La tragédie migratoire sur la route des Canaries
22 octobre 2025 par Fernanda Gadea

Illustration : Jorge Alaminos
Continuez à donner une voix à ceux qui n’en ont pas.
Dans un monde où l’actualité change à la vitesse d’un clic, il est facile que de nouveaux conflits remplacent les anciens, que des tragédies commencent à tomber dans l’oubli et que les voix les plus fragiles retournent au silence.
Mais la justice n’expire pas et la douleur de ceux qui souffrent ne disparaît pas simplement parce que de nouveaux titres apparaissent.
Par conséquent, continuer à donner une voix à ceux qui n’en ont pas est un acte de responsabilité et de mémoire. Il s’agit de ne pas se laisser anesthésier par l’indifférence ou la saturation de l’information. Chaque nouvelle crise ne peut effacer la précédente, elle doit servir à nous rappeler que la solidarité, cette « tendresse des peuples » dont nous parle Che Guevara, n’a pas de date d’expiration et que la dignité humaine ne peut pas être sélective.
Continuer à parler, à écrire et à agir en faveur des oubliés, c’est garder vivante notre conscience collective. Parce que tant qu’il y aura des gens sans voix, il y aura des raisons d’élever la nôtre.
D’où mon humble contribution à travers une courte présentation avec les chiffres, l’analyse et les commentaires de la tragédie, au cours des années 2023 et 2024, des morts en mer (qui ne sont pas des morts, ce sont des meurtres) dans leur tentative de rejoindre les côtes des îles Canaries depuis l’Afrique. Une tragédie qui s’éternise, parce que rien n’a été fait pour l’arrêter et parce que migrer à la recherche d’une vie digne d’être vécue est, avant tout, un droit humain inaliénable.
Lors de la séance plénière finale de la Conférence de Porto Alegre, le 29 mars 2026
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