Les organisations progressistes du Jammu-et-Cachemire appellent à la solidarité internationale

31 juillet par Collectif




La population du Jammu-et-Cachemire sous l’administration pakistanaise est confrontée à l’un des épisodes les plus sanglants de répression d’État de son histoire récente. Un mouvement de masse né autour de revendications économiques et démocratiques s’est heurté à des couvre-feux, à des coupures de communication, à des tirs à balles réelles et à des punitions collectives. L’administration du PaJK s’est une nouvelle fois révélé être une marionnette de l’État pakistanais, mettant en œuvre des politiques dictées par Islamabad plutôt que de répondre aux aspirations démocratiques de la population.

Le comité conjoint d’action Action
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Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
populaire du Jammu-et-Cachemire (JAAC) avait annoncé une « Longue Marche » le 9 juin, après des mois de mobilisation autour de revendications économiques et démocratiques. Au lieu de répondre à ces revendications légitimes, l’État pakistanais a lancé une répression de grande envergure le 5 juin. Les services Internet et de téléphonie mobile ont été suspendus, les descentes de police et les arrestations se sont intensifiées, et les forces de sécurité ont tenté d’écraser le mouvement avant qu’il ne prenne de l’ampleur.

Entre le 5 juin et le 27 juillet, au moins 45 personnes sont tombées en martyrs. Malgré cette répression, des milliers de personnes ont organisé des sit-in à la périphérie de la ville de Rawalakot et y sont restées malgré les tentatives répétées des autorités de les disperser par la force. Tout au long de cette période, le JAAC a constamment réaffirmé sa volonté d’engager un dialogue pacifique et de résoudre la crise par la négociation. L’État pakistanais s’est servi à plusieurs reprises de ces négociations comme d’une manœuvre dilatoire tout en poursuivant sa répression et en préparant de nouvelles violences.

Le 27 juillet, la « Longue Marche » a débuté. Bravant le couvre-feu et les intimidations de l’État, des milliers de personnes ont défilé vers Rawalakot. Les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants non armés, tuant 21 manifestants. Malgré ces meurtres, la population a réussi à repousser les Rangers (troupes paramilitaires) et a poursuivi son avancée.

Le 28 juillet, le massacre s’est encore intensifié : tuant 14 autres personnes à Rawalakot, Mirpur et dans d’autres villes du PaJK.

La répression va bien au-delà du recours à la force meurtrière. L’État pakistanais a délibérément restreint l’accès à l’approvisionnement alimentaire et entravé l’accès aux hôpitaux de Rawalakot, soumettant la population du Jammu-et-Cachemire à une punition collective dans le but de briser le mouvement. Ces actions constituent une grave atteinte aux droits démocratiques fondamentaux et à la dignité humaine.

Nous appelons la classe ouvrière internationale, les étudiants, les universitaires, les syndicats ainsi que les organisations démocratiques, progressistes et socialistes à exprimer leur solidarité avec du peuple du Jammu-et-Cachemire. Nous encourageons les organisations et les militants du monde entier à organiser des manifestations devant les ambassades et les consulats pakistanais dans leurs pays respectifs et à envoyer des lettres ou des e-mails de protestation au ministère des Affaires étrangères du Pakistan, au ministre fédéral chargé des Affaires du Cachemire et du Gilgit-Baltistan (voir ci-dessous), ainsi qu’aux missions diplomatiques pakistanaises ; en exigeant :

  • la fin immédiate du massacre,
  • retrait des forces de sécurité des rues,
  • le rétablissement des services Internet et de téléphonie mobile,
  • un accès sans restriction aux denrées alimentaires et aux soins médicaux,
  • la libération de tous les manifestants détenus, ainsi qu’une enquête indépendante sur les meurtres.

La population du Jammu-et-Cachemire résiste avec un immense courage à une répression d’une violence exceptionnelle. Sa lutte mérite la solidarité active des travailleurs, des étudiants et de tous ceux qui sont attachés à la démocratie et au droit des peuples opprimés à déterminer leur propre avenir !

Emails :
Ministre fédéral chargé des Affaires du Cachemire et du Gilgit-Baltistan : info chez kagbsafron.gov.pk
Ministère des Affaires étrangères du Pakistan : spokesperson.office1 chez mofa.gov.pk

Cette déclaration a été publiée conjointement par les organisations suivantes afin d’appeler à la solidarité avec la population du Jammu-et-Cachemire sous administration pakistanaise :

Jammu Kashmir National Students Federation (JKNSF)
Jammu Kashmir National Awami Party (JKNAP)
Jammu Kashmir Liberation Front (JKLF/Sagheer)
Jammu Kashmir Liberation Front (JKLF/Yasin)
Jammu Kashmir Students Liberation Front (JKSLF)
Peoples Revolutionary Front (PRF)
Daily Jeddojehad.com
South Asian Solidarity Network USA (SASN)


Traduction en français réalisée avec l’aide de Gabriella Lima

Collectif

Qui représente plusieurs individus considérés comme formant un ensemble caractérisé par des traits, des comportements communs.
Qui est le fait, l’œuvre de plusieurs individus.