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Forum social mondial à Bamako
Bamako : la dette rassemble les altermondialistes africains
par Le Jeune Indépendant
21 janvier 2006

Trois Algériens seront présents au sein de la délégation maghrébine de quelque 17 personnes qui se rendra au Forum social mondial (FSM), dont la première partie se tient d’aujourd’hui au 23 janvier à Bamako au Mali. Contrairement au Maroc, la mouvance altermondialiste n’est pas structurée en Algérie.

Mis à part les combats ponctuels propres à chaque pays, les entraves au développement, en particulier la dette, semblent être la question qui rassemble les altermondialistes africains. Pour le Sud-Africain Dale McKinley, porte-parole du Forum anti-privatisation, au delà de l’accès aux services de base : eau, électricité, logement, éducation, santé, « l’autre grand thème, c’est la dette, qui affecte le développement ».

Chaque année, la Coalition des alternatives africaines dette et développement (Cad-Mali) organise d’ailleurs un « sommet des pauvres », en contrepoint du sommet du G-8 qui rassemble les pays riches de ce monde. Le mouvement altermondialiste en Afrique peine à mobiliser et se heurte aux problèmes de communication inhérents au continent le plus pauvre, qui, avec 10% de la population mondiale, représente moins de 1,5% du commerce international.

Comme en Europe, le Forum social sénégalais entend lui aussi lutter contre les effets pervers des politiques néolibérales. Nombre de ses membres sont activement présents dans les rencontres à l’échelle mondiale. Mais, selon son représentant, la base peine à se mobiliser et il n’y a pas encore une structuration assez forte.

De son côté, le Forum social marocain qui regroupe de nombreuses organisations de défense des droits de l’Homme, a organisé nombre de manifestations contre les privatisations et les accords de libre échange, notamment celui avec les Etats-Unis entré en vigueur le 1er janvier.

L’un de ses membres, explique qu’il s’agit de contester « la mondialisation car elle touche aux intérêts des couches sociales les plus défavorisées. Elle ne prend pas en considération le côté social, mais seulement les intérêts des plus grandes puissances ».

Mais là aussi, selon le porte-parole de l’organisation Attac implantée au Maroc depuis 2001, « le mouvement reste encore limité et n’a pas réussi à avoir un caractère de masse ».

Mourzad A.


Le Jeune Indépendant