26 novembre par CADTM Afrique , Broulaye Bagayoko

« Résister à l’extractivisme, construire la résilience : les femmes en première ligne ! »
Domba, région de Bougouni – octobre 2025
En octobre 2025, le réseau CADTM s’est retrouvé lors de son Conseil International à Bruxelles, à la suite des Rencontres d’automne du CADTM Belgique. A cette occasion, le CADTM Afrique a présenté son rapport d’activités de 2025, en commençant tout d’abord pour les différentes situations sociales et politiques des pays membres du CADTM Afrique. Nous parcourrons par la suite le bilan des activités de 2025 et les perspectives pour 2026, année bien remplie pour le continent africain. En effet, le Forum Social Mondial se tiendra au Bénin en août 2026 et le CADTM Afrique, en plus de participer à cette organisation, tiendra son assemblée générale à Cotonou quelques jours avant.
La situation politique en Afrique est caractérisée par une crise au sein de l’institution communautaire qui est le Comité économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) suite au retrait du Mali, du Burkina Faso, du Niger et le non-respect des mandats électoraux qui a entrainé des manifestations des peuples et de l’opposition parlementaire notamment au Cameroun, Togo, au Kenya, Madagascar et la Côte d’Ivoire. Ces manifestations ont été réprimées par les régimes au pouvoir par des arrestations et assassinats. Un mouvement de contestation du 4e mandat dénommé Bloquons Tout est en marche, les cours ont été suspendus dans les écoles.
Au Tchad, il y a eu des tensions post-électorales dues aux fraudes électorales et la revendication de la victoire par l’opposition qui ont été réprimées également. La paix en échange des ressources en RDC qui n’a pas permis d’instaurer la paix à présent.
Trois pays du Sahel à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger se sont confédérés sous l’appellation Alliance des Etats du Sahel (AES). Après leur retrait de la CEDEAO, ils ont mis en place une force armée conjointe de 5 000 militaires et crée une Banque confédérale pour l’investissement et le développement.
En RDC, la partie orientale est toujours affectée par des conflits armés qui aujourd’hui avec plus de 2 millions de déplacés, pillage des ressources minéraux et naturelles, plusieurs femmes victimes des violences sexuelles, accaparement des terres, plusieurs morts avec implication des plusieurs pays africains (Rwanda, Ouganda, Kenya, Somalie, Erythrée, Burundi. La RDC, qui abrite 60 % du bassin du Congo et la deuxième plus grande forêt tropicale humide du monde, est considérée comme un “pays solution” face au changement climatique. Mais les projets de compensation carbone se multiplient à un rythme inquiétant, souvent sans consultation réelle des communautés locales. Il y a plus de 70 projets marché carbone déjà recensés — le rapport “The Green Rush” de la Rainforest Foundation UK dénonce un “nouveau colonialisme vert” et exige un moratoire
Moratoire
Situation dans laquelle une dette est gelée par le créancier, qui renonce à en exiger le paiement dans les délais convenus. Cependant, généralement durant la période de moratoire, les intérêts continuent de courir.
Un moratoire peut également être décidé par le débiteur, comme ce fut le cas de la Russie en 1998, de l’Argentine entre 2001 et 2005, de l’Équateur en 2008-2009. Dans certains cas, le pays obtient grâce au moratoire une réduction du stock de sa dette et une baisse des intérêts à payer.
national immédiat.
Le nouveau ministre de l’Economie a révélé que le Pays aurait une dette
Dette
Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
publique de plus de 13 Milliard et condamnation à mort de l’ancien Président de la République. Augmentation de la dette privée des fonctionnaires non payés, familles endettées par les banques et les privées (Banque Lambert).
La lutte contre le terrorisme bat son plein, les terroristes tenus en échec par les armées nationales, s’attaquent aux biens privés au Mali en brûlant les citernes contenant du carburant qui a en effet provoqué une pénurie de carburants dans le pays. L’armée ayant identifié les stations d’essence des groupes terroristes, les a détruites. Suite à cette destruction de stations, un chef terroriste a fait un communiqué dans lequel il dit que l’armée empêche l’accès des ruraux à l’essence alors que ce sont eux, groupes qui n’avaient pas d’accès au carburant.
Pour remédier à cette situation, l’armée malienne a commencé à escorter les véhicules citernes remplies du carburant du port maritime aux destinations finales.
Nous assistons à un retrait de reconnaissance légale aux ONG internationales surtout humanitaires qui sont accusées d’être en complicité avec les groupes terroristes. C’est le cas de Moussa Tchangari du Niger incarcéré en prison au motif que son ONG est en complicité avec les groupes terroristes c’est pourquoi les mouvements du Sahel ont peur de lui apporter leur soutien.
Il faut aussi noter la récente décision du gouvernement burkinabè sur le recrutement des représentants pays des ONG internationales. Le gouvernement burkinabè a décidé que les représentants pays des ONG internationales au Burkina Faso doivent être des burkinabè. Les ONG internationales qui ne veulent pas s’aligner à cette décision ont décidé de quitter le pays.
Nous assistons à l’introduction de taxes sur le téléphone et les monnaies mobiles qui a créé une tension et les personnes qui s’étaient opposées à cette taxation avaient été arrêtées. Une majorité de la population adhère à cette imposition. Cette taxation des mobiles monnaie existait déjà dans bon nombre de pays tels que la Cote d’Ivoire, le Burkina Faso, la Gambie, etc.
Beaucoup de pays sont victimes des inondations qui ont fait des dégâts matériels et l’excès de l’eau sous les récoltes crée une crainte au sein des paysans en termes d’affaiblissement du rendement agricole.
Les pays de l’Afrique Subsaharienne sont dans une crise de la dette a commencé par les économies émergentes. D’où la tenue du sommet de l’Union africaine à Lomé au Togo en le 14 mai 2025 pour explorer les voies et moyens de sortie de cette crise de la dette. L’objectif affiché : obtenir l’annulation de la dette de certains des pays les plus durement frappés et refondre un système financier international jugé inéquitable pour le continent. Et, ainsi, sortir de la spirale de la dette qui happe de plus en plus de pays.
Entre 2010 et 2024, le stock de dette publique africaine est passée de 436 milliards de dollars à 1 130 milliards, selon les chiffres annoncés par Patrick Ndzana Olomo, directeur du développement économique, de l’intégration et du commerce de la Commission de l’UA. En 2024, les États africains ont dépensé plus de 160 milliards de dollars pour le seul et unique service de la dette Service de la dette Remboursements des intérêts et du capital emprunté. , « soit bien plus que ce qu’elle consacre à ses systèmes de santé ou d’éducation », a insisté le chef de l’État togolais, Faure Gnassingbé, en ouverture du sommet.
Dans les trois pays du Sahel, pas une remise en cause de l’endettement mais plutôt un refus de l’utilisation des emprunts dans les secteurs choisis par les créanciers.
Enfin, il y a des conflits fonciers qui touchent principalement les paysans et l’ensemble de la communauté rurale. Récemment, beaucoup de communautés ghanéennes expulsées sur leurs terres ont regagné la Côte d’Ivoire.
En novembre 2024 :
Participation à l’assemblée climatique des femmes et à la contre COP africaine des peuples dans le cadre de réseautage avec le collectif africain pour la justice climatique. L’un des objectifs de ces rencontres était de partager le soutien et les idées pour intensifier les actions
Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
qui améliorent les processus de prise de décision et fournissent un accès à la justice et à la protection pour les communautés, et mettre leurs droits au-dessus des intérêts particuliers qui sont ou veulent capturer les ressources de l’Afrique. Un membre de la coordination des jeunes du CADTM Afrique, 2 femmes communautaires et 2 femmes de la coordination internationale des luttes féministes ont participé à ces assises.
| Voir WoMin Alliance sur l’Assemblée des Femmes d’Afrique de l’Ouest et du Centre sur le Climat |
Le 31 décembre 2024 :
Nous avons rédigé un communiqué sur : L’arrestation de dirigeants d’entreprises minières au Mali : récupérer les impôts impayés pour améliorer les conditions de vie de la population et non pour rembourser les dettes illégitimes. Les autorités de Bamako ont ensuite réclamé des arriérés d’impôt aux sociétés minières opérant dans le pays. Trois d’entre elles, Robex (Canada), Allied Gold (Canada), B2Gold (Canada), ont accepté en septembre 2024 de payer.
Du 06 au 11 avril 2025 :
Participation à l’assemblée générale des organisations membres du collectif africain pour la justice climatique à Nairobi au Kenya. Le secrétaire permanent Broulaye Bagayoko, le président d’Attac Togo Liebe et David du Kenya ont participé à cette assemblée. Ils ont fait une présentation sur la dette climatique et les réparations.
Du jeudi 24 au samedi 26 avril 2025 :
Du 24 au 26 avril 2025, à Abidjan en Côte d’Ivoire, le CADTM Afrique sur implication et invitation de Jeunes Volontaires pour l’Environnement a organisé le1er Forum des jeunes africain sur le foncier sous le thème « pression foncière et droits des communautés rurales, urbaines et autochtones en Afrique – Défis, résistances et perspectives de sécurisation. Le secrétaire permanant Broulaye Bagayoko, Layla Riahi de réseau nord-africain sur la souveraineté alimentaire plus un représentant du Forum national sur les stratégies économiques et sociales (FNSES) de Solange Koné ont participé à ce Forum. Broulaye a animé le thème « les droits fonciers des peuples autochtones : défis juridiques et reconnaissance des terres ancestrales » et Layla RIAHI de la Tunisie animé « les droits fonciers des femmes : défis législatifs et sociaux dans les systèmes fonciers traditionnels et modernes ». Le résultat obtenu est que le village Elokaté, les propriétaires terriens gagnent leur procès face à la société AB Building et recouvrent 60% de leur terre.
Ce Forum a réuni 45 membres de la société civile de 13 pays africains à Bingerville. Cette activité met en lumière les défis et les solutions liés à la souveraineté alimentaire et la sécurité foncière sur le continent.
Les objectifs de ce forum étaient les suivants :
Le CADTM Afrique a fait deux présentations dont l’un porte sur droits fonciers des peuples autochtones : défis juridiques et reconnaissance des terres ancestrales) et l’autre sur les droits fonciers des femmes : défis législatifs et sociaux dans les systèmes fonciers traditionnels et modernes animés par la Coordination internationale des Luttes féministes du CADTM Tunisie.
Il ressort des 2 présentations des constats et défis ci-après :
Exclusions quasi totales des femmes dans l’accès à la terre. Ni le droit coutumier ni le droit “post-colonial” ne reconnaissent le droit d’accès des femmes à la terre. Les femmes en Tunisie 52% de la force de travail 28% de la population active 24% des travailleurs occupés déclarés. Il y a une corrélation directe entre la taille de l’exploitation et l’implication des femmes dans les activités agricoles : plus la taille de l’exploitation augmente moins les femmes sont impliquées. A l’inverse, plus les exploitations sont petites, plus les responsabilités des femmes augmentent. Bien que souvent le travail des femmes dans les exploitations familiales (qui peut atteindre 80% de l’activité) n’est pas rémunéré. Les femmes rurales en Tunisie ⅓ des femmes tunisiennes 12% des habitants 83% de la main d’œuvre agricole.
Défis pour les femmes et les communautés :
Les modes d’accès à la terre au Mali :
| Voir ces 3 articles de Marina Kouakou (Influence msg) sur le 1er Forum des jeunes africains sur le foncier :
– Un panel sur le changement climatique, l’extractivisme et la pression foncière – Immersion à Akandjé, un village riche en traditions et défis fonciers – La souveraineté alimentaire et la sécurité foncière au centre des échanges Ainsi que la Déclaration d’Abidjan : 1er Forum des jeunes africains sur le foncier. |
Du 21 au 23 mai 2025 :
Depuis 2022, le CADTM Afrique en collaboration avec WoMin investissent des efforts importants au niveau continental pour soutenir et accompagner les femmes africaines dans leur résistance au modèle de développement néolibéral et destructeur financé par la Banque africaine de développement (BAD). Depuis plus de 2 ans, en partenariat avec des organisations partenaires en Afrique de l’Ouest et du Centre, nous renforçons notre travail pour amplifier les voix des femmes africaines en première ligne de la résistance contre les financements de la BAD. La campagne de réparations ciblant la BAD se déroule à merveille et les femmes développent leur résistance. C’est dans ce cadre-là que du 21 au 23 mai 2025, à Abidjan et Singrobo, en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, la coordination internationale des luttes féministes du CADTM Afrique en collaboration avec Womin, JVE, Grain plus d’autres organisations de la société civile africaine ont organisé un Contre Espace afin de dénoncer les projets financés par la BAD et qui ont impacté les communautés. Le secrétaire permanent Broulaye Bagayoko, Souleymane Sampebgo d’Attac Burkina Faso, une représentante du Forum national sur les stratégies économiques et sociales (FNSES) de Solange Koné ont participé à ce contre espace. Broulaye a animé le thème se rapportant à l’impact de la dette sur les droit humains et les concepts définitionnels de la dette extérieure et intérieure publique. La rencontre a pris fin par une visite de terrain pour voir les projets réalisés par la BAD et qui ont fortement impacté les communautés.
Cet événement était à la fois le 60e anniversaire de la Banque africaine de développement et le 50e anniversaire du Fonds africain de développement, deux entités qui forment le groupe de la BAD avec le Fonds fiduciaire du Nigeria.
Nous estimons qu’un tel événement et les festivités prévues par la Banque et le gouvernement ivoirien sont injustes au regard des défis auxquels sont confrontées les femmes et les communautés vivant autour des sites des projets financés par la BAD sur le continent. 60 ans de misère et d’appauvrissement, 50 ans de manipulation des économies africaines pour servir les intérêts des puissances étrangères, ça suffit !
Le contre-espace vise à construire et à renforcer la solidarité entre les communautés, les groupes, les mouvements et les organisations qui critiquent le modèle de financement et de développement néolibéral et néocolonial de la BAD.
Les femmes africaines et leurs communautés, en solidarité avec les organisations partenaires et alliées, ont saisi ce moment pour amplifier leurs voix et faire connaître leur résistance et leurs revendications, pour rendre visibles les conséquences négatives du modèle de développement néolibéral sur leurs corps et leurs territoires, pour articuler leurs demandes de réparation pour la perte de leurs moyens de subsistance, de leurs héritages culturels et traditionnels, la pression psychologique et les conséquences pour la nature et les générations futures.
Du 11 au 14 mai 2025 :
La coordination internationale des luttes féministes du réseau du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes CADTM Afrique a tenu, du 12 au 13 mai 2025, au centre d’accueil communautaire de la commune de Massigui, région de Dioïla et Bougouni.
Une session d’intégration des mesures d’adaptation et d’atténuation au changement climatique dans le PDESC des communes de Sanso, Domba et Massigui.
Les objectifs de la rencontre étaient :
| Voir ce reportage vidéo : « Crises climatiques : pratiques résilientes du CADTM Afrique en faveur des communes rurales du Mali » |
Du 29 au 31 juillet 2025 :
L’hôtel « Casa Cielo » de Cotonou a accueilli du 28 au 30 juillet 2025, une rencontre du Conseil international (CI) du Forum social mondial (FSM), en prélude à sa 17e édition prévue pour se tenir au Bénin du 4 au 8 août 2026. Le secrétaire permanant Broulaye Bagayoko, Solange Koné du Forum national sur les stratégies économiques et sociales (FNSES) et Emilie du CADD Bénin ont participé à ce contre espace. Une rencontre avec les médias pour annoncer l’événement a eu lieu au terme de ce conseil le 30 juillet 2025. Faire du continent africain, un moteur dans la fabrique des alternatives ; relocaliser la gouvernance des systèmes naturels, agricoles, alimentaires, énergétiques et culturels, tout en plaçant la culture au centre du processus comme vecteur de résistance. Cette rencontre a permis de définir les différents axes thématiques du Forum.
Ainsi, le climat figurant déjà dans les axes, le réseau CADTM Afrique a proposé comme axe, le financement du développement humain et la nouvelle crise de la dette avec des sous points :
Un exposé suivi de débats a été fait sur le thème : « face à l’impact du changement climatique et l’agriculture conventionnelle : quelles alternatives. Cet exposé a mis l’accent sur la COP 30, à Belém au Brésil et le sommet des peuples en marge de cette COP. Cet exposé a aussi mis l’accent sur les modèles agricoles respectueux de l’environnement, notamment l’agroécologie qui fait la promotion des intrants Intrants Éléments entrant dans la production d’un bien. En agriculture, les engrais, pesticides, herbicides sont des intrants destinés à améliorer la production. Pour se procurer les devises nécessaires au remboursement de la dette, les meilleurs intrants sont réservés aux cultures d’exportation, au détriment des cultures vivrières essentielles pour les populations. naturels, les intrants organiques, qui doit être accompagnés par tous les acteurs. L’Agroforesterie pour limiter les émissions des gaz à effet de serre. La reforestation, la production des bios-pesticides, la couverture permanente des sols avec des mangroves, l’élevage ne doit pas aller avec l’utilisation des produits toxiques et il faut donc valoriser l’élevage respectueux de l’environnement.
| Voir : « 17e Edition Du Forum Social Mondial Au Bénin : La Phase Préparatoire Officiellement Lancée » |
Du 1er au 08 octobre 2025 :
Nous avons participé à la réunion francophone du collectif africain pour la justice climatique ; à l’école politique écologique et à la contre COP africaine des peuples à Cotonou au Bénin. L’objectif de ces rencontres était de consolider le groupe francophone par un apprentissage mutuel entre les différents participants sur des questions telles que l’énergie, la dette climatique, l’agriculture industrielle et l’agroécologie comme réponse au changement climatique, l’impact des grands projets énergétiques sur l’environnement et les communautés concernées, les fausses solutions, etc.
Nous animons le groupe de travail dette climatique et avons organisé des sessions en ligne sur la dette climatique et les réparations. Nous avons délégué deux femmes de notre groupe dette climatique à une rencontre écoféministe sur la dette et les réparations qui s’est tenue du 15 au 21 septembre 2025, à Johannesburg en Afrique du Sud.
Cette réunion vise à rassembler les luttes populaires pour la justice climatique. Ce processus vise à mettre en relation les communautés touchées par le climat et les industries extractives (agriculteurs, pêcheurs, communautés urbaines pauvres) à travers l’Afrique australe, ainsi que des partenaires et alliés - notamment des ONG, des avocats et des universitaires militants - dans un espace politique populaire afin de :
● Partager et renforcer la solidarité autour des expériences et des impacts de la crise climatique ;
● Développer des connaissances collectives et des perspectives féministes afin d’élaborer une compréhension/un discours communs depuis la base sur la dette climatique et les réparations ;
● Explorer et/ou développer des campagnes, des stratégies et des actions communes abordant les mécanismes de paiement de la dette climatique et d’honorer les réparations aux populations touchées ;
● Potentiellement former la base pour construire une action collective ou un litige climatique communautaire unique mettant en évidence le sort des femmes africaines comme un angle important - l’aspect juridique serait un outil complémentaire important à un programme populaire sur la dette climatique.
Nous reconnaissons que de nombreux efforts sont en cours pour informer les luttes pour la justice climatique menées dans toute la région et considérons donc cette réunion comme faisant partie du processus visant à élargir, renforcer et unifier les luttes pour la justice climatique. Et, en particulier, à construire et à travailler à partir de la base pour définir le programme de la dette climatique et ce à quoi il ressemble, ainsi que la manière dont la dette doit être réglée.Ce processus sous-régional pourrait être le point de départ de processus similaires en Afrique occidentale, l’Ouest, orientale et centrale.
Voici quelques-uns des éléments clés de la réunion :
● Une séance plénière d’ouverture présentant le contexte politique de la réunion et donnant la parole à des témoignages poignants de communautés sur la crise climatique dans leur pays ;
● Des ateliers au cours desquels les communautés partagent leurs expériences de la crise climatique et établissent un lien avec la science du changement climatique ;
● Une conversation en plénière sur les causes du changement climatique, le rôle du financement climatique dans l’aggravation de la crise et les liens avec la dette climatique et les réparations, suivie de discussions en groupes de travail explorant le concept de dette climatique ;
● Des « Teach in » sous forme de café-débat sur les différents mécanismes développés jusqu’à présent pour traiter la dette climatique ;
● Mise en relation avec des militants du Sud (et du Nord) qui peuvent partager leur expérience et les leçons tirées des litiges climatiques et d’autres mécanismes de justice climatique ;
● Discussions en groupes de travail explorant les stratégies, les approches et les tactiques de campagne ;
● Une cérémonie de clôture en plénière lance un appel à l’action et présente certaines des prochaines étapes
| Voir : « 2e édition de la Contre-COP au Bénin : Les peuples africains tracent leur voie pour la justice climatique » |
Le CADTM Afrique compte 15 pays et 18 organisations membres. Il a 3 organes qui sont l’assemblée générale, le Groupe de coordination et le secrétariat permanent. L’assemblée élit les membres de la coordination par sous-régions et la coordination recrute le personnel du secrétariat permanent. Il compte deux espaces qui sont la coordination internationale des luttes féministes et le comité des études et de plaidoyer.
Son secrétariat est basé à Bamako au Mali qui s’occupe de la gestion administrative et financière.
SECRETARIAT RESEAU CADTM AFRIQUE, CAD-Mali Djélibougou Rue : 326 Porte : 26 - BP. 2521 Bamako - Mali - Tél./Fax : 20 24 01 34 / E-mail : secretariatcadtmafrique chez gmail.com
6 novembre, par Collectif , CADTM Afrique
3 avril, par CADTM Afrique , Serigne Sarr
30 janvier, par CADTM Afrique , Womin
2 janvier, par CADTM Afrique
Première journée de l’Université d’été du CADTM Afrique :
« Partout, il faut combattre la crise de la dette et sa logique néocoloniale qui confine les Etats africains dans une impossibilité d’assurer le bien-être de leurs populations »2 septembre 2024, par CADTM Afrique , Thérèse Di Campo
Déclaration d’Abidjan
Quatrième université du CADTM Afrique en coordination avec la marche mondiale des femmes (MMF) et le forum national sur les stratégies économiques et sociales (FNSES)30 juillet 2024, par CADTM Afrique
21 février 2024, par CADTM Afrique , Coordination des Luttes Féministes du CADTM Afrique
21 février 2024, par CADTM Afrique , Sarah Coppé , Coordination des Luttes Féministes du CADTM Afrique
1er décembre 2023, par CADTM Afrique , Bilaterals.org
21 novembre 2023, par CADTM International , CADTM Afrique
membre de la Coalition des Alternatives Africaines Dette et Développement (CAD-Mali) et Secrétaire Permanent du CADTM Afrique (Comité pour l’Abolition des Dettes Illégitimes) Tél : 65 88 11 53/74 90 73 95 e-mail : secretariatcadtmafrique chez gmail.com
21 octobre 2024, par CADTM International , Sushovan Dhar , Omar Aziki , Broulaye Bagayoko , Maxime Perriot , Veronica Carrillo Ortega
23 novembre 2023, par Broulaye Bagayoko
19 novembre 2023, par Aminata Dramane Traoré , Broulaye Bagayoko , Alexis Cukier , Martine Boudet , Raphaël Granvaud , Louiza Belhamici , Josie Bouchet , Marie-Claude Herboux , Aymeric Chouquet , Philippe Le Clerre , Patrick Farbiaz , Malika Kara Louar
16 novembre 2023, par Broulaye Bagayoko , Dramane Nikiema , Anne Theisen
23 février 2023, par Miguel Urbán Crespo , Broulaye Bagayoko , Dorothy Guerrero , Tarcísio Motta , Rityusha Mani Tiwary , Wim Moyaert
16 février 2023, par Morgan Ody , Miguel Urbán Crespo , Broulaye Bagayoko , Dorothy Guerrero , Tarcísio Motta , Rityusha Mani Tiwary
10 février 2023, par CADTM Afrique , Broulaye Bagayoko
14 septembre 2022, par Broulaye Bagayoko
8 août 2022, par Broulaye Bagayoko , Dramane Nikiema , Tiyonlé Fayam , Souleymane Sampebego
8 décembre 2021, par Broulaye Bagayoko