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Tsunamis/moratoire sur la dette : « degré zéro » de la politique, estime une ONG
par Agence France Presse
20 janvier 2005

PARIS, 18 jan 2005 (AFP) - Le moratoire sur la dette extérieure publique proposé aux pays touchés par les tsunamis représente le « degré zéro de l’action politique » et le Club de Paris « ne pouvait pas faire moins », estime le Comité pour l’annulation de la dette du Tiers-Monde (CADTM) mardi.

« Le Club de Paris pouvait-il exiger les remboursements qui étaient attendus dès le mois de février ? La réponse est bien sûr négative », soulignent Damien Millet et Eric Toussaint, respectivement présidents du CADTM France
et du CADTM Belgique dans un communiqué diffusé mardi.

Cette décision n’est « pas une solution », poursuivent-ils en référence au moratoire décidé le 12 janvier par les 19 pays créanciers qui forment le Club de Paris, et que trois pays, le Sri Lanka, l’Indonésie et les Seychelles, envisagent d’accepter.

Le Club de Paris « se contente d’observer un instant de recueillement, mais il ne soulage en rien les pays touchés », accuse l’ONG, qui appelle de son côté à « l’annulation totale de la dette ».

Le seul service de la dette publique extérieure des pays touchés par les tsunamis s’élève à environ 38 milliards de dollars, souligne-t-elle. « Tous les dons reçus, estimés à 10 milliards de dollars, seront engloutis dans les remboursements si on se contente de temporiser (moratoire) ou d’alléger (réduction partielle) », craint le Comité.

Les autres pays touchés par la catastrophe ont jusqu’ici décliné l’offre du Club de Paris, pour certains par souci de ne pas s’aliéner les faveurs des marchés internationaux de capitaux et des investisseurs étrangers.


Agence France Presse