30 juin > 2 juillet

La Marlagne, Namur (Belgique)

Université d’été du CADTM Europe

Du 30 juin au 2 juillet 2017 se tiendra la cinquième université d’été du CADTM Europe près de Namur, en Belgique. Puisque le système ne tombera pas tout seul, ce sera l’occasion pour des militant-e-s de toute l’Europe de se retrouver, d’échanger et de débattre autour des luttes en cours et des stratégies à mettre en œuvre afin de porter un coup d’arrêt aux cycles d’endettement, au capitalisme et à ses mécanismes destructeurs. Ces discussions ne nous empêcheront pas de vous proposer également des spectacles et soirées musicales.

La 5e université d’été du CADTM, c’est quoi ?

Du vendredi 30 juin au dimanche 2 juillet 2017 se tiendra la cinquième université d’été du CADTM Europe. La rencontre se déroulera au centre culturel La Marlagne de Wépion, à côté de Namur, en Belgique.

Le système ne tombera pas tout seul, il s’agira de le faire choir ! Notre université d’été sera l’occasion pour celles et ceux qui partagent cet objectif à travers l’Europe de se retrouver, d’échanger et de débattre autour des luttes en cours et des stratégies à mettre en œuvre afin de porter un coup d’arrêt aux cycles d’endettement, au capitalisme et à ses mécanismes destructeurs. Diktats des créanciers dans l’Union européenne, domination par la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
au Sud de la planète, comportements rapaces des « fonds vautours Fonds vautour
Fonds vautours
Fonds d’investissement qui achètent sur le marché secondaire (la brocante de la dette) des titres de dette de pays qui connaissent des difficultés financières. Ils les obtiennent à un montant très inférieur à leur valeur nominale, en les achetant à d’autres investisseurs qui préfèrent s’en débarrasser à moindre coût, quitte à essuyer une perte, de peur que le pays en question se place en défaut de paiement. Les fonds vautours réclament ensuite le paiement intégral de la dette qu’ils viennent d’acquérir, allant jusqu’à attaquer le pays débiteur devant des tribunaux qui privilégient les intérêts des investisseurs, typiquement les tribunaux américains et britanniques.
 », dettes privées illégitimes, oppression des femmes, destruction de l’environnement… Les terrains de lutte ne manquent pas !

Quel meilleur endroit pour discuter de cela que la Belgique, au cœur de l’Europe forteresse et des lieux de décision des politiques d’austérité ? Et tant pis si le ciel n’est pas d’un bleu azur, ce ne sera qu’une raison supplémentaire pour le prendre d’assaut !

Ces échanges ne sauraient nous faire oublier que c’est l’été et qu’il faut en profiter : nous vous préparons des soirées militantes et festives autour de représentations théâtrales, de performances de Slam, de DJ’s endiablé-e-s !

À moins de deux mois de l’événement, le programme est en cours de finalisation et les inscriptions sont désormais ouvertes. Les habitué-e-s le savent : le nombre de places est malheureusement limité et nous affichons complet lors de chaque édition. Ne tardez donc pas à vous inscrire et à faire passer le mot autour de vous ! Et si vous souhaitez vous impliquer au-delà du bouche à oreille et nous aider à communiquer autour de l’événement, n’hésitez pas à nous contacter à inscriptions@cadtm.org et à partager l’événement facebook.

--- PROGRAMME DÉTAILLÉ ---

Voir le programme détaillé, atelier par atelier

JEUDI 29 JUIN

À partir de 17h30 : Ouverture
De 20h à 22h : Projection du film « Capitaine Thomas Sankara »

Attention : aucun repas n’est prévu le jeudi soir, pensez à emmener votre pique nique !

VENDREDI 30 JUIN

À partir de 8h : Ouverture de l’accueil

PLÉNIÈRE D’OUVERTURE DE 10H À 12H30
« À bas les dettes illégitimes : ici et maintenant ! »
avec Éric Toussaint (CADTM International), Zoé Konstantopoulou (Grèce), Lucile Daumas (Attac Cadtm Maroc), Antoine Deltour (Luxleaks).
Modération : Christine Vanden Daelen (CADTM Belgique).
Interprétariat EN<->FR

La dette illégitime Dette illégitime Comment on détermine une dette illégitime ?

4 moyens d’analyse

* La destination des fonds :
l’utilisation ne profite pas à la population, bénéficie à une personne ou un groupe.
* Les circonstances du contrat :
rapport de force en faveur du créditeur, débiteur mal ou pas informé, peuple pas d’accord.
* Les termes du contrat :
termes abusifs, taux usuraires...
* La conduite des créanciers :
connaissance des créanciers de l’illégitimité du prêt.
est un système qui se nourrit de multiples oppressions et auquel il est indispensable de désobéir. Quelles ruptures se développent, comment les soutenir et contribuer à en promouvoir de nouvelles ? D’analyses en témoignages, parcourons les multiples raisons de mettre fin à ce système socialement mortifère et destructeur de la nature.

De 12h30 à 14h : Repas et projection du film « L’Audit - Enquête sur la dette grecque » de Maxime Kouvaras (ZinTV, 26 mn)
DE 14H À 16H : ATELIERS
« Dette au Sud, la ligne du temps » - ANIMATION
avec César Chantraine et Rémi Vilain (CADTM Belgique)

FMI FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

Cliquez pour plus.
, Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 184 membres en 2003) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRETS ACCORDES PAR LA BM :
1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site : http://www.banquemondiale.org
, plans d’ajustement structurel Ajustement structurel Politique économique imposée par le FMI en contrepartie de l’octroi de nouveaux prêts ou de l’échelonnement d’anciens prêts. , crise de la dette de 1980, initiative PPTE PPTE
Pays pauvres très endettés
(En anglais : HIPC).
L’initiative PPTE, mise en place en 1996 et renforcée en septembre 1999, est destinée à alléger la dette des pays très pauvres et très endettés, avec le modeste objectif de la rendre juste soutenable.

Elle se déroule en 4 étapes particulièrement exigeantes et complexes.
Tout d’abord, le pays qui sollicite une aide au titre de cette initiative doit mener docilement, en général pendant 3 ans, des politiques économiques approuvées par le FMI et la Banque mondiale, sous forme de programmes d’ajustement. Il continue alors à recevoir l’aide classique de tous les bailleurs de fonds concernés. Pendant ce temps, il doit adopter un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), parfois juste sous une forme intérimaire, et avoir obtenu des résultats dans l’application de cette stratégie pendant au moins un an.

À la fin de ces 3 années, arrive le point de décision : le FMI analyse le caractère soutenable ou non de l’endettement du pays candidat. Si la valeur nette du ratio stock de la dette extérieure / exportations est supérieure à 150 % après application des mécanismes traditionnels d’allègement de la dette, le pays peut être déclaré éligible. Cependant, les pays à niveau d’exportations élevé (ratio exportations/PIB supérieur à 30 %) sont pénalisés par le choix de ce critère, et on privilégie alors leurs recettes budgétaires plutôt que leurs exportations. Donc si leur endettement est manifestement très élevé malgré un bon recouvrement de l’impôt (recettes budgétaires supérieures à 15 % du PIB, afin d’éviter tout laxisme dans ce domaine), l’objectif retenu est un ratio valeur nette du stock de la dette / recettes budgétaires supérieur à 250 %.
Troisième temps, si le pays est déclaré admissible, il bénéficie de premiers allègements de la part des États créanciers et des banques privées, et doit poursuivre avec les politiques agréées par le FMI et la Banque mondiale. La durée de cette période est déterminée par la mise en œuvre satisfaisante des réformes clés convenues au point de décision, dans un souci de maintien de la stabilité macroéconomique.

A l’issue, arrive le point d’achèvement. Le reste de allègement est alors fourni, pour permettre au pays de revenir à des critères de soutenabilité (exposés ci-dessus) jugés satisfaisants.
Le coût de cette initiative est estimé à 54 milliards de dollars, soit environ 2,6% de la dette extérieure du Tiers Monde.
Les PPTE sont au nombre de 42 seulement, dont 34 en Afrique subsaharienne, auxquels il convient d’ajouter le Honduras, le Nicaragua, la Bolivie, la Guyana, le Laos, le Vietnam et Myanmar.
Au 30 septembre 2003, 27 pays ont atteint le point de décision, et seulement 8 sont parvenus au point d’achèvement : l’Ouganda, la Bolivie, le Mozambique, la Tanzanie, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Mali et le Bénin.
, front uni contre la dette, mais au fait c’est quoi tout ça ? D’où qu’elle vient la dette du tiers-monde ? Tu aimerais bien comprendre pourquoi on parle de « système-dette » ? Cet atelier est fait pour toi !

« Les États donnés en festin aux fonds vautours »
avec Renaud Vivien (CADTM Belgique), Olivier Stein (Progress Lawyers Network).
Modération : Jehosheba Bennett (CADTM Belgique).

Racheter la dette d’un État en crise à 10% de sa valeur pour ensuite se la faire rembourser à 100%, c’est la spécialité des fonds vautours. L’Argentine en a récemment fait les frais. Comment est-ce possible ? Comment lutter contre eux ? Pourquoi la loi belge adoptée en 2015 est aujourd’hui attaquée par l’un des plus puissants fonds vautours de la planète ? La réponse se trouve dans cet atelier avec l’avocat du CADTM engagé dans une bataille judiciaire et politique contre ces prédateurs financiers.

« Les microcrédits toxiques : à bas ! »
avec Samia Lakraker (ATTAC CADTM Maroc). Modération : Christine Vanden Daelen.

Les institutions de microcrédit, basées sur le profit, continuent d’exploiter la pauvreté faisant de terribles dégâts et enfonçant les victimes dans la misère et le désespoir. Mais des femmes se lèvent, résistent et remportent des victoires. De nouvelles alternatives se mettent en place.

« Éco-féminisme, quels apports faces aux multiples crises »
avec Marijke Colle (Climat Justice Sociale, Belgique), Marta Pascual (Acción Ecologista, Espagne). Modération : Noémie Cravatte (CADTM Belgique).
Interprétariat ES<->FR
De 16h à 16h30 : Pause café
DE 16H30 À 18H30 : ATELIERS
« Kikafékoi de la dette au Nord » - ANIMATION
avec Anouk Renaud et Najla Mulhondi

Grèce, Irlande, Portugal, Chypre, etc. Cela ne vous a pas échappé, la crise de la dette au Nord s’est installée depuis quelques années. Le Kikafékoi de la dette au Nord propose d’apporter un éclairage pédagogique et animé sur les acteurs responsables de cette augmentation des dettes souveraines.

« Pourquoi la doctrine de la dette odieuse Dette odieuse Selon la doctrine juridique de la dette odieuse théorisée par Alexander Sack en 1927, une dette est « odieuse » lorsque deux conditions essentielles sont réunies :

1) l’absence de bénéfice pour la population : la dette a été contractée non dans l’intérêt du peuple et de l’État mais contre son intérêt et/ou dans l’intérêt personnel des dirigeants et des personnes proches du pouvoir

2) la complicité des prêteurs : les créanciers savaient (ou étaient en mesure de savoir) que les fonds prêtés ne profiteraient pas à la population.

Pour Sack, la nature despotique ou démocratique d’un régime n’entre pas en ligne de compte. Une dette contractée par un régime autoritaire doit, selon Sack, être remboursée si elle sert les intérêts de la population. Un changement de régime n’est pas de nature à remettre en cause l’obligation pour le nouveau régime de payer les dettes du gouvernement précédent sauf s’il s’agit de dettes odieuses.

Traité juridique et financier par A.-N. SACK, ancien professeur agrégé à la Faculté de droit de l’Université de Petrograd.

Depuis cette définition « conservatrice », d’autres juristes et mouvement sociaux comme le CADTM ont élargi la définition de la dette odieuse en prenant notamment en compte la nature du régime emprunteur et la consultation ou nom des parlements nationaux dans l’approbation ou l’octroi du prêt.

Citons notamment la définition de la dette odieuse utilisée par la Commission pour la Vérité sur la dette grecque, qui s’appuie à la fois sur la doctrine de Sack mais aussi sur les Traités internationaux et les principes généraux du droit international :

Une dette odieuse est soit
1) une dette qui a été contractée en violation des principes démocratiques (ce qui comprend l’assentiment, la participation, la transparence et la responsabilité) et a été employée contre les plus hauts intérêts de la population de l’État débiteur alors que le créancier savait ou était en mesure de savoir ce qui précède." soit
2) une dette qui a pour conséquence de dénier les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels de la population alors que le créancier savait ou était en mesure de savoir ce qui précède"
.
est-elle toujours d’actualité ? »

avec Éric Toussaint et Zoé Konstantopoulou.
Interprétariat EN<->FR

La doctrine de la dette odieuse, théorisée par le juriste russe Alexandre Sack en 1927, a été reprise par plusieurs décideurs politiques. La Commission pour la vérité sur la dette grecque l’a aussi récemment utilisée. Quelle est la bonne interprétation de cette doctrine ? Comment pouvons-nous aujourd’hui nous en servir pour abolir les dettes au Sud comme au Nord ?

« Dette et criminalité financière : lançons l’alerte ! »
avec Antoine Deltour, lanceur d’alerte de l’affaire LuxLeaks
« Dette et libre-commerce, enjeux et mobilisations »
avec Virginie de Romanet (CADTM Belgique), Monica Vargas (TNI), Bettina Müller (ATTAC/CADTM Argentine)
De 18h30 à 20h : Repas & Annonces
De 20h à 21h15 : Conférence Gesticulée : Chroniques d’une ex-banquière en colère

« La finance et les banques, c’est complexe, très complexe - une affaire d’experts. Alors circulez, et laissez ces messieurs faire leur travail. »
Nous n’aurions donc rien à dire sur ces banques, qui nous explosent à la figure, nous méprisent, mettent les gouvernements au pas - et qu’on ne parvient pourtant pas à contourner tant leurs services nous sont essentiels ? Les banques, la finance, nécessitent une pensée qui va bien au-delà du discours de l’expertise. Et c’est peut-être même par là qu’il faudrait commencer : se poser la question de la place que nous voulons bien leur laisser ; la question de qui peut légitimement maîtriser ces super-pouvoirs qui permettent aux banques de décider, par le crédit, quelles idées verront le jour ou pas. N’est-ce pas un enjeu majeur dans un monde où tout ou presque est passé à la moulinette financière, et où les catastrophes politiques, sociales et environnementales s’accumulent ?

Un parcours en VO par une ancienne de Dexia et de l’ASBL Finance Watch, militante sur les sujets financiers (entre autres).

De 21h30 à 22h30 : Slams !
À partir de 22h30 : Dj Kitoko

SAMEDI 1er JUILLET

À partir de 8h : Ouverture de l’accueil

DE 9H30 À 12H30 : ATELIERS
« Comment fonctionnent les banques » - ANIMATION
avec Aline Fares (CADTM Belgique)

Les banques, souvent à l’origine des crises financières, sont quasi incontournables dans notre quotidien. Cela vaut bien un éclairage illustré, dynamique et animé par une ancienne employée de… Dexia !

« Amérique latine : la fin d’un cycle ? »
avec Bettina Müller (ATTAC/CADTM Argentine), José Ignacio Acuña H. (CADTM Venezuela - à confirmer). Modération : Maud Bailly.
Interprétariat ES<->FR
« Grands projets inutiles et imposés et dette écologique Dette écologique La dette écologique est la dette contractée par les pays industrialisés envers les autres pays à cause des spoliations passées et présentes de leurs ressources naturelles, auxquelles s’ajoutent la délocalisation des dégradations et la libre disposition de la planète afin d’y déposer les déchets de l’industrialisation.

La dette écologique trouve son origine à l’époque coloniale et n’a cessé d’augmenter à travers diverses activités :


- La « dette du carbone ». C’est la dette accumulée en raison de la pollution atmosphérique disproportionnée due aux grandes émissions de gaz de certains pays industriels, avec, à la clé, la détérioration de la couche d’ozone et l’augmentation de l’effet de serre.

- La « biopiraterie ». C’est l’appropriation intellectuelle des connaissances ancestrales sur les semences et sur l’utilisation des plantes médicinales et d’autres végétaux par l’agro-industrie moderne et les laboratoires des pays industrialisés qui, comble de l’usurpation, perçoivent des royalties sur ces connaissances.

- Les « passifs environnementaux ». C’est la dette due au titre de l’exploitation sous-rémunérée des ressources naturelles, grevant de surcroît les possibilités de développement des peuples lésés : pétrole, minéraux, ressources forestières, marines et génétiques.

- L’exportation vers les pays les plus pauvres de produits dangereux fabriqués dans les pays industriels.

Dette écologique et dette extérieure sont indissociables. L’obligation de payer la dette extérieure et ses intérêts impose aux pays débiteurs de réaliser un excédent monétaire. Cet excédent provient pour une part d’une amélioration effective de la productivité et, pour une autre part, de l’appauvrissement des populations de ces pays et de l’abus de la nature. La détérioration des termes de l’échange accentue le processus : les pays les plus endettés exportent de plus en plus pour obtenir les mêmes maigres recettes tout en aggravant mécaniquement la pression sur les ressources naturelles.
 »

avec Lucile Daumas (Attac Cadtm Maroc). Modération : Sébastien Kennes.
« Échanges de pratiques sur l’audit citoyen de la dette » - ATELIER PARTICIPATIF
avec Vicente Losada (PACD Madrid/Audit santé Madrid), Modération : Jérémie Cravate (ACiDe) & Chiara Filoni (CADTM Belgique/ICAN).
Interprétariat ES<->FR

Depuis 2011 des audits citoyens de la dette, inspirés par les luttes menées au Sud, ont commencé à apparaître en Europe. Souvent, ils s’attaquent à la dette nationale mais, encore plus souvent, à la dette locale ou aux dettes illégitimes de certains secteurs (comme celui de la santé). Venez partagez vos expériences, ou tout simplement posez vos questions, avec des auditeurs et auditrices citoyenNEs de Belgique, Espagne, France et Italie.

De 12h30 à 14h : Repas et projection du film « L’Audit - Enquête sur la dette grecque » de Maxime Kouvaras (ZinTV, 26 mn)
DE 14H30 À 17H30 : ATELIERS
« Femmes VS Austérité, la dette au tapis » - ANIMATION
avec Magali Verdier (Vie Féminine)

La dette, cheval de Troie d’une guerre sociale sans précédent contre les peuples d’Europe, n’est nullement neutre du point de vue du genre. Alors qu’elles subissent les pires régressions sociales imposées par l’austérité, les femmes sont les véritables créancières de la dette.

« Belfius est et restera publique ! »
avec Michael Verbauwede (PTB), Georges Gilkinet (Ecolo). Modération : Aline Fares

Belfius a été acquise par l’État belge en 2011 suite à la deuxième faillite de Dexia. Entièrement détenue par l’État, elle est aujourd’hui la première banque du secteur public dans le pays. La campagne « Belfius est à nous » se bat contre la privatisation de la banque voulue par le gouvernement actuel et pour ouvrir un débat sur son contrôle citoyen afin qu’elle puisse véritablement remplir des missions d’intérêt général. Nous proposons lors de cet atelier d’en discuter avec des représentants d’Ecolo et du PTB.

« Les dettes paysannes oppressantes : à bas ! »
avec Vanessa Martin (FUGEA), Olivier Chantry (CADTM Espagne). Modération : Simon Perrin.

Au nord comme au Sud, la dette et les politiques publiques sont été utilisées comme des armes politiques pour orienter tout le système agricole vers l’extractivisme Extractivisme Modèle de développement basé sur l’exploitation des ressources naturelles, humaines et financières, guidé par la croyance en une nécessaire croissance économique. et l’agro-industrie. Au détriment des paysan-ne-s pris dans l’étau.

« Quels défis pour la gauche dans la zone euro ? »
avec Eric Toussaint (CADTM International), Angela Klein (SOZ/Marches européennes contre le chômage), Zoé Konstantopoulou (ex-présidente du Parlement grec), Miguel Urban (eurodéputé GUE/Anticapitalistas).
Interprétariat FR<->ES ; FR<->ENG ; ES<->ENG
De 17h30 à 18h30 : Rencontre des groupes locaux et nationaux du CADTM
De 18h30 à 20h : Repas & Annonces
De 20h à 21h15 : Thêatre : « Sans », par la Voix des Sans Papiers
À partir de 22h30 : Dj Miss Sirocco

DIMANCHE 2 JUILLET

À partir de 8h : Ouverture de l’accueil

DE 9H30 À 12H30 : ATELIERS
« Néocolonialisme à bas ! »
avec Aissata Badiallo, Thomas (Survie). Modération : Claude Quémar

La domination des puissances du Nord sur l’Afrique ne s’est pas arrêtée avec la fin du colonialisme. De nouveaux outils, surtout dans le domaine de l’économie, sont en place et empêchent l’émancipation des peuples. C’est le cas du Franc CFA et des conversions de dettes en investissements, dont nous exposerons les mécanismes.

« Construis une action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
directe contre les Fonds vautours »
- ATELIER PARTICIPATIF
avec Alexandre Liesenborghs (Barricade), Camille Fleury ; personnes-ressources : Renaud Vivien (CADTM Belgique), Olivier Stein (Progress Lawyers Network).
« Les banques qui nous expulsent de nos maisons : à bas ! »
avec Eva Betavatzi, Fátima Martín. Modération : Pierre Gottiniaux.
Interprétation FR<->ES

Aux États-Unis, 14 millions de familles ont été dépossédées de leurs logements par les banques. En Espagne, il s’agit de plus de 300 000 familles, abusées par une législation qui date de l’époque de Franco. En Grèce, les banques commencent à avoir les mains libres pour expulser les familles incapables de payer leurs dettes hypothécaires. Mais un nouveau type de mouvement et de mobilisations est né afin de résister à cette politique d’expulsion.

« Dette sociale : à bas ! »
avec Hélène Crouzillat (Matermittentes), Bernadette Schaeck (ADAS – Défense des allocataires sociaux), Vicente Losada (Audit Santé Madrid, PACD). Interprétariat ES<->FR
De 12h30 à 14h : Repas et projection du film « L’Audit - Enquête sur la dette grecque » de Maxime Kouvaras (ZinTV, 26 mn)
PLÉNIÈRE DE CLÔTURE DE 14H À 16H
« Nous n’avons plus le luxe d’obéir… Témoignages et expériences de résistances »
avec Bettina Müller (ATTAC/CADTM Argentine), Renaud Vivien (CADTM Belgique). Modération : Christine Vanden Daelen.
Interprétariat FR<->ES ; FR<->ENG ; ES<->ENG

De nouvelles crises de la dette sont en perspective, conduisant à des nécessités de ruptures (désobéissance et actes unilatéraux). Des mobilisations se développent, des dynamiques de luttes se structurent. Venez les découvrir et partager avec nous vos actions !

--- TARIFS ---

Prix pour les 3 jours en pension complète : 75€ / étudiant.e.s et petits revenus : 40€

Prix pour les 3 jours en pension complète en camping : 60 € / petits revenus : 30 €

Prix pour les 3 jours avec repas sans hébergement ni petit-déj’ : 55 € / petits revenus : 25 €

Tarif de soutien à 90 euros - ce tarif nous permet de proposer des prix réduits aux personnes qui ont moins de moyens.

Paiement : effectuez un virement avec la mention « Université d’été » sur le compte bancaire du CADTM (IBAN) : BE06 0012 3183 4322 / Code Swift BIC : GEBA BE BB.

Si vous n’avez pas les moyens de payer l’inscription, n’hésitez pas à nous contacter, nous trouverons une solution !

--- INSCRIVEZ-VOUS CI-DESSOUS ---

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HÉBERGEMENT-REPAS

L'hébergement se fait en chambres doubles ou triples ou en camping. Si vous disposez d'une tente et si dormir en camping n'est pas une épreuve physique et psychologique pour vous, merci de choisir l'hébergement en camping. Cela permettra à celles et ceux pour qui ce n'est pas le cas de profiter des hébergements en dur. Le camping est situé à 5 km de la Marlagne et des navettes seront organisées afin de faciliter les déplacements.

*Hébergement :

Accueil dès le jeudi 29 juin au soir
(aucun repas n'est prévu le jeudi soir, merci de prendre vos emplettes !).

29 juin 2017


30 juin 2017




1er juillet 2017




02 juillet 2017



Régime alimentaire (allergies, sans gluten...) :


Autres indications (merci de préciser toute information nécessaire pour un bon séjour) :

Des draps et couvertures seront mis à votre disposition. Par contre, n'oubliez pas vos affaires de toilette !
ENFANTS
Souhaitez-vous que vos enfants soient gardés en journée? (merci de préciser le nombre d'enfants ainsi que leur âge - à partir de 2 ans)


CO-VOITURAGE

Pensez au co-voiturage pour venir aux rencontres d’été !

Avec votre nom, précisez la ville et l’heure de départ, le nombre de places disponibles et votre contact. Il vous suffit de suivre ce lien, d’écrire, et cela s’enregistre tout seul.

NE REMPLISSEZ LE LIEN QUE SI VOUS PROPOSEZ UNE VOITURE
si vous cherchez une voiture, consultez et contactez les personnes qui ont rempli le lien

Les détails pratiques seront envoyés aux personnes inscrit.e.s avant les rencontres


À venir