29 avril 2024 par CADTM International
Du vendredi 26 au dimanche 28 avril 2024, le réseau CADTM était présent à Marseille pour l’European Common Space for Alternatives (Espace commun européen pour des alternatives). Cet évènement, qui a rassemblé plus de 600 personnes, avait pour but de réunir des mouvements sociaux européens (mais pas que) pour réfléchir sur la situation actuelle, élaborer des alternatives et penser à la suite. Le CADTM a participé au processus d’organisation de ce rendez-vous.
Le CADTM s’est rendu en nombre à Marseille (France), où une délégation d’une vingtaine de personnes était présente. Des représentantes du CADTM Belgique, Côte d’Ivoire, d’Espagne, d’Italie, Suisse, Maroc et France étaient sur place.
Ce fut un moment important, qui a notamment permis la rencontre entre la jeune équipe de Belgique et des membres du CADTM France ou du CADTM Italie. Les échanges ont été nombreux et ces derniers ont pu partager leur expérience et donner des conseils.
Le CADTM a organisé, co-organisé ou participé à six ateliers ou conférences pendant les trois jours de l’ECSA. Éric Toussaint a présenté la première conférence internationale antifasciste,
qui prendra racine à Porto Alegre (Brésil) du 17 au 19 mai 2024. Ce fut également l’occasion de présenter les brochures Recommons Europe, réalisées pour montrer l’impact des politiques européennes sur les populations du Sud et proposer de réelles et radicales alternatives.
Éric Toussaint a également participé, le vendredi 26 avril, à une des 4 plénières organisées par le comité de pilotage de l’ECSA, cette plénière portait principalement sur les droits des migrantes et des sans-papiers.
| Les brochures Recommons Europe sont disponibles ici : ReCommons Europe : L’impact sur le Sud des politiques européennes et les alternatives possibles ReCommonsEurope : Manifeste pour un nouvel internationalisme des peuples en Europe |
Le samedi 27 avril, le CADTM a participé à trois ateliers :
– Le premier sur les questions de dérèglement climatique et de dette
Dette
Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
écologique. Solange Koné (CADTM Côte d’Ivoire), Thierry Offre (climatologue) et Pablo Laixhay (CADTM Belgique) sont intervenues. Les échanges furent riches avec les 30 personnes présentes, notamment autour du concept de dette écologique
Dette écologique
La dette écologique est la dette contractée par les pays industrialisés envers les autres pays à cause des spoliations passées et présentes de leurs ressources naturelles, auxquelles s’ajoutent la délocalisation des dégradations et la libre disposition de la planète afin d’y déposer les déchets de l’industrialisation.
La dette écologique trouve son origine à l’époque coloniale et n’a cessé d’augmenter à travers diverses activités :
– La « dette du carbone ». C’est la dette accumulée en raison de la pollution atmosphérique disproportionnée due aux grandes émissions de gaz de certains pays industriels, avec, à la clé, la détérioration de la couche d’ozone et l’augmentation de l’effet de serre.
– La « biopiraterie ». C’est l’appropriation intellectuelle des connaissances ancestrales sur les semences et sur l’utilisation des plantes médicinales et d’autres végétaux par l’agro-industrie moderne et les laboratoires des pays industrialisés qui, comble de l’usurpation, perçoivent des royalties sur ces connaissances.
– Les « passifs environnementaux ». C’est la dette due au titre de l’exploitation sous-rémunérée des ressources naturelles, grevant de surcroît les possibilités de développement des peuples lésés : pétrole, minéraux, ressources forestières, marines et génétiques.
– L’exportation vers les pays les plus pauvres de produits dangereux fabriqués dans les pays industriels.
Dette écologique et dette extérieure sont indissociables. L’obligation de payer la dette extérieure et ses intérêts impose aux pays débiteurs de réaliser un excédent monétaire. Cet excédent provient pour une part d’une amélioration effective de la productivité et, pour une autre part, de l’appauvrissement des populations de ces pays et de l’abus de la nature. La détérioration des termes de l’échange accentue le processus : les pays les plus endettés exportent de plus en plus pour obtenir les mêmes maigres recettes tout en aggravant mécaniquement la pression sur les ressources naturelles.
.
– Le deuxième portait sur le néocolonialisme financier. Il était organisé en collaboration avec Survie 13 et Bilaterals.org. Aux côtés de Reine Baimey (Womin), Mamy Rakotondrainibe (Collectif TANY / Madagascar), Botikali Deborah Bowole de Survie, et Nicolas Roux de Bilaterals, Maxime Perriot a analysé la nouvelle crise internationale de la dette et les politiques destructrices du Fonds monétaire international.
– Le troisième portait sur les BRICS BRICS Le terme de BRICS (acronyme anglais désignant Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a été utilisé pour la première fois en 2001 par Jim O’Neill, alors économiste à la banque Goldman Sachs. La forte croissance économique de ces pays, combinée à leur position géopolitique importante (ces 5 pays rassemblent près de la moitié de la population mondiale sur 4 continents et près d’un quart du PIB mondial) font des BRICS des acteurs majeurs des activités économiques et financières internationales. en tant qu’alternative aux institutions de Bretton Woods. Organisé par le CADTM, cet atelier réunissait Solange Koné, Éric Toussaint et Pierre-François Grenson (CADTM Belgique). Il a été l’occasion de montrer que les BRICS ne constituent pas une réelle alternative aux politiques néolibérales promues par les puissances impérialistes occidentales. Pour en savoir plus : https://www.cadtm.org/Les-BRICS-et-leur-Nouvelle-banque-de-developpement-offrent-ils-des-alternatives
– Enfin, Solange Koné est également intervenue dans une conférence sur la question migratoire. Elle est revenue sur les causes sociales et économiques des migrations forcées en Afrique subsaharienne.
Cet évènement fut également l’occasion pour toute la délégation du CADTM de promouvoir les Rencontres d’Automne du CADTM Europe, qui se dérouleront du 4 au 6 octobre 2024 à Liège (Belgique). Au cours de cet évènement, de nombreuxses membres du réseau Sud du CADTM International seront présentes. Iels viendront d’Inde, de Côte d’Ivoire, d’Haïti, du Mali ou du Maroc pour échanger avec les participantes et réfléchir ensemble à des alternatives radicales et des modes d’action
Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
pour y parvenir. La lutte continue !
20 janvier, par CADTM International
3 janvier, par CADTM International
27 novembre 2025, par CADTM International
6 novembre 2025, par CADTM International , Zohran Mamdani
16 juin 2025, par CADTM International
11 juin 2025, par CADTM International , Liz Ferrer , Eula Dela Sierra (Sumpai Mindanao)
24 avril 2025, par CADTM International , Collectif , L’Humanité
7 mars 2025, par CADTM International
28 novembre 2024, par CADTM International
30 octobre 2024, par CADTM International , Maxime Perriot