Vague d’expulsion des ZADs et mort d’un militant à Hambach : symptomatique d’un capitalisme extractiviste qui ne peut tolérer les alternatives et les rêves

20 septembre par Camille Bruneau


Après deux vagues d’expulsion à la ZAD de Notre Dame des Landes, qui n’ont pas réussi à faire rentrer tou.te.s les militant.e.s dans les normes, la Macronie continue dans sa lancée en réprimant des opposant.e.s au projet CIGEO (Centre Industriel de stockage Géologique) à Bure et en expulsant les occupant.e.s de la ZAD contre le GCO (Grand Contournement Ouest). La France, exemplaire en termes de violence policière, du néolibéralisme au service des actionnaires des plus grosses entreprises et de l’incapacité d’entamer une transition énergétique pourtant plus que nécessaire, est copiée de près par ses voisines, la Belgique et l’Allemagne. A l’heure où tous ces exemples témoignent d’une détermination à faire taire les oppositions et d’une incapacité de remise en question du modèle économique et énergétique suicidaire de la part des grandes puissances industrielles, différentes luttes appellent à les rejoindre.

Moulin (France)

Mercredi 12 septembre, le maire de la ville de Kolbsheim fait parler de lui en brûlant son écharpe bleu-blanc-rouge devant les caméras : « J’ai honte de ma France » [1], déclare-t-il après s’être fait gazer par les forces de l’ordre avec de nombreux/ses eurodéputé.e.s et militant.e.s. Ils et elles s’opposent depuis plusieurs années à la construction du GCO qui détruirait, entre autres, une importante zone humide d’Alsace. Comme la démission de Nicolas Hulot laissait entendre, la décision d’évacuer la ZAD pour commencer les travaux autoroutiers fut prise avant même que François de Rugy, son successeur au gouvernement, ne prenne la parole sur la question [2]. Les grands projets au service du capital sont bel et bien prioritaires à la façade démocratique et à l’écologie, à la vie, aux quelques écosystèmes représentant les derniers espoirs d’une transition dans l’effondrement en cours.

Cette expulsion s’inscrit dans une vague de répression des ZADs sans précédent. D’une part pour mener à bien ces projets souvent prometteurs de juteux profits pour les quelques actionnaires de ces quelques entreprises privées (dans le cas du GCO…VINCI encore et toujours) au détriment de la nature et des finances publiques. D’autre part, les luttes qui s’y développent incarnent des critiques radicales au système capitaliste actuel.

Notre Dame des Landes (France)

À Notre Dame des Landes, après des décennies de lutte contre un projet d’aéroport d’un autre temps, les militant.e.s ont réussi à arracher une demi victoire au gouvernement et au géant VINCI : pas d’aéroport, mais la menace d’une normalisation de la zone et de ses modes de vies et projets porteurs d’espoirs précisément car ils avaient – avec ses habitant.e.s hétérogène – pu se développer hors des normes. Rentrer dans les cadres à travers les fameuses C.O.Ps ou « projets habitats » promettent de mettre à mal la fragile perspective d’une zone autonome et subversive construite au fil des années. Sans rentrer dans les importants débats idéologiques mettant en lumières les limites de la légalisation, les projets agricoles concernés risquent de faire face aux normes productivistes et à l’endettement paysan meurtrier maintenant ordinaire dans le monde de l’agriculture (le suicide est la cause de mortalité principale des paysan.e.s françai.se.s, endetté.e.s jusqu’à 500.000 euros pour des petites exploitations [3]). La violence des opérations policières a marqué les esprits, et la troisième phase, prévue pour début octobre, aura pour mission d’exterminer ce qu’il reste de la lutte « contre son monde » en expulsant les derniers/ères occupant.e.s refusant de se plier aux normes de l’État français. Il n’est pas trop tard pour converger vers NDDL et continuer à reconstruire, inventer et résister.

Bure (France)

Durant la même période du printemps 2018, ce sont les militant.e.s anti-CIGEO à Bure qui ont fait face et continuent aujourd’hui à faire face à la répression : expulsions, perquisitions, procès, bavures policières et enfermements, autant de mesures qui témoignent de l’obsession du pouvoir en place de continuer à investir dans l’impasse nucléaire et de faire taire les critiques. L’ANDRA [4] s’apprête à commencer les travaux alors même que l’autorisation n’a pas encore été donnée [5] et des arrêtés préfectoraux particulièrement restrictifs [6] sont en vigueur dans le département, un déni de démocratie devenu usuel dans la région. Le site d’information écologiste et sociale indépendant Reporterre produit une bonne analyse de la situation sociétale et économique, citant Jean-Bernad Levy, le PDG d’EDF : « Si je devais utiliser une image pour décrire notre situation, ce serait celle d’un cycliste qui, pour ne pas tomber, ne doit pas s’arrêter de pédaler. [7] ». Une image appropriée, nous lui devons ça ! Mais où nous mène cette course effrénée ? Ne vaudrait-il pas mieux laisser les géants nucléaires tomber pour ensuite réussir à se relever, ensemble, vers un futur économiquement et écologiquement soutenable, plutôt que de fermer les yeux face au gouvernement qui continue à sponsoriser ce coureur voué à perdre en fin de course, nous entraînant tou.te.s dans sa chute ? Au delà de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
écologique inhérente au nucléaire (aussi bien envers les populations du Sud pillées de leurs ressources ou irradiées suite aux essais nucléaires qu’au Nord où les déchets radioactifs ont des conséquences inconnues s’étalant sur des milliers d’années), l’énergie nucléaire est une source d’endettement financier public et privé colossale (coûts de construction colossaux amortis par le public et par la surfacturation des ménages fournis en électricité, exonérations fiscales, subsides indirects, coûts des démantèlements assumés par le public) [8]. Un cycle sans fin dont la sortie ne semble que peu probable dans le paysage politique français actuel. Des exemples, pourtant, nous montrent qu’en se rassemblant, on peut empêcher les plus grands projets du capital (l’aéroport de NDDL, le Larzac, la centrale de Plogoff, la Trans Mountain Pipeline,..) et faire plier son bras armé, l’État : continuons le combat contre la poubelle nucléaire et son monde !

La forêt de Hambach (Allemagne)

Alors que l’Allemagne, elle, prétend si bien s’atteler à la transition énergétique, les autorités semblent trouver approprié d’envoyer 3.500 policier.s cagoulés dissimulant leurs numéros d’identification pour violemment expulser les 150 militant.e.s qui, depuis six ans, protègent les 10% restant d’une forêt primaire (!) menacée par l’insatiable appétit en charbon du géant de l’énergie allemande : RWE.

RWE, classée première pollueuse d’Europe et 12e entreprise allemande avec un chiffre d’affaires de 61,8 milliards d’euros en 2015, semble peu concernée par l’urgence climatique et la prochaine sortie du charbon annoncée hypocritement par l’Allemagne [9]. En effet, RWE recevra du gouvernement allemand des centaines de millions d’euros de compensation pour la sortie du nucléaire accélérée et compte bien, dés le 1er octobre, abattre 100 hectares de forêt pour pouvoir exploiter les sous-sols avant que la commission pour la sortie du charbon rende son verdict sur les modalités de cette sortie. La France, signataire des accords de Paris, n’est pas épargnée par cette hypocrisie. En effet, alors que la Caisse des dépôts et consignations est concernée par les impératifs de lutte contre le changement climatique, celle-ci à investit des milliards d’euros dans l’entreprise RWE, provenant notamment des Fonds de réserve pour les retraites  [10] ! Un scandale à l’heure où la baisse des retraites est une réalité, tout comme l’urgence climatique.

« C’est un combat très symbolique, contre le capitalisme, contre ces entreprises qui détruisent la planète, explique Sara, une militante francophone [déjà en janvier 2018]. RWE promet de créer une nouvelle forêt un peu plus loin, mais il faudra très longtemps pour qu’un écosystème équivalent à celui de Hambach s’y développe » [11].
En effet, la forêt de Hambach regorge de biodiversité, dont des espèces protégées. Alors que nous vivons de plein fouet une vague d’extinction, l’accumulation capitaliste basée sur la destruction des écosystèmes et l’exploitation par le travail n’est toujours pas fondamentalement remise en question par les gouvernements. Le verdict en faveur du géant prononcé par la justice allemande après des années de batailles avec la société civile, ainsi que les opérations policières d’évacuation en témoignent. Ende Gelände déclare : “C’est un scandale que le gouvernement régional protège ici les profits des entreprises et non le climat. » [12]. Comme en France, les forces du désordre sont au service du capital : « Après l’opération, nous surveillerons les individus et les véhicules qui tenteront de venir ici afin d’empêcher la reconstruction de ce qui a été si péniblement démantelé », a déclaré Paul Kemen, porte-parole des forces dites de l’ordre [13]. Quelques jours après cette déclaration, Steffen, militant et photojournaliste, est décédé suite à une intervention policière le 19 septembre [14]. Malgré la répression brutale, les résistances s’organisent pour entraver l’avancée des travaux et appellent à rejoindre le terrain. Suite a la mort de Steffen, l’arrêt immédiat des opérations est exigé.

Haren (Belgique)

En Belgique, ce sont les militant.e.s de la ZAD de Haren qui se sont fait.e.s évacuer cet été des 18 hectares de terres cultivables qu’ils et elles protègent d’un méga-complexe pénitentiaire qui coûterait près de 3 milliards au gouvernement fédéral et donc aux contribuables. Là encore, nous sommes témoins d’une incapacité de remettre en question les grandes lignes du système capitaliste et « démocratique ». Au delà du non-sens économique de cette méga-prison (qui profitera surtout aux constructeurs et fournisseurs – l’emprisonnement est une réel business et le consortium des entreprises engagées sur ce projet ne s’en cachent pas du tout), la justification – c’est à dire construire plus de prisons pour faire face à la surpopulation carcérale – ne tient pas debout : il serait beaucoup moins cher et beaucoup plus souhaitable du point de vue de la réintégration sociale d’investir dans des alternatives aux prisons (comme en témoigne l’expérience suédoise [15], ce qui ne résout pas le débat plus général sur l’enfermement), qui se remplissent de plus en plus par des personne condamnées pour des peines mineures et donc ré-aménageables, ou condamnées à cause du nombres de lois répressives et de la précarisation grandissantes. Là encore, les résistances s’organisent et les collectifs engagés dans la lutte appellent à converger à Haren pour divers rendez-vous.

Conclusion

Quelle analyse tirer de ces expulsions répétitives ? Deux constats sont évidents.

Premièrement, le fait que ni le capital ni l’État ne renonceront d’eux même à un modèle économique insoutenable, destructeur et meurtrier : tout dépendra de nous. José Bové s’exprime sur le sujet : « Aujourd’hui, le projet du GCO revient à ajouter une autoroute à une autoroute existante : quand on a un problème de circulation, plutôt que de se demander comment le réduire, on se demande comment l’absorber, donc on double. Mais comme en même temps ça ne règle rien pour l’entrée à Strasbourg, on veut augmenter les voies, ce qui fait venir encore plus de camions. Au contraire, il faut inverser la logique du transport, et même se demander son intérêt et le type d’économie que cela induit. C’est un modèle global de mobilité qui est en jeu dans ce grand contournement. [16] ». En effet, il s’agit de dénoncer ces projets individuellement , mais surtout d’y voir une logique globale d’accumulation capitaliste qui se base sur l’extractivisme Extractivisme Modèle de développement basé sur l’exploitation des ressources naturelles, humaines et financières, guidé par la croyance en une nécessaire croissance économique. pour la création d’une illusion de plus-value Plus-value La plus-value est la différence entre la valeur nouvellement produite par la force de travail et la valeur propre de cette force de travail, c’est-à-dire la différence entre la valeur nouvellement produite par le travailleur ou la travailleuse et les coûts de reproduction de la force de travail.
La plus-value, c’est-à-dire la somme totale des revenus de la classe possédante (profits + intérêts + rente foncière) est donc une déduction (un résidu) du produit social, une fois assurée la reproduction de la force de travail, une fois couverts ses frais d’entretien. Elle n’est donc rien d’autre que la forme monétaire du surproduit social, qui constitue la part des classes possédantes dans la répartition du produit social de toute société de classe : les revenus des maîtres d’esclaves dans une société esclavagiste ; la rente foncière féodale dans une société féodale ; le tribut dans le mode de production tributaire, etc.

Le salarié et la salariée, le prolétaire et la prolétaire, ne vendent pas « du travail », mais leur force de travail, leur capacité de production. C’est cette force de travail que la société bourgeoise transforme en marchandise. Elle a donc sa valeur propre, donnée objective comme la valeur de toute autre marchandise : ses propres coûts de production, ses propres frais de reproduction. Comme toute marchandise, elle a une utilité (valeur d’usage) pour son acheteur, utilité qui est la pré-condition de sa vente, mais qui ne détermine point le prix (la valeur) de la marchandise vendue.

Or l’utilité, la valeur d’usage, de la force de travail pour son acheteur, le capitaliste, c’est justement celle de produire de la valeur, puisque, par définition, tout travail en société marchande ajoute de la valeur à la valeur des machines et des matières premières auxquelles il s’applique. Tout salarié produit donc de la « valeur ajoutée ». Mais comme le capitaliste paye un salaire à l’ouvrier et à l’ouvrière - le salaire qui représente le coût de reproduction de la force de travail -, il n’achètera cette force de travail que si « la valeur ajoutée » par l’ouvrier ou l’ouvrière dépasse la valeur de la force de travail elle-même. Cette fraction de la valeur nouvellement produite par le salarié, Marx l’appelle plus-value.

La découverte de la plus-value comme catégorie fondamentale de la société bourgeoise et de son mode de production, ainsi que l’explication de sa nature (résultat du surtravail, du travail non compensé, non rémunéré, fourni par le salarié) et de ses origines (obligation économique pour le ou la prolétaire de vendre sa force de travail comme marchandise au capitaliste) représente l’apport principal de Marx à la science économique et aux sciences sociales en général. Mais elle constitue elle-même l’application de la théorie perfectionnée de la valeur-travail d’Adam Smith et de David Ricardo au cas spécifique d’une marchandise particulière, la force de travail (Mandel, 1986, p. 14).
à court terme. Sortir du système dette qui continue à soumettre des peuples et détruire des vies, tout comme affronter l’effondrement écologique, nécessite de fondamentalement remettre en question le fonctionnement de la société. De nombreux mouvements, comme le CADTM et des centaines d’autres à travers le monde proposent des alternatives viables à cette impasse. Les luttes contres ces grands projets, et plus particulièrement les communautés et collectifs qui s’y implantent font partie de ces alternatives [17].

L’acharnement de l’État Français, suivi de ses voisins, à attaquer ces « zones à défendre » sur tous les fronts en même temps, incarne le deuxième constat. Plus que résultant de la pression de divers lobbys non négligeables, il s’agit d’essouffler et d’étouffer ces luttes, qui osent remettre en cause la sacro-sainte croissance économique, et osent non seulement clamer, mais démontrer, qu’un autre monde est possible.

L’ennemi est de taille, certes, mais la force de la répression et la hâte employées pour la réalisation de ces projets dévoilent également un point faible. Des luttes similaires, anti-extractivistes, anti-capitalistes et mettant en pratique des alternatives existent aux quatre coins du mondes, en Asie, en Amérique Latine, en Europe, et en Afrique. Ce que les États tentent de détruire ne fait qu’agrandir notre détermination et la prise de conscience que nous sommes nombreux.ses à résister leurs logiques, et c’est cela, dont ils ont le plus peur. À nous de jouer !

Merci à Jérémie Cravatte et Robin Delobel pour la relecture.

N.B  : la mort de Steffen (dont la France est complice) est survenue après l’écriture de cet article, d’où le peu de lignes dédiées au regretté camarade qui s’ajoute à la trop longue liste des militant.e.s et/ou simples citoyen.e.s mort.e.s et assassiné.e.s dans le combat pour la nature et contre le capitalisme. À laquelle s’ajoute la longue liste des victimes de féminicides, d’intoxications, de la pauvreté, de la faim, du manque d’entretien d’infrastructures, des coupes budgétaires dans la santé, et autres instruments du système dette.

Pour soutenir ces luttes, vous pouvez vous informer sur :
https://zad.nadir.org/
https://zadresist.antirep.net/HomePage
https://manif-est.info/+-Bure-+.html
Sur la répression : https://manif-est.info/Brief-legal-en-contexte-burien-711.html
http://zaddumoulin.fr/
https://hambacherforst.org/
https://www.facebook.com/ZadHarenPatatistes/
http://haren.luttespaysannes.be/?lang=fr



Notes

[1Franceinfo : ZAD du GCO de Strasbourg : “J’ai honte de ma France”, lance le maire de Kolbsheim en brûlant son écharpe
https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/strasbourg-0/zad-du-gco-j-ai-honte-ma-france-lance-maire-kolbsheim-brulant-son-echarpe-1539466.html

[2Hervé Kempf (2018) “José Bové : « Le GCO, c’est comme Notre-Dame-des-Landes : un projet dépassé vieux de 40 ans »”
https://reporterre.net/Jose-Bove-Le-GCO-c-est-comme-Notre-Dame-des-Landes-un-projet-depasse-vieux-de

[3Chiara Filoni et Camille Bruneau (2017) : “Deuxième journée de l’ESU pour l’équipe du CADTM !”
http://www.cadtm.org/Deuxieme-journee-de-l-ESU-pour-l

[4Agence Nationale pour la gestion des Déchets RadioActifs

[5Manif-est (2018) : “Début septembre à Bure : une semaine pour se retrouver et se préparer !”
https://manif-est.info/Debut-septembre-a-Bure-une-semaine-pour-se-retrouver-et-se-preparer-707.html

[8Robin Delobel (2017) : “Les dettes que nous laisse le nucléaire” http://www.cadtm.org/Les-dettes-que-nous-laisse-le

[12Violette Bonnebas (2018) : “Pour permettre l’extension d’une mine de charbon, la police allemande évacue la Zad de Hambach” https://reporterre.net/Pour-permettre-l-extension-d-une-mine-de-charbon-la-police-allemande-evacue-la

[16Hervé Kempf (2018) “José Bové : « Le GCO, c’est comme Notre-Dame-des-Landes : un projet dépassé vieux de 40 ans »” https://reporterre.net/Jose-Bove-Le-GCO-c-est-comme-Notre-Dame-des-Landes-un-projet-depasse-vieux-de

[17Camille Bruneau (2017) : “Dans l’ombre des Grands Projets Nuisibles et Imposés : l’esquisse d’un monde sans dette ?”
http://www.cadtm.org/Dans-l-ombre-des-Grands-Projets