communiqué de presse

« Justice pour Sankara, justice pour l’Afrique »

18 juin 2010


Déjà près de 3200 signatures et de nombreux soutiens... de personnalités, d’artistes, d’associations et de partis... à l’appel « JUSTICE POUR SANKARA JUSTICE POUR L’AFRIQUE ».

Cette initiative internationale, la pétition existe en 5 langues, fait partie d’une nouvelle campagne lancée pour que l’affaire Sankara ne tombe pas dans l’oubli. La vérité sur son assassinat et les implications étrangères doivent être activement recherchées, les responsables jugés.

De nombreuses personnalités ont signé la pétition parmi lesquelles José Bové (député euroépen), Tiken Jah Fakoly (musicien), Eduardo Galeano (écrivain), Balufu Bakupa-Kanyinda (cinéaste), Didier Awadi (musicien), Jean Ziegler, Alain Mabanckou (écrivain), Didier Daeninckx (écrivain), Puis Njawé directeur du Messager (Cameroun), Bruce Clarks (artiste plasticien), Enrico Dagnino (photographe), Fidel Toe (ancien ministre du Burkina), Brice Makosso (« Publiez Ce Que Vous Payez »), Gustave Massiah (militant altermondialiste), Alain Lipietz, Moussa Demba Dembele (Directeur du Forum africain des alternatives), Michel Collon(écrivain), Camille de Vitry (documentariste), Houria Bouteldja (Présidente des indigènes de la république), Gisèle Rabesahala (ancienne ministre malgache de la Culture), Francine Bavay (Vice Présidente Verte du Conseil Régional d’Ile de France), Nicole Kiil-Nielsen (députée européenne), David Gakunzi (écrivain), Dia Thierno Ibrahima (universitaire), Silvestro Montanaro (journaliste), Sabina Guzzanti (actrice réalisatrice), Luigi De Magistris (Député européen), Eric Toussaint (économiste), Biyidi Awala (écrivain, présidente de SURVIE)...

Des partis : Les Verts, PCF, NPA, RND (Sénégal), UNIR/PS, FFS, PAI (Burkina), Partito della Rifondazione Comunista (Italie), MANIDEM (Cameroun), Parti SADI (Mali), etc..

De nombreuses associations… on trouvera une liste plus complète à l’adresse http://thomassankara.net/spip.php?article866 .

D’autres initiatives suivront pour amplifier cette nouvelle campagne.

Ci-dessous quelques extraits... du texte .... «  Cette même communauté internationale nous propose de nous apitoyer sur ce Continent pourtant si riche qu’est l’Afrique, tout en travaillant à perpétuer son assistance et sa soumission. En réalité, les vraies raisons des difficultés du continent sont à chercher dans les réseaux internationaux qui fomentent les guerres et les assassinats pour conserver leur mainmise sur les richesses du continent avec la complicité des pays occidentaux et de certains dirigeants africains. »

(...)

« Sankara a été assassiné parce qu’il dénonçait la dette odieuse Dette odieuse Selon la doctrine juridique de la dette odieuse théorisée par Alexander Sack en 1927, une dette est « odieuse » lorsque deux conditions essentielles sont réunies :

1) l’absence de bénéfice pour la population : la dette a été contractée non dans l’intérêt du peuple et de l’État mais contre son intérêt et/ou dans l’intérêt personnel des dirigeants et des personnes proches du pouvoir

2) la complicité des prêteurs : les créanciers savaient (ou étaient en mesure de savoir) que les fonds prêtés ne profiteraient pas à la population.

Pour Sack, la nature despotique ou démocratique d’un régime n’entre pas en ligne de compte. Une dette contractée par un régime autoritaire doit, selon Sack, être remboursée si elle sert les intérêts de la population. Un changement de régime n’est pas de nature à remettre en cause l’obligation pour le nouveau régime de payer les dettes du gouvernement précédent sauf s’il s’agit de dettes odieuses.

Traité juridique et financier par A.-N. SACK, ancien professeur agrégé à la Faculté de droit de l’Université de Petrograd.

Depuis cette définition « conservatrice », d’autres juristes et mouvement sociaux comme le CADTM ont élargi la définition de la dette odieuse en prenant notamment en compte la nature du régime emprunteur et la consultation ou nom des parlements nationaux dans l’approbation ou l’octroi du prêt.

Citons notamment la définition de la dette odieuse utilisée par la Commission pour la Vérité sur la dette grecque, qui s’appuie à la fois sur la doctrine de Sack mais aussi sur les Traités internationaux et les principes généraux du droit international :

Une dette odieuse est soit
1) une dette qui a été contractée en violation des principes démocratiques (ce qui comprend l’assentiment, la participation, la transparence et la responsabilité) et a été employée contre les plus hauts intérêts de la population de l’État débiteur alors que le créancier savait ou était en mesure de savoir ce qui précède." soit
2) une dette qui a pour conséquence de dénier les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels de la population alors que le créancier savait ou était en mesure de savoir ce qui précède"
.
et le diktat des puissances occidentales, mais aussi parce qu’il engageait une politique décidée dans son pays, orientée vers les besoins de son pays, pour la satisfaction des populations de son pays, tout en œuvrant pour le panafricanisme.
 »

(...)

«  Nous demandons l’ouverture des archives des pays que les témoignages désignent comme impliqués à savoir principalement la France, les USA, mais aussi la Côte d’Ivoire, le Togo et la Libye. Nous demandons que s’engage sans tarder, une enquête indépendante sur l’assassinat de Thomas Sankara. Ceci est un devoir pour la communauté internationale, un droit pour la famille Sankara, une exigence pour la jeunesse d’Afrique, une nécessité pour l’avenir de ce continent qui ne saurait se construire avec une histoire amputée de la vérité sur un des épisodes majeurs de la fin du 20e siècle. »

Le texte complet est à l’adresse http://thomassankara.net/spip.php?article866 .

14 juin 2010

contacts : contactjusticepoursankara (at) gmail.com