Découvrez les neuf activités organisées par le CADTM à la conférence antifasciste et anti-impérialiste de Porto Alegre (26-29 mars)

20 mars par CADTM International




 VENDREDI 27 MARS

12H|L’instrumentalisation de la population migrante par les fascistes, néofascistes et la droite.

 
Où : Salle Araucária du Centre Culturel UFRGS
Organisateurs : CADTM International, ATTAC Espagne, FASTI, ELA
Langues : Principalement en espagnol, mais aussi en anglais et en portugais

Cet événement est co-organisé par ATTAC Espagne, CADTM International, par le syndicat ELA au Pays basque et la FASTI en France. En Amérique du Nord, en Europe et dans d’autres pays, l’extrême droite fait de la migration un thème central de son discours, notamment aux travers de la théorie du complot du « grand remplacement » ou des guerres civilisationnelles. Parallèlement, des gouvernements comme celui de Trump et d’autres en Europe mettent en œuvre des politiques inhumaines bafouant les droits des migrants et des demandeurs d’asile.

13H|Les BRICS BRICS Le terme de BRICS (acronyme anglais désignant Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a été utilisé pour la première fois en 2001 par Jim O’Neill, alors économiste à la banque Goldman Sachs. La forte croissance économique de ces pays, combinée à leur position géopolitique importante (ces 5 pays rassemblent près de la moitié de la population mondiale sur 4 continents et près d’un quart du PIB mondial) font des BRICS des acteurs majeurs des activités économiques et financières internationales. constituent-ils une alternative à l’impérialisme et au néofascisme ?

 
Où : Salle Pitangueira au Centre Culturel UFRGS

Organisateurs : CADTM International
Langues : En espagnol et en anglais, peut-être en français

Face au bloc impérialiste dominé par les États-Unis et dirigé par le néo-fasciste Trump, nombreux sont ceux qui espèrent que les BRICS offriront une alternative favorable aux peuples. Qu’en est-il réellement ? Quelle est la nature des régimes politiques des dix pays membres des BRICS+ ? Quelles politiques économiques les BRICS promeuvent-ils ? Quelle est leur position sur le génocide à Gaza et les autres agressions impérialistes ? Quelle est leur politique d’endettement ?

14H|Haïti : 1825-2025

 
Où : Salle Araucária du Centre Culturel UFRGS
Organisateurs : PAPDA, CADTM AYNA, CADTM international, FAL, CRID, Plateforme française de solidarité avec Haïti
Langues : En espagnol et en français

En 1804, le peuple haïtien s’est libéré de l’esclavage et du joug colonial. En 1825, sous la menace des tirs de la marine française, le gouvernement haïtien fut contraint de reconnaître une dette odieuse Dette odieuse Selon la doctrine, pour qu’une dette soit odieuse, et donc nulle, elle doit remplir deux conditions :
1) Elle doit avoir été contractée contre les intérêts de la Nation, ou contre les intérêts du Peuple, ou contre les intérêts de l’État.
2) Les créanciers ne peuvent pas démontrer qu’ils ne pouvaient pas savoir que la dette avait été contractée contre les intérêts de la Nation.

Il faut souligner que selon la doctrine de la dette odieuse, la nature du régime ou du gouvernement qui la contracte n’est pas particulièrement importante, puisque ce qui compte, c’est l’utilisation qui est faite de cette dette. Si un gouvernement démocratique s’endette contre l’intérêt de la population, cette dette peut être qualifiée d’odieuse, si elle remplit également la deuxième condition. Par conséquent, contrairement à une version erronée de cette doctrine, la dette odieuse ne concerne pas seulement les régimes dictatoriaux.
(voir : Eric Toussaint, « La Dette odieuse selon Alexander Sack et selon le CADTM » ).

Le père de la doctrine de la dette odieuse, Alexander Nahum Sack, dit clairement que les dettes odieuses peuvent être attribuées à un gouvernement régulier. Sack considère qu’une dette régulièrement contractée par un gouvernement régulier peut être considérée comme incontestablement odieuse... si les deux critères ci-dessus sont remplis.

Il ajoute : « Ces deux points établis, c’est aux créanciers que reviendrait la charge de prouver que les fonds produits par lesdits emprunts avaient été en fait utilisés non pour des besoins odieux, nuisibles à la population de tout ou partie de l’État, mais pour des besoins généraux ou spéciaux de cet État, qui n’offrent pas un caractère odieux ».

Sack a défini un gouvernement régulier comme suit :
« On doit considérer comme gouvernement régulier le pouvoir suprême qui existe effectivement dans les limites d’un territoire déterminé. Que ce pouvoir soit monarchique (absolu ou limité) ou républicain ; qu’il procède de la « grâce de Dieu » ou de la « volonté du peuple » ; qu’il exprime la « volonté du peuple » ou non, du peuple entier ou seulement d’une partie de celui-ci ; qu’il ait été établi légalement ou non, etc., tout cela n’a pas d’importance pour le problème qui nous occupe. »

Donc, il n’y a pas de doute à avoir sur la position de Sack, tous les gouvernements réguliers, qu’ils soient despotiques ou démocratiques, sous différentes variantes, sont susceptibles de contracter des dettes odieuses.
destinée à indemniser les propriétaires d’esclaves. Cette dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
est l’une des causes de l’exploitation persistante du peuple haïtien. Les organisations populaires en Haïti réclament des réparations, et nous devons soutenir ces revendications.

17H|Le mouvement néofasciste international de Trump, Milei, Bolsonaro, Kast et de l’extrême droite européenne (Le Pen, Viktor Orban, Meloni, Vox, Chega, etc.)

 
Où : Salle Pitangueira au Centre Culturel UFRGS

Organisateurs : CADTM international, Attac Espagne, Jeune garde France, ELA, UNEB-FENASIBANCOL (Colombie)
Langues : En espagnol, en français et en portugais

Donald Trump organise un soutien idéologique, politique et opérationnel aux forces d’extrême droite et néofascistes en Europe, en Amérique latine et dans d’autres régions du monde. Quelle forme prend ce soutien ? Comment peut-on le contrer ?

 SAMEDI 28 MARS

11H|Les échanges « dette contre nature » : une solution ou un danger de perte de souveraineté qui favorise les puissances impérialistes et les grandes entreprises privées ?

 
Où : Salle Araucária du Centre Culturel UFRGS

Organisateurs : CADTM International
Langues : En espagnol

Les échanges de dette contre nature se sont multipliés ces dix dernières années. Une partie de la dette est rachetée à prix réduit par des fonds privés qui proposent une réduction de la dette en échange du droit de gérer des espaces naturels au nom de la protection de l’environnement. Des exemples concrets démontrent qu’il s’agit d’un piège qui profite aux puissances impérialistes et aux grandes entreprises privées.

11H|Appropriation impérialiste des ressources naturelles, trois exemples : l’est du Congo RDC, le Venezuela et l’Ukraine

 
Où : Salle Pessegueiro au Centre Culturel UFRGS

Organisateurs : CADTM International
Langues : En espagnol, en français et en anglais, peut-être en portugais

Dans différentes régions du monde, les puissances impérialistes et leurs grandes entreprises redoublent d’efforts pour s’emparer des ressources naturelles (terres rares, pétrole, terres arables, minéraux, etc.) sans respecter le droit des peuples à la souveraineté sur leurs territoires et leurs ressources naturelles.

14H|Pour un mouvement altermondialiste populaire !

 
Où : Salle Araucária du Centre Culturel UFRGS

Organisateurs : ATTAC-CADTM, Argentine, ATTAC-CADTM Maroc, ATTAC France
et ATTAC Espagne
Langues : En espagnol et en français

Cet atelier, co-organisé par plusieurs sections d’Attac (Argentine, Espagne, France et Maroc), vise à examiner le parcours du mouvement altermondialiste depuis la fin des années 1990 et à analyser notre rôle face à l’offensive criminelle du capitalisme, du fascisme et de l’extrême droite. Nous nous efforcerons d’élaborer des propositions concrètes d’action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
commune, notamment dans des domaines urgents tels que l’environnement, les accords de libre-échange, la dette illégitime Dette illégitime C’est une dette contractée par les autorités publiques afin de favoriser les intérêts d’une minorité privilégiée.

Comment on détermine une dette illégitime ?

4 moyens d’analyse

* La destination des fonds :
l’utilisation ne profite pas à la population, bénéficie à une personne ou un groupe.
* Les circonstances du contrat :
rapport de force en faveur du créditeur, débiteur mal ou pas informé, peuple pas d’accord.
* Les termes du contrat :
termes abusifs, taux usuraires...
* La conduite des créanciers :
connaissance des créanciers de l’illégitimité du prêt.
et l’impunité des entreprises transnationales.

16H|Les mobilisations de la génération Z : exemples du Maroc, du Népal, du Bangladesh et du Kenya

 
Où : Salle Araucária du Centre Culturel UFRGS

Organisateurs : CADTM International
Langues : En espagnol, en français, en anglais, peut-être en portugais

Ces trois dernières années, des jeunes du monde entier se sont mobilisés pour réclamer davantage de justice sociale et moins d’autoritarisme et de répression. Ce mouvement est connu sous le nom de Génération Z. Des délégués de trois continents différents, ayant vécu ces importantes mobilisations, prendront la parole pour analyser la situation au Népal et au Bangladesh en Asie du Sud, au Kenya en Afrique subsaharienne et au Maroc dans le monde arabe.

 DIMANCHE 29 MARS

11H|Comprendre la situation actuelle en Afrique subsaharienne

 
Où : Hall II de l’Auditorium de l’UFRGS

Organisateurs : CADTM Afrique, Ligue paysanne du Kenya, WOMIN Afrique du Sud
et AIDC Afrique du Sud
Langues : En espagnol, en français et en anglais

L’Afrique subsaharienne abrite plus d’un milliard d’habitants répartis dans près de 50 pays. De nombreuses luttes de résistance sont en cours contre les politiques néolibérales des gouvernements et des créanciers internationaux. Certains États du Sahel affichent des intentions anti-impérialistes. Des délégués de divers pays africains présenteront leurs points de vue sur la situation actuelle sur le continent.

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