20 décembre 2023 par Hamza Hamouchene

Électrique ou fossile, les pays riches prévoient de poursuivre leur consommation d’énergie, fournie par les pays du Sud. David Iliff / CC BY-SA 3.0 / Wikimedia Commons
La transition énergétique se traduit par un « colonialisme vert », selon l’auteur de cette tribune. Le Maghreb et le Sahara pourraient fournir de l’électricité à l’Europe, alors que les populations manquent d’énergie.
Avec la COP28 qui se tient actuellement à Dubaï, c’est la cinquième fois que le monde arabe accueille les négociations sur le climat depuis leur création, en 1995.
En 2022, la COP27 de Charm el-Cheikh aboutissait à un accord sur le paiement des pertes et dommages, qui responsabilisait les pays riches pour les dommages climatiques causés dans les pays du Sud. Mais son manque de clarté quant aux mécanismes contraignants de financement risque de lui faire connaître le même sort que la promesse non tenue (formulée pour la première fois en 2009, lors de la COP15 à Copenhague), d’octroyer « 100 milliards de dollars de financement pour le climat d’ici à 2020 ».
En fait, c’est exactement ce scénario qui s’est concrétisé lors du premier jour de la COP28, avec seulement 400 millions de dollars en promesses de financement pour le fond sur les « pertes et dommages » provisoirement hébergé par la Banque mondiale
Banque mondiale
BM
La Banque mondiale regroupe deux organisations, la BIRD (Banque internationale pour la reconstruction et le développement) et l’AID (Association internationale de développement). La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies.
En 2022, 189 pays en sont membres.
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, contre l’avis initial des pays en développement.
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Source : Reporterre
est docteur en carcinogénèse environnementale de l’’Institute of Cancer Research, université de Londres. Il est membre fondateur d’’Algeria Solidarity Campaign (ASC) et d’’ Environmental Justice North Africa (EJNA), deux organisations londoniennes faisant campagne respectivement pour un changement démocratique pacifique en Algérie et pour la justice environnementale et climatique au Maghreb.
Il travaille aussi pour Platform, où il suit le dossier des intérêts britanniques dans le domaine de l’’énergie en Algérie. Il a publié deux rapports pour Platform : “Le renforcement des dictatures : Accaparement du gaz par le Royaume-Uni et les violations des droits humains en Algérie” et “La Prochaine revolution en Afrique du Nord : La lutte pour la Justice Climatique”.
Il travaillait auparavant pour Global Justice Now sur les questions liées au climat, à l’’alimentation et à la justice commerciale.
Il a publié des articles dans The Guardian, Counterpunch, New Internationalist, Red Pepper, Jadaliyya, openDemocracy, Pambazuka, El Watan, Maghreb Emergent et Huffington Post. Il a été interviewé entre autres par BBC Arabic, Al Jazeera, France 24 et RFI.
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