18 février

Katmandou, Nepal

La crise de la dette, la souveraineté alimentaire et le changement climatique

Quand ? Le 18 février 2024, de 14h00 à 15h30 (heure népalaise)
Où ? Forum social mondial du Népal, Katmandou

Une nouvelle phase dangereuse de la crise alimentaire est en train d’émerger : une catastrophe due à la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
qui conduit des millions de personnes supplémentaires à la famine. La crise financière est principalement due à des systèmes alimentaires non durables. Les finances des pays les plus pauvres du monde deviennent instables en raison d’une combinaison de facteurs tels que les systèmes alimentaires vulnérables au climat, les cycles d’expansion et de récession Récession Croissance négative de l’activité économique dans un pays ou une branche pendant au moins deux trimestres consécutifs. des produits de base, la dépendance à l’égard des importations et l’exploitation des flux financiers. Par ailleurs, une dette insoutenable Dette insoutenable C’est la dette dont la poursuite du paiement empêche les autorités de garantir aux citoyens l’exercice de leurs droits fondamentaux notamment en matière de santé, d’éducation, de logement, de revenu minimum et de sécurité. Si la poursuite du paiement de la dette empêche les autorités publiques de respecter leurs obligations fondamentales envers les citoyen·nes, le paiement en question peut être suspendu même si la dette est légitime et légale. rend les pays extrêmement vulnérables aux chocs et les empêche de réaliser les investissements vitaux dans la sécurité alimentaire et l’agriculture résiliente au changement climatique.

De nombreux pays ne sont pas en mesure de diversifier leur portefeuille de cultures en raison de leur dépendance à l’égard des importations de denrées alimentaires et d’engrais, ce qui les oblige à compter sur les cultures de rente pour rembourser leur dette. Les difficultés ont également été aggravées par des décennies de désengagement des services sociaux et de l’agriculture nationale. Les agriculteurs se retrouvent dans l’incapacité de rivaliser avec les géants de l’industrie au fur et à mesure que les prix des denrées alimentaires augmentent et diminuent. De plus, lorsque la question du climat s’aggrave, l’incertitude augmente, les récoltes sont détruites et l’endettement des paysans s’accroît. La session abordera la question de la crise de la dette et son impact sur la souveraineté alimentaire au niveau mondial.

Intervenant·es :
Farooq Tariq (Pakistan Kissan Rabita Committee)
Afsar Jafri (GRAIN)
David Otieno (Ligue des paysans du Kenya)
Tolbert Thomas Jallah (Liberia, Faith and Justice Network)
Jenny Ricks (South Africa, FIA)
Raouf Ben Med Goffa (Tunisia, Debt for Climate)
Philip Vinod Peacock (India/Germany, World Council of Reformed Churches )
Umme Salma Poppy (KHANI- Réseau pour la sécurité alimentaire, Bangladesh)

Organisé par : CADTM, Conseil œcuménique des Eglises (COE), GRAIN, Debt for Climate, Faith and Justice Network, Fight Inequality Alliance, KHANI & Kenyan Peasant League


Traduction(s)

À venir