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Dette écologique & Extractivisme
AVP N°67 - 2e trimestre 2016
25 avril 2016

Dette écologique, extractivisme.... Deux expressions peu connues du grand public, mais pourtant synonymes de phénomènes marqueurs de notre temps.

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Si la dette écologique - somme des externalités négatives de l’extractivisme - est peu présente dans les discours médiatiques, elle est pourtant largement discutée dans les mouvements sociaux et plus spécialement encore parmi les populations des pays du Sud, pour lesquels la non réparation de la dette écologique est une tragédie.

Bien que demeurant un concept caché, l’absence de sa reconnaissance figure parmi les raisons majeures de l’échec des négociations pour le climat. Les principaux pays pollueurs refusent de reconnaître leurs responsabilités actuelles, autant qu’historiques. Malgré quelques belles paroles le temps d’une conférence, les actes sont loin d’être à la hauteur des enjeux.

Extractivisme, là aussi expression mystérieuse mais qui ne désigne pas moins que le moteur de notre économie moderne. À l’heure d’un capitalisme fragilisé autant par une finance débridée que par ses pillages et pollutions ingérables, on assiste à une fuite en avant. L’accélération de la marchandisation de tout ce qui peut l’être démontre la volonté de l’oligarchie de persister dans ce système qui pousse à l’extrême les inégalités et la destruction de notre biotope. Malgré les promesses d’économie dématérialisée ou virtuelle, le vol et la destruction des biens communs, associé la plupart du temps à la dictature de la dette illégitime, se prolonge bel et bien.

Pour répondre à la crise écologique, les seules réponses apportées sont technologiques, point de recherche de meilleures répartitions des richesses au programme des décideurs. Au contraire, privatisations et généralisation du « libre échange » figurent en priorité à l’agenda des gouvernements et des institutions internationales. Des politiques pourtant incompatibles avec une sauvegarde du climat.

Les alternatives existent. Des alternatives mettant en avant la justice sociale, tant internationale que locale, privilégiant des techniques simples, des processus démocratiques et décentralisés, sont souhaitables et impératives.

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SOMMAIRE
Réflexions globales
Au cœur des enjeux climatiques
Une dette qui ne sera jamais payée
Du pétrole dans les crises économiques
Des renouvelables vraiment écologiques ? 
L’effondrement qui vient
Migrations, pillages et climat
Luttes locales
Cajamarca/Tolima - Oui à la vie, non à la mine
Biens communs : le pillage grec
Dette et écologie en Inde
Terrorisme environnemental
Le dilemme du modèle agro-exportateur
Quelques alternatives
Eléphants blancs et GPNIS
‘‘Nouvelle-révolution-verte’’
On veut savoir ce qu’on mange
Quelles réparations ?
Luttes de territoires
Code barre et nouveau monde


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