple opération financière – et c’est en ces termes qu’on essaie de nous imposer cette opération, et surtout sans que l’avis de la population, voire de ses représentant.e.s, ne soit jamais demandé. La privatisation de la banque n’a en effet fait l’objet d’aucun débat alors même que celle-ci aurait un impact énorme sur l’économie et la société belge.

La plateforme « Belfius est à nous » lance une pétition et appelle les personnes établies en Belgique, client.e.s ou non de Belfius, à la signer et la diffuser afin que Belfius soit maintenue dans le giron public et qu’elle devienne une véritable alternative aux banques dominantes. Cette pétition sera ensuite adressée aux parlementaires à qui il est demandé d’agir d’urgence.

Différents secteurs étaient en grève, il y a une semaine encore, pour dénoncer les politiques du gouvernement fédéral, notamment dans les services publics. Le 10 octobre était aussi le jour anniversaire des 6 ans du rachat de Dexia Banque Belgique (ancien Crédit Communal) par l’État belge.

Contact :

http://www.belfiusestanous.be

Facebook : Belfius est à nous – Belfius is van ons