Ce patrimoine congolais conservé par la Belgique

Retour sur le texte de Sarah Ven Beurden

4 décembre 2020 par Robin Delobel , Anaïs Carton , Romain Compère


Le mouvement de protestation Black Lives Matters a pris une ampleur historique suite au meurtre de Georges Floyd par la police, le 25 mai 2020 aux États-Unis. C’est dans ce contexte qu’a eu lieu la manifestation du 7 juin 2020 à Bruxelles, où plus de 10.000 personnes ont protesté contre les violences policières et, plus largement, contre les injustices raciales. Ces mobilisations ont remis au cœur du débat public la question du racisme structurel et de sa continuité avec les préjudices nés du passé colonial. Au niveau belge, elles impliquent ainsi la nécessité de reconnaître la responsabilité de Léopold II et de l’État belge dans les crimes et les exactions commis par le passé au Congo.

Dans ce contexte, la déclaration du 30 juin 2020 du roi Philippe à l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance de la RDC, où le souverain reconnaissait les « actes de violence et de cruauté » de l’époque léopoldienne, est totalement insuffisante mais néanmoins inédite. C’est dans ce cadre qu’ont eu lieu des débats à la Chambre des représentants autour d’un projet de résolution, depuis longtemps repoussé, concernant un travail de mémoire à mener sur la période coloniale [1]. Lors de ces débats a été créée une Commission spéciale sur le passé colonial belge (parfois appelée Commission « Vérité et Réconciliation »). Avec une perspective d’une année de travaux, ladite commission devrait tout d’abord présenter un rapport préliminaire sur l’état des lieux de la recherche historique sur le sujet et de la recherche scientifique sur la relation entre ce passé et le racisme, la xénophobie et l’intolérance. La remise de ce rapport a pour l’instant été repoussée du mois d’octobre à celui de novembre. Soulignons que cette commission fait face à des enjeux éminemment importants et vastes comme garantir une composition représentative et interdisciplinaire, se doter d’un mandat et d’une méthodologie qui permettent de rencontrer les objectifs visés de vérité et de réconciliation, proposer un processus transparent et participatif vigilant à la place des victimes et des communautés, etc. Tout cela dans un timing réaliste.

À ce stade-ci des travaux, nous proposons, à travers une étude de Sarah Van Beurden [2], historienne spécialiste de l’Afrique centrale et de la culture (post-)coloniale et nommée comme experte pour accompagner ces travaux parlementaires, dans les lignes suivantes une illustration de la manière avec laquelle la Belgique a tenté de masquer sa dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
historique envers le Congo et d’atténuer sa responsabilité à travers une politique de « développement » ou de « coopération ».

 La naissance du « contentieux »

Pour rappel, le Congo (du moins dans ses frontières actuelles) est un État artificiel, créé de toutes pièces par Léopold II dont il est seul propriétaire entre 1886 et 1908. Les scandales des mains coupées et les sévices terribles opérés sur le peuple congolais, notamment dans le cadre de la récolte du caoutchouc (le fameux « caoutchouc rouge » [3]), amèneront le souverain, contraint par des protestations internationales, à léguer sa possession à l’État belge, lequel atténuera les excès des années léopoldistes sans pour autant en freiner l’exploitation. Le mouvement anticolonial, apparu dans la foulée des mouvements indépendantistes qui émaillent la fin des années 50, aboutira aux accords de la « Table ronde de Bruxelles », en 1960, et, très rapidement, à l’indépendance politique du Congo.

Si le Congo devient indépendant formellement parlant en 1960, le processus de séparation des institutions belges s’avère extrêmement complexe. Ses intérêts économiques dans la région amèneront l’État belge et certaines entreprises belges à déstabiliser le nouveau pouvoir en place (interventions militaires, assassinat de Patrice Lumumba le 17 janvier 1961, soutien à des mouvements « séparatistes » favorables aux intérêts des grandes entreprises belges...), rendant chaotique la route vers l’indépendance congolaise. Le contexte de violence et de de crises politiques qui caractérisaient les années suivant directement l’indépendance n’ont pas permis aux autorités de l’époque de construire un État stable, capable de se réapproprier les leviers de l’économie congolaise, lesquels vont donc en bonne partie rester entre les mains belges.

La question du patrimoine congolais deviendra une pomme de discorde récurrente (un « contentieux », selon la formule consacrée) entre les deux nations. En effet, si le Congo devient indépendant, il doit pouvoir affirmer sa souveraineté sur ses ressources économiques ainsi que sur son héritage culturel. Le gouvernement belge fera cependant tout pour retarder la rétrocession de cet héritage, qu’il s’agisse des titres de propriété de mines comme des œuvres d’art congolaises. Plus particulièrement, concernant l’héritage culturel congolais accaparé par les Belges, notoirement situé au musée de Tervuren, l’État belge usera d’une multitude de stratégies pour ne pas se séparer de ce qui est désormais considéré par l’opinion publique dominante comme un patrimoine... belge.

 Endiguer les revendications

Rapidement, les Belges usèrent de tactiques pour neutraliser les demandes congolaises de rapatriement de leur patrimoine. La première table-ronde (20 janvier-20 février 1960) voit se régler les aspects strictement « politiques » : date d’indépendance, structure et constitution du nouvel État Congolais. La seconde (26 avril-16 mai), réunie pour régler les aspects plus « économiques » de la décolonisation, voit se confronter une délégation congolaise non-préparée et non formée à la thématique (seule une poignée de Congolais avait bénéficié d’une formation universitaire) vis-à-vis d’experts belges compétents et bien renseignés. Bien que cette dernière rencontre n’ait pas de valeur juridique (les Congolais insistant à l’époque qu’il s’agissait d’entreprendre un « inventaire » du patrimoine congolais et de l’« étude de dossiers » devant éclairer le futur gouvernement congolais), elle allait durablement baliser les futures relations coloniales, du fait précisément des décisions qui n’ont pas pu y être prises. Comme l’a témoigné un chercheur, contemporain de ces négociations, « la conférence de la Table ronde économique n’a pas pu aboutir à des engagements contraignants, parmi lesquels, le règlement de l’héritage colonial, le type de relations à établir entre les deux pays après l’indépendance dans les divers domaines économique et social". Par ailleurs, la masse titanesque de sujets à traiter (attribution de la dette, assistance monétaire, investissements étrangers, etc.), leur complexité et l’incapacité de la délégation congolaise à en percevoir tous les enjeux rendait le rapport de forces profondément inégalitaire. Il est dès lors peu étonnant que la question du patrimoine culturel et historique congolais soit passée au second plan. Quand bien même, lorsque le sujet était mis sur la table par les Congolais, les Belges s’efforçaient systématiquement de le tenir hors des négociations.

Dans son article, Sarah Van Beurden montre que le directeur du musée de Tervuren, Lucien Cahen, défendait dans les années 70 un argumentaire visant à conserver à tout prix les collections de son musée. En l’occurrence, Cahen questionnait la focalisation congolaise sur le musée de Tervuren plutôt que sur les nombreuses collections privées d’art congolais existant en d’autres endroits du monde et instillait le doute sur la capacité du nouvel État à assumer la prise en charge de son héritage culturel, contribuant ainsi à l’image d’un État congolais instable et donc peu crédible. Cahen mettait également en évidence les points suivants : la valeur « universelle » des collections du musée et la légalité du processus d’acquisition des dites œuvres d’art. Soulignons que ce discours « légaliste », encore entendu de nos jours, fait appel à la légitimité d’un ordre juridique qui était alors... colonial. Par ailleurs, selon Martin Vander Elst, chercheur à l’UCLouvain, le recours à de tels arguments relève de la « fiction juridique patrimoniale qui n’est dans le fond rien d’autre que la traduction du droit des vainqueurs à la rapine et au blanchiment du fruit de leur larcin » [4].

Parallèlement à ce discours public, face aux accusations congolaises qui reprochaient aux autorités belges leurs manœuvres dilatoires, Cahen usa d’un discours dépolitisant dans son dialogue avec le gouvernement congolais. Tandis que ces derniers revendiquaient la restitution de leur patrimoine culturel, Cahen insistait sur l’établissement d’un programme de « collaboration » entre les deux États, dissimulant derrière des apparences égalitaires (discussion « d’un État à un autre ») la relation profondément déséquilibrée entre la Belgique et son ancienne colonie. On peut observer que les mêmes termes sont actuellement utilisés à propos des demandes de réparations et compensations économiques par rapport aux crimes commis pendant la colonisation. Utiliser le terme « restitution » ou « réparation » reviendrait en effet à reconnaître le rôle moral de la Belgique dans la colonisation, et à concéder que les collections de Tervuren appartiennent, au moins pour partie, bel et bien au peuple congolais.

 Les deux musées

En 1965, l’arrivée au pouvoir de Mobutu laissa espérer pour le gouvernement belge une relation moins conflictuelle entre les deux pays : le dictateur semblait initialement faire peu de cas de l’héritage culturel de son pays et paraissait plus « accomodant » que Lumumba, lorsque ce dernier était Premier Ministre de la RDC. Toutefois, le succès international de l’exposition Art of the Congo, qui voyait le musée de Tervuren prêter plusieurs œuvres prestigieuses à des musées américains entre 67 et 69, fut mal acceptée du côté congolais. L’exposition, présentée comme un partenariat belgo-américain, était révélatrice de l’incurie du nouveau régime quant à la dispersion de son patrimoine. C’est ainsi que Mobutu, après une période initiale de bonne entente avec les autorités belges, se fit plus revendicatif dès la fin des années 60 : la restitution des œuvres d’art devint un enjeu de souveraineté nationale. Le dictateur réactiva alors le discours de « restitution » du patrimoine congolais, et entama les négociations en ce sens avec le gouvernement belge.

Les discussions entre les deux pays aboutirent en 1971 à la création de l’IMNZ (Institut des Musées Nationaux du Zaïre [5]) projet de grande envergure destiné à devenir la vitrine culturelle du Congo, et visant à la création de plusieurs musées nationaux congolais. Du côté belge, on espérait ainsi pacifier le « contentieux » et enterrer les revendications congolaises, en se donnant l’image d’une ancienne colonie bienveillante, prodiguant son aide dans le cadre d’une gracieuse aide au développement. Concrètement, la Belgique proposait son expertise et une aide financière, elle mettait également à disposition trois « conseillers techniques » afin de guider et former les futurs dirigeants des musées congolais. Lucien Cahen était par ailleurs nommé directeur général de l’IMNZ. Du côté congolais, la perspective est tout autre : l’accord avec la Belgique n’était perçu que comme une première étape. La création des nouveaux musées était considérée comme un prérequis à la restitution du patrimoine national, et l’aide de la Belgique, une obligation morale de la part d’une ancienne puissance colonisatrice. Pendant ce temps, les collections d’art congolais restaient en Belgique.

Les Congolais se rendirent assez rapidement compte de la manœuvre. Après quelques années de collaboration, les fruits du partenariat étaient plutôt maigres : aucune œuvre d’art n’avait été rapatriée et les belges tenaient toujours les postes les plus élevés dans les musées de l’IMNZ. Des accusations de néo-colonialisme éclatèrent. Les Congolais considéraient en effet que l’objectif de formation de cadres avait été relégué au second plan par les Belges. Plus spécifiquement, ils pointaient le double discours du musée de Tervuren qui profitait du partenariat pour mener des missions de recherche et de collecte d’œuvres d’art pour son propre compte, derrière un discours policé.

 Zaïrianisation et authenticité

Sarah van Beurden revient ensuite sur le programme de « zaïrianisation » de Mobutu. Dès le début des années 70, le leader congolais développait en effet ce concept dans un but de réappropriation par la population de leur identité pré-coloniale. Si ce concept a pu être mobilisé dans le cadre économique pour nationaliser plusieurs entreprises occidentales (par exemple l’Union Minière du Haut Katanga, symbole du capitalisme belge), dans le champ culturel, la zaïrianisation prit corps à travers le concept d’« authenticité ». Le retour à une culture plus traditionnelle, « authentique », se traduisait notamment par un rejet des influences occidentales, comme en témoignaient le changement de nom des villes zaïroises (Léopoldville devint Kinshasa, Elisabethville devint Lubumbashi, etc.), l’abandon des noms chrétiens ou la ré-adoption des codes vestimentaires traditionnels (abacost pour « à bas le costume »).

Dans ce contexte, la restitution de l’art congolais revint sur le devant de la scène, notamment à l’agenda international. Mobutu, rendu à l’évidence de la mauvaise volonté belge en la matière, usa de son statut pour mettre la pression sur la Belgique. En 1973, lors d’une conférence internationale de critiques d’art se déroulant à Kinshasa, le leader congolais avait une première fois dénoncé la colonisation comme une époque de « pillage systématique », un langage qu’il allait réutiliser par la suite pour critiquer les positions de l’UNESCO (particulièrement une Convention de 1970 qui entérinait la non-rétroactivité des possessions nationales, et donc l’illégitimité d’une demande de restitution pour les pays colonisés). En octobre 1973, il alla jusqu’à porter son message devant l’Assemblée générale de l’ONU, dénonçant le pillage systématique et sauvage des œuvres artistiques congolaises et demandant à l’ONU de voter une résolution pour la restitution de ce patrimoine [6]. L’attitude assertive de Mobutu n’était pas exempte de toute arrière-pensée stratégique : elle permettait conjointement de critiquer ouvertement la Belgique tout en se positionnant aux yeux du monde comme une figure de proue du mouvement de décolonisation. Les relations avec la Belgique devinrent plus tendues à mesure que les demandes du gouvernement congolais se firent plus insistantes. Pour autant, cette attitude n’aboutit à aucun résultat immédiat. Il était difficile d’aboutir à un accord international et les Belges étaient particulièrement irrités de ces changements d’attitude, qu’ils considéraient comme le symptôme d’une instabilité du régime congolais et de son leader. Particulièrement, l’attitude congolaise mettait à mal le discours de « coopération au développement » que le gouvernement belge entendait mettre en avant comme vitrine.

De manière générale, les pays européens contestèrent systématiquement le langage utilisé par leurs anciennes colonies dans les institutions internationales. Les anciens colonisateurs insistèrent sur l’incapacité de ces pays à reprendre en charge leur patrimoine. En 1973, quelques semaines après le discours de Mobutu aux Nations Unies, le ministre belge des Affaires étrangères, Renaat Van Elslande, vint prononcer un discours à Kinshasa dans lequel il abordait enfin la question d’un éventuel « transfert » d’œuvres d’art. La position belge était la suivante : le gouvernement pouvait désormais l’envisager, mais les transferts seraient considérés comme un « cadeau » de la Belgique, concédé dans le cadre de la relation de « coopération au développement » entre les deux pays. La Belgique conditionnait donc ledit transfert à l’adoption d’un discours neutralisé, exempt de l’attitude plus de confrontation du leader zaïrois.

 Des transferts décevants

Il fallut cependant attendre 1976 pour qu’un accord aboutisse entre les deux pays sur la question du patrimoine. Le Zaïre était alors fragilisé économiquement, ses politiques de nationalisations s’étant révélées désastreuses, et l’IMNZ était confronté à une baisse dramatique de ses financements. Dans le cadre d’un accord de compensation de propriétaires belges (dont les entreprises avaient été nationalisées durant la zaïrianisation), la Belgique décidait de poursuivre sa collaboration (et donc son financement) avec l’IMNZ. Dans un geste symbolique, le ministre Van Elslande annonça le retour de 1.042 objets d’art congolais vers le musée d’art national de Kinshasa. L’événement suscita autant d’espoir du côté congolais que de crainte du côté du musée de Tervuren : n’était-ce pas là un témoignage de la reconnaissance de la dette historique belge ? Les espoirs congolais s’évanouirent cependant rapidement : sur le millier d’objets restitués, seulement une centaine était la propriété du musée de Tervuren. La majorité des autres objets avaient été envoyés au musée de Tervuren pendant la période d’indépendance et pouvaient difficilement être considérés comme propriété belge. Surtout, la majorité des objets d’art avait peu de valeur et le musée de Tervuren gardait jalousement les pièces de prestige. Aucun accord majeur de restitution du patrimoine n’aboutit ultérieurement le Congo et la Belgique. Pire : l’instabilité politique des années 1990 et 2000 eut pour conséquence l’apparition de certaines œuvres d’art congolais au marché noir, dont certaines étaient propriété de l’IMNZ, légitimant ainsi les craintes formulées par le musée de Tervuren.

 L’avenir du musée de Tervuren : une question politique

Au lendemain de son élection, le président français Emmanuel Macron avait commandé aux expert∙e∙s Bénédicte Savoy et Felwine Sarr un rapport [7] sur la restitution, temporaire ou définitive, vers leurs pays d’origine, du patrimoine africain détenu par l’État français. Ledit rapport, remis en novembre 2018, avait fait grand bruit. En soulignant le fait que « la quasi-totalité du patrimoine matériel des pays d’Afrique situés au sud du Sahara se trouve conservée hors du continent », le rapport insistait sur la restitution dudit patrimoine et avait provoqué, sans surprise, une levée de boucliers de certaines personnalités et institutions françaises [8]. Depuis, les recommandations sont restées lettre morte. Toutefois, il s’agit d’une première étape fondamentale qui a permis de légitimer certaines revendications africaines en la matière, et sur laquelle se bâtiront d’autres objectifs futurs.

Aujourd’hui, alors qu’un travail de mémoire semble se dessiner au niveau belge et que l’élection de Félix Tshisekedi laisse entrevoir un espoir de stabilisation durable du Congo, le destin du patrimoine congolais et de sa restitution devrait faire l’objet d’un débat public. Il est également évident que la Commission Vérité et Réconciliation devra se positionner quant à la restitution du patrimoine artistique congolais. Ce serait l’occasion pour la Belgique de se départir de son discours artificiellement égalitaire en reconnaissant sa dette historique et symbolique, et de rendre une partie du patrimoine congolais, conservé illégitimement depuis des décennies à Tervuren. Car, parmi les 180.000 (!) objets qui y sont entreposés, en grande partie issus du Congo, nombreux sont ceux qui sont susceptibles d’être rapatriés vers leur pays d’origine. Sans une volonté politique, sans inventaire, ils risquent à ce rythme d’y rester encore longtemps.




Source : POUR

Notes

[1Voir interview de la députée Ecolo Véronique Waterschoot pour plus d’infos sur ce projet de résolution https://cadtm.org/Memoire-Coloniale-Interview-de-Veronique-Waterschoot

[2Van Beurden Sarah, « Restitution or Cooperation ? Competing visions of Post-Colonial Cultural Development in Africa ». Disponible sur https://pure.mpg.de/rest/items/item_2281200_9/component/file_2640567/content

[3À voir à ce sujet, le film Caoutchouc rouge, rouge Coltan, de Jean-Pierre Griez (2018).

[4Martin Vander Elst : « Politique de la restitution : reclaiming Lusinga ».

[5Initialement IMNC. Sous l’impulsion de Mobutu, le Congo changera de nom en octobre 1971.

[6« Pendant la période coloniale, nous avons subi non seulement le colonialisme, l’esclavagisme, l’exploitation économique, mais aussi et surtout un pillage sauvage et systématique de toutes nos œuvres artistiques. C’est ainsi que les pays riches se sont approprié nos meilleures et uniques pièces artistiques. Et nous sommes pauvres non seulement économiquement, mais aussi culturellement [...] C’est pourquoi je demande également que cette Assemblée générale vote une résolution demandant aux puissances riches qui possèdent des œuvres d’art des pays pauvres d’en restituer une partie afin que nous puissions enseigner à nos enfants et à nos petits-enfants l’histoire de leur pays ». Disponible sur https://undocs.org/pdf?symbol=fr/A/PV.2140.

[7SARR Felwine et SAVOY Bénédicte, « Rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain. Vers une nouvelle éthique relationnelle », 2018, disponible sur http://restitutionreport2018.com/.

[8Citons par exemple les propos de Stéphane Martin, président du Musée du quai Branly, qui qualifiait le rapport de « document sur la perception, dans la jeunesse et l’intelligentsia africaines, d’une frustration née de la colonisation et de ses conséquences ». Le Musée du quai Branly possède 70.000 œuvres d’art issues de l’Afrique subsaharienne, dont 46.000 obtenues pendant la période coloniale.

Robin Delobel

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