Les banques de développement n’ont pas vocation à financer l’agrobusiness

19 octobre par Collectif


À la veille de la réunion annuelle des banques publiques de développement à Rome, des groupes du monde entier ont signé une lettre dénonçant leur financement de l’expansion de l’agriculture industrielle, de la destruction de l’environnement et du contrôle du système alimentaire par les entreprises. Les signataires, dont plusieurs membres du CADTM, affirment que seuls des mécanismes de financement entièrement publics et responsables, basés sur les besoins réels des populations, peuvent apporter de véritables solutions à la crise alimentaire mondiale.


Plus de 450 banques publiques de développement (BPD) du monde entier vont se retrouver à Rome les 19 et 20 octobre 2021 pour un second sommet international, baptisé Finance en commun. Durant le premier sommet à Paris en 2020, plus de 80 organisations de la société civile avaient publié une déclaration conjointe réclamant que les BDP arrêtent de financer les entreprises et projets agroalimentaires qui privent les communautés locales de leurs terres et de leurs ressources naturelles. Cette année, cependant, les BPD ont fait de l’agriculture et de l’agrobusiness la priorité de leur second sommet. C’est une grande source d’inquiétude pour les signataires ci-dessous, car les BPD se sont depuis longtemps spécialisées dans les investissements agricoles qui bénéficient aux intérêts privés et aux entreprises agroindustrielles, aux dépens des agriculteurs, des éleveurs, des pêcheurs, des travailleurs de l’alimentation et des peuples autochtones, portant sévèrement atteinte à leur souveraineté alimentaire, leurs écosystèmes et leurs droits humains.

 Nos inquiétudes

Les BPD sont des institutions publiques établies par les gouvernements nationaux ou les agences multilatérales pour financer des programmes gouvernementaux ou des entreprises privées dont les activités sont censées contribuer à l’amélioration de la vie des gens dans les endroits concernés, en particulier dans les pays du Sud. Beaucoup de banques de développement multilatérales, qui constituent un sous-groupe important parmi les BPD, fournissent également des services de conseil technique et politique aux gouvernements, les poussant à changer leur législation et leurs politiques pour attirer les investissements étrangers.

En tant qu’institutions publiques, les BPD se doivent de respecter et protéger les droits humains et sont supposées être redevables au public de leurs actions. Aujourd’hui, les banques de développement dépensent collectivement plus de 2000 milliards de dollars US par an pour financer des entreprises publiques et privées dans le but de construire des routes, des centrales électriques, des fermes et des plantations industrielles et autres au nom du « développement ». On estime qu’à lui seul, le secteur agricole et alimentaire bénéficie de 1400 milliards de dollars. Le financement des entreprises privées par les BPD, qu’il se fasse par la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
ou l’achat de participations, vise à faire de l’argent mais une grande partie des dépenses est soutenue et financée par le public, c’est-à-dire par le travail et les impôts des citoyens.

Le nombre des BPD et le financement qu’elles reçoivent ne cessent d’augmenter. L’influence de ces banques augmente également, à mesure qu’elles font passer de plus en plus les fonds publics par le capital investissement, la « finance verte » et autres plans financiers pour réaliser les solutions prévues, plutôt que de soutenir de manière plus traditionnelle des programmes gouvernementaux ou des projets à but non lucratif. L’argent d’une banque de développement offre une sorte de garantie aux entreprises qui veulent investir dans les pays ou les industries dits à haut risque. Ces garanties Garanties Acte procurant à un créancier une sûreté en complément de l’engagement du débiteur. On distingue les garanties réelles (droit de rétention, nantissement, gage, hypothèque, privilège) et les garanties personnelles (cautionnement, aval, lettre d’intention, garantie autonome). permettent aux entreprises de lever plus de fonds auprès de bailleurs privés et d’autres banques de développement, à des taux souvent intéressants. Les banques de développement jouent donc un rôle crucial : elles donnent aux multinationales des moyens qu’elles n’auraient pas autrement pour poursuivre leur expansion dans les marchés et les territoires du monde entier - depuis les mines d’or d’Arménie aux barrages hydroélectriques controversés de Colombie, en passant par les projets catastrophiques de gaz naturel en Mozambique.

De plus, de nombreuses banques de développement multilatérales font tout pour influencer ouvertement les législations et politiques au niveau national via leurs services de conseil technique aux gouvernements et les systèmes de classification, tels que l’initiative Améliorer le climat des affaires dans l’agriculture de la Banque mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
. Les politiques qu’elles soutiennent dans des secteurs clés comme la santé, l’eau, l’éducation, l’énergie, la sécurité alimentaire et l’agriculture, ont tendance à favoriser le rôle des grandes entreprises et des élites. Et souvent, quand les communautés locales affectées, notamment les peuples autochtones et les petits agriculteurs, protestent, elles ne peuvent pas se faire entendre ou font l’objet de représailles. Ainsi en Inde, la Banque mondiale avait conseillé au gouvernement de déréguler le système de commercialisation des produits agricoles ; mais quand le gouvernement a voulu appliquer ce conseil sans consulter les agriculteurs et leurs organisations, cela a suscité d’importants mouvements de protestation.

Les banques publiques de développement affirment n’investir que dans des entreprises « durables » et « responsables » et prétendent que leur participation améliore le comportement des entreprises. Mais ces banques ont de lourds antécédents en matière d’investissement dans des entreprises qui sont impliquées dans l’accaparement des terres, la corruption, la violence, la destruction environnementale et d’autres graves violations des droits humains, autant d’exactions pour lesquelles elles n’ont pas véritablement eu à rendre de comptes. La dépendance croissante des banques de développement vis-à-vis des fonds de capital investissement offshore et de réseaux d’investissement complexes, dont les soi-disant intermédiaires financiers, pour faire passer leurs investissements rend le principe de redevabilité encore plus vague et permet à une petite élite financière toute-puissante d’engranger les bénéfices.

Il est très inquiétant de voir que les banques publiques de développement prennent aujourd’hui un rôle coordonné et central en matière d’alimentation et d’agriculture. Elles font partie de l’architecture financière mondiale qui entraîne la spoliation et la destruction écologique, causées en grande partie par l’agrobusiness. Au fil des ans, leurs investissements dans le secteur agricole ont concerné presque exclusivement les entreprises impliquées dans les plantations de monocultures, les projets d’agriculture contractuelle, les élevages industriels, les ventes de semences hybrides et génétiquement modifiées et de pesticides et les plateformes d’agriculture numérique dominées par les Big Tech. Les banques de développement n’ont montré aucun intérêt, ni jamais prouvé leur capacité à investir dans les communautés d’agriculteurs, de pêcheurs ou les communautés forestières qui produisent actuellement la majorité de l’alimentation mondiale. Elles préfèrent financer les accapareurs de terres et l’agrobusiness et détruire les systèmes alimentaires locaux.

 Des exemples douloureux

Voici quelques exemples importants de la tendance qu’on peut observer dans les projets des banques publiques de développement :

  • La Banque européenne pour la reconstruction et le développement et la Banque européenne d’investissement ont fourni de généreux financements aux entreprises agroalimentaires de certains des plus riches oligarques ukrainiens qui ont la mainmise sur des centaines de milliers d’hectares de terres.
  • La société luxembourgeoise SOCFIN et la société belge SIAT, les deux plus grands propriétaires de plantations de palmiers à huile et de caoutchouc d’Afrique ont reçu de nombreux prêts financiers des banques de développement, alors que leurs filiales sont impliquées jusqu’au cou dans l’accaparement des terres, des scandales de corruption et des violations des droits humains.
  • De multiples banques de développement (dont Swedfund, BIO, la FMO et la DEG) ont financé le projet raté de plantation de canne à sucre d’Addax Bioenergy en Sierra Leone qui, après son départ, a laissé aux communautés locales des dégâts considérables.
  • Le groupe britannique CDC et d’autres banques de développement européennes (dont BIO, la DEG, la FMO et Proparco) ont consacré plus de 150 millions de dollars aux plantations de palmiers à huile, aujourd’hui en faillite, de Feronia Inc en République démocratique du Congo, malgré une longue histoire de conflits avec les communautés locales concernant les terres et les conditions de travail, malgré les allégations de corruption et de sévères violations des droits humains à l’encontre des villageois.
  • Le Fonds commun pour les produits de base des Nations Unies a investi dans Agilis Partners, une société américaine impliquée dans l’expulsion violente de milliers de villageois ougandais pour mettre en place une grande exploitation céréalière.
  • Norfund et Finnfund détiennent Green Resources, une entreprise forestière norvégienne qui plante des pins en Ouganda sur des terres dérobées à des milliers d’agriculteurs locaux, entraînant des effets dévastateurs sur leurs moyens de subsistance.
  • La Banque japonaise pour la coopération internationale et la Banque africaine de développement ont investi dans une ligne de chemin de fer et une infrastructure portuaire pour permettre à Mitsui (Japon) et Vale (Brésil) d’exporter du charbon de leurs sites miniers dans le nord du Mozambique. Ce projet, lié au projet agroalimentaire controversé de ProSavana, a entraîné un accaparement des terres, des relocalisations forcées, des accidents mortels et la détention et la torture des opposants au projet.
  • La Banque chinoise de développement a financé le Barrage Gibe III en Éthiopie, un projet écologiquement et socialement désastreux. Destiné à la production électrique et à l’irrigation de grandes plantations de canne à sucre, de coton et de palmiers à huile, comme le gigantesque projet de développement de la canne à sucre de Kuraz, le barrage a entravé le cours du fleuve dont dépendaient les populations autochtones de la basse vallée de l’Omo pour leur agriculture de décrue.
  • Au Nicaragua, la FMO et Finnfund ont financé MLR Forestal, une entreprise qui gère des plantations de cacao et de teck et est associée à des projets aurifères responsables du déplacement forcé de communautés d’ascendance africaine et de populations autochtones, ainsi que de destruction environnementale.
  • La Société financière internationale (IFC) et la Banque interaméricaine de développement ont récemment accordé des prêts à Pronaca, la quatrième entreprise de l’Équateur, pour l’expansion de sa production intensive de porcs et de volailles, malgré l’opposition de groupes internationaux et équatoriens, notamment les communautés autochtones locales dont l’eau et les terres ont été polluées par les activités d’expansion de l’entreprise.
  • La Banque interaméricaine de développement envisage d’accorder un nouveau prêt de 43 millions de dollars à Marfrig Global Foods, le deuxième producteur de bœuf mondial, sous prétexte de promouvoir le « bœuf durable ». De nombreux rapports ont démontré que la chaîne d’approvisionnement de Marfrig est directement liée à la déforestation illégale en Amazonie et dans le Cerrado et à des violations des droits de l’homme. L’entreprise a également fait l’objet d’accusations de corruption. Une campagne internationale exhorte actuellement les BPD à supprimer tous leurs investissements dans les exploitations d’élevage industriel.

 Il nous faut de meilleurs mécanismes pour bâtir la souveraineté alimentaire

Gouvernements et agences multilatérales commencent enfin à admettre que le système alimentaire mondial actuel n’a pas résolu le problème de la faim et est un facteur essentiel de multiples crises, qu’il s’agisse des pandémies, de l’effondrement de la biodiversité ou de l’urgence climatique. Mais ils ne font rien pour s’attaquer aux grandes entreprises qui dominent le système alimentaire industriel et son modèle de production, de commerce et de consommation. Bien au contraire, ils encouragent toujours plus d’investissement d’entreprise, de partenariats public-privé et de subventions en faveur de l’agrobusiness.

Le sommet des banques de développement de cette année a été délibérément conçu pour suivre dans le sillage du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires. Celui-ci avait été présenté comme un forum mondial destiné à trouver des solutions aux problèmes du système alimentaire mondial, mais s’est fait pirater par les intérêts des industriels et n’est guère plus qu’un espace dédié aux grandes entreprises pour leur permettre de verdir et de faire l’apologie de l’agriculture industrielle. L’événement a fait l’objet de protestations et d’un boycott de la part des mouvements sociaux et de la société civile, notamment par le biais du Sommet mondial des peuples et de la Réponse autonome des peuples au Sommet des Nations unies sur les systèmes alimentaires, ainsi que par des académiques du monde entier.

Le sommet Finance en commun, qui met l’accent sur l’agriculture et l’agrobusiness, va suivre le même chemin. Ces financiers qui supervisent nos fonds et nos mandats publics vont se réunir avec les élites et des représentants des grandes entreprises pour élaborer des stratégies qui permettent à l’argent de continuer à affluer dans un modèle alimentaire et agricole qui mène à la crise climatique, augmente la pauvreté et aggrave toutes les formes de malnutrition. Très peu, voire aucun, des représentants des communautés affectées par les investissements des banques de développement, ces gens qui sont en première ligne et essayent de produire de quoi nourrir leur communauté, seront invités ou écoutés. Les BPD ne sont pas intéressées. Ce qu’elles cherchent, c’est à financer l’agrobusiness qui produit les denrées nécessaires aux projets commerciaux et financiers destinés à faire de l’argent, plutôt que nourrir les gens.

L’an dernier, une large coalition d’organisations de la société civile a fait d’énormes efforts pour simplement obtenir des banques de développement qu’elles acceptent de s’engager dans une démarche de droits humains et un développement mené par les communautés. Le résultat s’est limité à une déclaration finale diluée, qui ne s’est pas traduite en actes.

Nous ne voulons pas continuer à gaspiller notre argent, nos mandats et nos ressources publics dans des entreprises agroindustrielles qui privent les communautés locales de leurs terres, de leurs ressources naturelles et de leurs moyens de subsistance. Par conséquent :

Nous appelons à l’arrêt immédiat du financement des activités des entreprises agroindustrielles et des investissements spéculatifs par les banques publiques de développement.

Nous réclamons la création de mécanismes de financement entièrement publics et responsables afin de soutenir les efforts des populations pour bâtir la souveraineté alimentaire, faire du droit à l’alimentation une réalité, protéger et restaurer les écosystèmes et faire face à l’urgence climatique.

Nous réclamons la mise en place de mécanismes solides et efficaces qui fournissent aux communautés un accès à la justice en cas d’atteinte aux droits humains ou de dommages sociaux et environnementaux causés par les investissements des BPD.

  • Fundación Plurales - Argentina
  • Fundación Ambiente y Recursos Naturales (FARN) - Argentina
  • Foro Ambiental Santiagueño - Argentina
  • Armenian Women For Health &Healthy Environment NGO /AWHHE/ - Armenia
  • Australian Food Sovereignty Alliance - Australia
  • SunGem - Australia
  • Welthaus Diözese Graz-Seckau - Austria
  • Turkmen Initiative for Human Rights - Austria
  • FIAN Austria - Austria
  • Oil Workers’ Rights Protection Organization Public Union - Azerbaijan
  • Initiative for Right View - Bangladesh
  • Right to Food South Asia - Bangladesh
  • IRV - Bangladesh
  • Bangladesh Agricultural Farm Labour Federation [BAFLF] - Bangladesh
  • NGO « Ecohome » - Belarus
  • Eclosio - Belgium
  • AEFJN - Belgium
  • FIAN Belgium - Belgium
  • Entraide et Fraternité - Belgium
  • Africa Europe Faith & Justice Network (AEFJN) - Belgium
  • Coalition for Fair Fisheries Arrangements - Belgium
  • Eurodad - Belgium
  • Friends of the Earth Europe - Belgium
  • Alianza Animalista La Paz - Bolivia
  • Instituto de Estudos Socioeconômicos (Inesc) - Brazil
  • Centro Ecologico - Brazil
  • FAOR Fórum da Amazônia Oriental - Brazil
  • Articulação Agro é Fogo - Brazil
  • Campanha Nacional de Combate e Prevenção ao Trabalho Escravo - Comissão Pastoral da Terra/CPT - Brazil
  • Clínica de Direitos Humanos da Amazônia -PPGD/UFPA - Brazil
  • Universidade Federal Fluminense IPsi - Brazil
  • Associação Brasileira de Reforma Agrária - Brazil
  • Rede Jubileu Sul Brasil - Brazil
  • Alternativas para pequena agricultura no Tocantins APATO - Brazil
  • CAPINA Cooperação e Apoio a Projetos de Inspiração Alternativa - Brazil
  • Marcha Mundial por Justiça Climática / Marcha Mundial do Clima - Brazil
  • MNCCD - Movimento Nacional Contra Corrupção e pela Democracia - Brazil
  • Marcha Mundial por Justiça Climática/Marcha Mundial do Clima - Brazil
  • Support Group for Indigenous Youth - Brazil
  • Comissão Pastoral da Terra -CPT - Brazil
  • Equitable Cambodia - Cambodia
  • Coalition of Cambodian Farmers Community - Cambodia
  • Struggle to Economize Future Environment (SEFE) - Cameroon
  • Synaparcam - Cameroon
  • APDDH -ASSISTANCE - Cameroon
  • Inter Pares - Canada
  • Vigilance OGM OGM
    Organisme génétiquement modifié
    Organisme vivant (végétal ou animal) sur lequel on a procédé à une manipulation génétique afin de modifier ses qualités, en général afin de le rendre résistant à un herbicide ou un pesticide. En 2000, les OGM couvraient plus de 40 millions d’hectares, concernant pour les trois-quarts le soja et le maïs. Les principaux pays producteurs étaient les USA, l’Argentine et le Canada. Les plantes génétiquement modifiées sont en général produites intensivement pour l’alimentation du bétail des pays riches. Leur existence pose trois problèmes.


    - Problème sanitaire. Outre la présence de nouveaux gènes dont les effets ne sont pas toujours connus, la résistance à un herbicide implique que le producteur va multiplier son utilisation. Les produits OGM (notamment le soja américain) se retrouvent gorgés d’herbicide dont dont on ignore les effets sur la santé humaine. De plus, pour incorporer le gène nouveau, on l’associe à un gène de résistance à un antibiotique, on bombarde des cellules saines et on cultive le tout dans une solution en présence de cet antibiotique pour ne conserver que les cellules effectivement modifiées.


    - Problème juridique. Les OGM sont développés à l’initiative des seules transnationales de l’agrochimie comme Monsanto, pour toucher les royalties sur les brevets associés. Elles procèdent par coups de boutoir pour enfoncer une législation lacunaire devant ces objets nouveaux. Les agriculteurs deviennent alors dépendants de ces firmes. Les États se défendent comme ils peuvent, bien souvent complices, et ils sont fort démunis quand on découvre une présence malencontreuse d’OGM dans des semences que l’on croyait saines : destruction de colza transgénique dans le nord de la France en mai 2000 (Advanta Seeds), non destruction de maïs transgénique sur 2600 ha en Lot et Garonne en juin 2000 (Golden Harvest), retrait de la distribution de galettes de maïs Taco Bell aux USA en octobre 2000 (Aventis). En outre, lors du vote par le parlement européen de la recommandation du 12/4/2000, l’amendement définissant la responsabilité des producteurs a été rejeté.


    - Problème alimentaire. Les OGM sont inutiles au Nord où il y a surproduction et où il faudrait bien mieux promouvoir une agriculture paysanne et saine, inutiles au Sud qui ne pourra pas se payer ces semences chères et les pesticides qui vont avec, ou alors cela déséquilibrera toute la production traditionnelle. Il est clair selon la FAO que la faim dans le monde ne résulte pas d’une production insuffisante.
    - Canada
  • SeedChange - Canada
  • Place de la Dignité - Canada
  • National Farmers Union - Canada
  • Corporación para la Protección y Desarrollo de Territorios Rurales- PRODETER - Colombia
  • Grupo Semillas - Colombia
  • Groupe de Recherche et de Plaidoyer sur les Industries Extractives (GRPIE) - Côte d’Ivoire
  • Réseau des Femmes Braves (REFEB) - Côte d’Ivoire
  • CLDA - Côte d’Ivoire
  • Counter Balance - Czech Republic
  • AfrosRD - Dominican Republic
  • Conseil Régional des Organisations Non gouvernementales de Développement - DR Congo
  • Construisons Ensemble le MONDE - DR Congo
  • Synergie Agir Contre la Faim et le Réchauffement Climatique , SACFRC. - DR Congo
  • COPACO-PRP - DR Congo
  • AICED - DR Congo
  • Réseaux d’informations et d’appui aux ONG en République Démocratique du Congo ( RIAO - RDC) - DR Congo
  • Latinoamérica Sustentable - Ecuador
  • Housing and Land Rights Network - Habitat International Coalition - Egypt
  • Pacific Islands Association of Non-Governmental Organisations (PIANGO) - Fiji
  • Internationale Situationniste - France
  • Pouvoir d’Agir - France
  • Europe solidaire sans frontières (ESSF) - France
  • Amis de la Terre France - France
  • Médias Sociaux pour un Autre Monde - France
  • ReAct Transnational - France
  • CCFD-Terre Solidaire - France
  • CADTM France - France
  • Coordination SUD - France
  • Движение Зеленных Грузии - Georgia
  • NGO « GAMARJOBA » - Georgia
  • StrongGogo - Georgia
  • FIAN Deutschland - Germany
  • Rettet den Regenwald - Germany
  • Angela Jost Translations - Germany
  • urgewald e.V. - Germany
  • Abibinsroma Foundation - Ghana
  • Alliance for Empowering Rural Communities - Ghana
  • Organización de Mujeres Tierra Viva - Guatemala
  • Campaña Guatemala sin hambre - Guatemala
  • PAPDA - Haïti
  • Centre de Recherche et d’Action pour le Developpement (CRAD) - Haiti
  • Ambiente, Desarrollo y Capacitación (ADC ) - Honduras
  • Rashtriya Raithu Seva Samithi - India
  • All India Union of Forest Working People AIUFWP - India
  • Centre for Financial Accountability - India
  • People First - India
  • Environics Trust - India
  • ToxicsWatch Alliance - India
  • Food Sovereignty Alliance - India
  • Indonesia for Global Justice (IGJ) - Indonesia
  • kruha - Indonesia
  • Wahana Lingkungan Hidup Indonesia (WALHI) - Indonesia
  • JPIC Kalimantan - Indonesia
  • تانيا جمعه /منظمه شؤون المراه والطفل - Iraq
  • ICW-CIF - Italy
  • PEAH - Policies for Equitable Access to Health - Italy
  • Focsiv Italian federation christian NGOs - Italy
  • Casa Congo- Italy
  • ReCommon - Italy
  • Schola Campesina - Italy
  • Japan International Volunteer Center (JVC) - Japan
  • Team OKADA - Japan
  • taneomamorukai - Japan
  • VoiceForAnimalsJapan - Japan
  • Keisen University - Japan
  • 000 PAF NPO - Japan
  • Missionary Society of Saint Columban, Japan - Japan
  • Migrants around 60 - Japan
  • Mura-Machi Net (Network between Villages and Towns) - Japan
  • Japan Family Farmers Movement (Nouminren) - Japan
  • Pacific Asia Resorce Center(PARC) - Japan
  • A Quater Acre Farm-Jinendo - Japan
  • Friends of the Earth Japan - Japan
  • Alternative People’s Linkage in Asia (APLA) - Japan
  • Mekong Watch - Japan
  • Family Farming Platform Japan - Japan
  • Africa Japan Forum - Japan
  • ATTAC Kansai - Japan
  • ATTAC Japan - Japan
  • Association of Western Japan Agroecology (AWJA) - Japan
  • Mennovillage Naganuma - Japan
  • Phenix Center - Jordan
  • Mazingira Institute - Kenya
  • Dan Owala - Kenya
  • Jamaa Resource Initiatives - Kenya
  • Kenya Debt Abolition Network - Kenya
  • Haki Nawiri Afrika - Kenya
  • Euphrates Institute-Liberia - Liberia
  • Green Advocates International (Liberia) - Liberia
  • Sustainable Development Institute (SDI) - Liberia
  • Alliance for Rural Democracy (ARD) - Liberia
  • Frères des Hommes - Luxembourg
  • SOS FAIM - Luxembourg
  • Collectif pour la défense des terres malgaches - TANY - Madagascar
  • Third World Network - Malaysia
  • Appui Solidaire pour le Développement de l’Aide au Développement - Mali
  • Réseau CADTM Afrique - Mali
  • Lalo - Mexico
  • Tosepanpajt A.C - Mexico
  • Maya sin Fronteras - Mexico
  • Centro de Educación en Apoyo a la Producción y al Medio Ambiente, A.C. - Mexico
  • Mujeres Libres COLEM AC - México
  • Grupo de Mujeres de San Cristóbal Las Casas AC - México
  • Colectivo Educación para la Paaz y los Derechos Humanos A.C. (CEPAZDH) - México
  • Red Nacional de Promotoras Rurales - México
  • Dinamismo Juvenil A.C - México
  • Cultura Ambiental en Expansión AC - México
  • Observatorio Universitario de Seguridad Alimentaria y Nutricional del Estado de Guanajuato - México
  • Centro Interdisciplinario de Investigación y Desarrollo Alternativo U Yich Lu’um AC - México
  • The Hunger Project México - México
  • Americas Program/Americas.Org - México
  • Association Talassemtane pour l’Environnement et Développement (ATED) - Morocco
  • Espace de Solidarité et de Coopération de l’Oriental - Morocco
  • LVC Maroc - Morocco
  • EJNA - Morocco
  • NAFSN - Morocco
  • Fédération nationale du secteur agricole - Morocco
  • Association jeunes pour jeunes - Morocco
  • Plataforma Mocambicana da Mulher e Rapariga Cooperativistas/AMPCM - MOZAMBIQUE - Mozambique
  • Justica Ambiental - JA ! - Mozambique
  • Community Empowerment and Social Justice Network (CEMSOJ) - Nepal
  • WILPF NL - Netherlands
  • Milieudefensie - Netherlands
  • Platform Aarde Boer Consument - Netherlands
  • Both ENDS - Netherlands
  • Foundation for the Conservation of the Earth,FOCONE - Nigeria
  • Lekeh Development Foundation (LEDEF) - Nigeria
  • Nigeria Coal Network - Nigeria
  • Spire - Norway
  • Pakistan Fisherfolk Forum - Pakistan
  • Gaza Urban Agriculture Platform (GUPAP) - Palestine
  • Union of Agricultural Work Committees - Palestine
  • WomanHealth Philippines - Philippines
  • Agroecology X - Philippines
  • SEARICE - Philippines
  • Alter Trade Foundation for Food Sovereignty, Inc - Philippines
  • Association pour la défense des droits à l’eau et à l’assainissement - Sénégal
  • Biotech Services Sénégal - Sénégal
  • Association Sénégalaise des Amis de la Nature - Sénégal
  • Alliance Sénégalaise Contre la Faim et la Malnutrition - Sénégal
  • Association Sénégalaise des Amis de la Nature - Sénégal
  • Alliance Sénégalaise Contre la Faim et la Malnutrition - Sénégal
  • Green Scenery - Sierra Leone
  • Land for Life - Sierra Leone
  • JendaGbeni Centre for Social Change Communications - Sierra Leone
  • Sierra Leone Land Alliance - Sierra Leone
  • African Centre for Biodiversity - South Africa
  • African Children Empowerment - South Africa
  • Cooperative and Policy Alternative Centre - South Africa
  • Fish Hoek Valley Ratepayers and Residents Association - South Africa
  • Consciously Organic - South Africa
  • Wana Johnson Learning Centre - South Africa
  • Aha Properties - South Africa
  • Sacred Earth & Storm School - South Africa
  • Earth Magic - South Africa
  • Oasis - South Africa
  • Envirosense - South Africa
  • Greenstuff - South Africa
  • WoMin African Alliance - South Africa
  • Seonae Eco Centre - South Africa
  • Eco Hope - South Africa
  • Kos en Fynbos - South Africa
  • Ghostwriter Grant - South Africa
  • Mariann Coordinating Committee - South Africa
  • Khanyisa Education and Development Trust - South Africa
  • LAMOSA - South Africa
  • Ferndale Food Forest and Worm Farm - South Africa
  • Mxumbu Youth Agricultural Coop - South Africa
  • PHA Food & Farming Campaign - South Africa
  • SOLdePAZ.Pachakuti - Spain
  • Amigos de la Tierra - Spain
  • Sindicato Andaluz de Trabajadores/AS - Spain
  • Salva la Selva - Spain
  • Loco Matrifoco - Spain
  • Entrepueblos/Entrepobles/Entrepobs/Herriarte - Spain
  • National Fisheries Solidarity(NAFSO) - Sri Lanka
  • Movement for Land and Agricultural Reform (MONLAR) - Sri Lanka
  • Agr. Graduates Cooperatives Union - Sudan
  • FIAN Sweden - Sweden
  • FIAN Suisse - Switzerland
  • Bread for all - Switzerland
  • Foundation for Environmental Management and Campaign Against Poverty - Tanzania
  • World Animal Protection - Thailand
  • Asia Indigenous Peoples Pact - Thailand
  • PERMATIL - Timor-Leste
  • Afrique Eco 2100 - Togo
  • AJECC - Togo
  • ATGF - Tunisia
  • Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux - Tunisia
  • Agora Association - Turkey
  • Uganda Land Rights Defenders - Uganda
  • Centre for Citizens Conserving Environment (CECIC) - Uganda
  • Hopes for youth development Association - Uganda
  • Uganda Consortium on Corporate Accountability - Uganda
  • Centre for Citizens Conserving Environment &Management (CECIC) - Uganda
  • Buliisa Initiative for Rural Development Organisation (BIRUDO)) - Uganda
  • Twerwaneho Listeners Club - Uganda
  • Alliance for Food Soverignity in Africa - Uganda
  • Global Justice Now - UK
  • Friends of the Earth International - UK
  • Compassion in World Farming - UK
  • Environmental Justice Foundation - UK
  • Fresh Eyes - UK
  • War on Want - UK
  • Friends of the Earth US - US
  • A Growing Culture - US
  • Center for Political Innovation - US
  • GMO/Toxin Free USA - US
  • Friends of the Earth US - US
  • Thousand Currents - US
  • Local Futures - US
  • National Family Farm Coalition - US
  • Community Alliance for Global Justice/AGRA Watch - US
  • Bank Information Center - US
  • Seeding Sovereignty - US
  • Yemeni Observatory for Human Rights - Yemen
  • Zambia Alliance for Agroecology and Biodiversity - Zambia
  • Zambian Governance Foundation for Civil Society - Zambia
  • Urban Farming Zimbabwe - Zimbabwe
  • Centre for Alternative Development - Zimbabwe
  • FACHIG Trust - Zimbabwe
  • Red Latinoamericana por Justicia Económica y Social - Latindadd - América Latina
  • European Coordination Via Campesina - Europe
  • Arab Watch Coalition - Middle East and North Africa
  • FIAN International - International
  • ESCR-Net - International
  • International Alliance of Inhabitants - International
  • Society for International Development - International
  • ActionAid International - International
  • International Accountability Project - International
  • Habitat International Coalition - General Secretariat - International
  • CIDSE - International
  • Transnational Institute - International
  • World Rainforest Movement - International
  • GRAIN - International

18 octobre 2021




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