Découvrez le programme détaillé des prochaines rencontres d’automne du CADTM

3 août par CADTM Belgique


L’équipe du CADTM continue de travailler d’arrache pied pour préparer l’édition 2026 des Rencontres d’automne. Elles auront lieu du vendredi 9 octobre au dimanche 11 octobre 2026 à Liège, en Belgique. Nous avançons bien sur le programme que vous pouvez découvrir en détail ci-dessous, même si certaines intervenantes restent à préciser. N’oubliez pas de vous inscrire en cliquant sur ce lien.



 VENDREDI 9 OCTOBRE

17h/18h : Accueil
A partir de 21h : Moment festif

Pour s’inscrire, c’est ici

 SAMEDI 10 OCTOBRE

9h-10h30 : Atelier interactif et participatif sur l’audit de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
(Partie 1)

Description : Dans le cadre de cet atelier en deux parties (seconde partie de 11h à 12h30), découvrez de manière interactive ce qui se cache derrière le concept d’audit de la dette.
L’audit est un outil indispensable qui permet d’analyser plus en détails des décisions politiques et leurs conséquences sur les services publics, la santé, l’éducation, la culture, la bifurcation écologique ou encore la justice sociale.

Au travers de plusieurs petites animations, on s’interrogera sur les objectifs et les méthodes d’un audit de la dette. Nous reviendrons également sur quelques exemples d’audit qui ont eu lieu au cours de l’histoire, et nous proposerons aux participantes d’imaginer des applications concrètes d’un audit sur leurs territoires. Tout un chantier.

Présenté par l’équipe du CADTM

9h-10h30 : Conférence sur le Techno fascisme

Des informations seront publiées dans les prochaines semaines...

11h-12h30 : Atelier interactif et participatif sur l’audit de la dette (Partie 2)

Dans le cadre de cet atelier en deux parties (seconde partie de 11h à 12h30), découvrez de manière interactive ce qui se cache derrière le concept d’audit de la dette.
L’audit est un outil indispensable qui permet d’analyser plus en détails des décisions politiques et leurs conséquences sur les services publics, la santé, l’éducation, la culture, la bifurcation écologique ou encore la justice sociale.

Au travers de plusieurs petites animations, on s’interrogera sur les objectifs et les méthodes d’un audit de la dette. Nous reviendrons également sur quelques exemples d’audit qui ont eu lieu au cours de l’histoire, et nous proposerons aux participantes d’imaginer des applications concrètes d’un audit sur leurs territoires. Tout un chantier.

Présenté par l’équipe du CADTM

11h-12h30 : Quand le capitalisme dépasse les États : focus sur les fonds vautours Fonds vautour
Fonds vautours
Fonds d’investissement qui achètent sur le marché secondaire (la brocante de la dette) des titres de dette de pays qui connaissent des difficultés financières. Ils les obtiennent à un montant très inférieur à leur valeur nominale, en les achetant à d’autres investisseurs qui préfèrent s’en débarrasser à moindre coût, quitte à essuyer une perte, de peur que le pays en question se place en défaut de paiement. Les fonds vautours réclament ensuite le paiement intégral de la dette qu’ils viennent d’acquérir, allant jusqu’à attaquer le pays débiteur devant des tribunaux qui privilégient les intérêts des investisseurs, typiquement les tribunaux américains et britanniques.
et les tribunaux d’arbitrage

Description : Comment se fait-il que des multinationales puissent attaquer des États devant des tribunaux d’arbitrage ? Quel est le rôle du tribunal de la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque mondiale regroupe deux organisations, la BIRD (Banque internationale pour la reconstruction et le développement) et l’AID (Association internationale de développement). La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies.

En 2022, 189 pays en sont membres.

Cliquez pour plus de détails.
 ? Comment se fait-il que des biens nationaux puissent être saisis partout dans le monde sur la base des décisions de ces “arbitres” ? Comment se fait-il que des fonds dits “vautours” puissent acheter, au rabais, de la dette d’un État en grande difficultés financières pour faire un bénéfice faramineux sur son dos quelques années plus tard ?

Cette conférence explorera les outils de la finance internationale qui portent atteinte à la souveraineté des États au profit du capital. Elle donnera également des pistes et exemples de résistance comme la loi anti fonds vautour que le CADTM et le CNCD ont pu faire voter en Belgique en 2015.

Avec : Amina Hassani, Benjamin Lemoine, Éric Toussaint

Amina Hassani est juriste et chercheuse en droit international économique, spécialisée dans les modes de règlement des litiges (arbitrage commercial et d’investissement). Dans une perspective historique et critique, elle interroge les liens entre droit et capitalisme globalisé, en explorant les rapports de ce droit à l’économie et au politique à travers les luttes sociales, environnementales et climatiques. Elle a récemment publié « La justice du capital : quand les multinationales (dé)font la loi » aux Éditions La Fabrique.

Benjamin Lemoine est sociologue du politique, directeur de recherche CNRS au Centre Maurice Halbwachs, École Normale Supérieure de Paris, spécialiste de l’étude des liens entre États et finance privée. Il a publié Chasseurs d’États, La loi de New York et les fonds vautours à la poursuite de la souveraineté, ainsi que L’ordre de la dette, Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché (2016, 2022), aux éditions La découverte.

Éric Toussaint, docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international. Il est l’auteur d’une quinzaine de livres dont : Banque mondiale - Une histoire critique, Syllepse, 2022 ; Le Système Dette, Les liens qui libèrent, 2017 ; Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014.

14h-15h30 : Conférence gesticulée de Jeanstef « J’étais chauffeur » sur la mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
néolibérale et le rôle de la dette

Description : De son vécu de chauffeur poids lourd & de ses origines paysannes, Jeanstef met en lumière l’ADN du capitalisme, la maximisation des profits rendue possible grâce à la propriété privée.

On jette un œil dans sa remorque & ce qu’on y trouve est fabriqué à l’autre bout du monde avant d’être transporté par des travailleurs mis en concurrence par le dumping social qui se mondialise.Pour ce faire, il peut s’appuyer sur les traités de « libre échange » qui mettent en concurrence des normes qui ont raison de nos santés physique et socioéconomique.
Né au Congo, Jeanstef termine avec un focus sur le colonialisme au cœur de la division internationale du travail d’aujourd’hui.

14h-15h30 : Conférence : Les instruments impérialistes et comment y résister

Description : Les agressions impérialistes ont fortement augmenté au cours des dix dernières années. Bien qu’en déclin face à la montée de la Chine, les Etats-Unis restent la puissance mondiale la plus forte et la plus agressive. Il apporte sans réserve son soutien au génocide en cours contre le peuple palestinien. On analysera les caractéristiques des différentes puissances impérialistes : l’impérialisme étasunien dominant et le plus agressif, l’impérialisme russe, l’impérialisme européen occidental, la Chine comme impérialisme émergent. On abordera les résistances face aux agressions impérialistes.

Avec Solange Koné, Benjamin Burbaumer, Eric Toussaint et Franck Gaudichaud

Solange Kone : Forum sur les stratégies économiques et sociales de Côte d’Ivoire, membre du CADTM et membre de la Marche mondiale des femmes et d’autres mouvements sociaux. Solange Koné est également fondatrice de la Fédération nationale des organisations de santé de Côte d’Ivoire.

Benjamin Bürbaumer : économiste, maître de conférences à Sciences Po Bordeaux. Spécialiste de l’impérialisme et de l’économie politique internationale. Auteur de plusieurs ouvrages dont : Chine/États-Unis, le capitalisme contre la mondialisation, La Découverte, 2024
Éric Toussaint est porte-parole du CADTM international.

Franck Gaudichaud : professeur d’histoire et d’études latino-américaines contemporaines à l’Université de Toulouse, France. Co-président de l’association France Amérique Latine www.franceameriquelatine.org, il est également membre de la rédaction de la revue web Contretemps www.contretemps.eu.

16h-18h : Plénière : pour un féminisme antifasciste et anti-impérialiste

Plus d’informations à venir

 DIMANCHE 11 OCTOBRE

9h30 – 11h00 :Projection-discussion sur les dettes africaines et le passé coloniale belge. Mini film-documentaire réalisé avec Histoire crépues.

Description : En juin de cette année fut publiée une vidéo-documentaire réalisée par Histoire crépue, média indépendant français d’histoires coloniales et d’antiracisme, avec l’aide du CADTM. Ce mini film se penche sur les dettes illégitimes réclamées aux pays africain, décortique le caractère odieux de celles-ci et met en avant la nécessité de réalisations d’audits citoyen et de réparations.

Suite à la projection d’environ 20 minutes, nous accueillons François Makanga pour une discussion sur le passé coloniale belge, la place des mécanismes financiers dans la domination néocoloniale et sur les enjeux décoloniaux.

Avec : François Makanga

François Makanga est activiste, dramaturge, travailleur social & guide-conférencier décolonial à l’Africa muséum ainsi que pour d’autres institutions muséales et associations de la société civile afrodescendante. Il est aussi un activiste culturel qui allie convergence et sensibilisation des enjeux décoloniaux dans la création artistique européennes

9h30 - 11h00 : Espace de discussion pour donner suite aux rencontres antifascistes de Porto Alegre - Vers un front antifasciste en Europe

Description : Les partis de droite radicale ou d’extrême droite sont au gouvernement dans plusieurs pays européens. Le néofasciste Donald Trump soutient l’extrême-droite européenne, le gouvernement de Netanyahu en Israël, les gouvernements d’extrême droite en Argentine, au Chili, en Colombie, au Salvador et l’ancien président du Brésil, Jair Bolsonaro. Poutine a de nombreux points communs avec Trump, de même que Modi au pouvoir en Inde.
Face à la montée internationale du néofascisme, plus de 7000 personnes provenant d’une cinquantaine de pays se sont réunies à Porto Alegre au Brésil en mars 2026. Quelle suite donner à ce premier succès ? Que faire en Europe ?

Avec : Fernanda Gadea, Gabriella Lima et Cem Yoldas

Fernanda Gadea : Infirmière, fondatrice et membre de la Plateforme Canaries pour les droits des personnes migrantes. Très active dans la solidarité avec la Palestine et pour l’autodétermination du peuple sahraoui, ainsi que dans la plateforme « Non à l’OTAN OTAN
Organisation du traité de l’Atlantique Nord
Elle assure aux Européens la protection militaire des États-Unis en cas d’agression, mais elle offre surtout aux États-Unis la suprématie sur le bloc occidental. Les pays d’Europe occidentale ont accepté d’intégrer leurs forces armées à un système de défense placé sous commandement américain, reconnaissant de ce fait la prépondérance des États-Unis. Fondée en 1949 à Washington et passée au second plan depuis la fin de la guerre froide, l’OTAN comprenait 19 membres en 2002 : la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, auxquels se sont ajoutés la Grèce et la Turquie en 1952, la République fédérale d’Allemagne en 1955 (remplacée par l’Allemagne unifiée en 1990), l’Espagne en 1982, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque en 1999, la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie en 2004, l’Albanie et la Croatie en 2009, le Monténégro en 2017, la Macédoine du Nord en 2020, la Finlande en 2023 et la Suède en 2024.
 ». Coordinatrice nationale d’ATTAC en Espagne.

Gabriella Lima : Militante syndicale et anti-impérialiste. Membre du CADTM Suisse, du collectif Stop Pillage. Doctorante en histoire contemporaine (ou historienne). Auteure de « Don’t miss the bus ! », Les intérêts économiques suisses au Brésil durant la dictature militaire (1969-1979).

Cem Yoldas : militant antifasciste strasbourgeois, ancien porte-parole de la Jeune Garde ayant participé à la conférence antifa de Porto Alegre en mars 2026.

11h30-13h00 : Plénière de clôture anti-impérialiste

Description : Cette plénière sera l’occasion de dresser un état des lieux des agressions impérialistes et néocoloniales à l’échelle de la planète. Nous analyserons également la dimension raciste des politiques menées par des gouvernements comme celui de Donald Trump ou par l’Union européenne. Enfin, cette conférence sera l’occasion de donner des pistes de mobilisation concrète contre la montée du fascisme et la recrudescence des guerres impérialistes. Nous retracerons les différentes initiatives qui ont ponctué l’année 2026 et nous nous projetterons sur la suite.

Avec : Mireille Fanon, Gabriella Lima, Franck Gaudichaud, Solange Koné

Mireille Fanon Mendes France : fondatrice et co-présidente de la Fondation Frantz Fanon. En tant qu’activiste, elle travaille sur les questions touchant au capitalisme raciste et libéral, aux réparations politiques ; aux questions touchant à la colonialité du pouvoir,… Elle a été experte à l’ONU sur la question du racisme institutionnel touchant particulièrement les Afrodescendants et les Africains.

Solange Kone : Forum sur les stratégies économiques et sociales de Côte d’Ivoire, membre du CADTM et membre de la Marche mondiale des femmes et d’autres mouvements sociaux. Solange Koné est également fondatrice de la Fédération nationale des organisations de santé de Côte d’Ivoire.

Franck Gaudichaud est professeur d’histoire et d’études latino-américaines contemporaines à l’Université de Toulouse, France. Co-président de l’association France Amérique Latine www.franceameriquelatine.org, il est également membre de la rédaction de la revue web Contretemps www.contretemps.eu.

Gabriella Lima : Militante syndicale et anti-impérialiste. Membre du CADTM Suisse, du collectif Stop Pillage. Doctorante en histoire contemporaine (ou historienne). Auteure de « Don’t miss the bus ! », Les intérêts économiques suisses au Brésil durant la dictature militaire (1969-1979).