2 mai 2025 par Collectif

Photo : Wayne77, CC, WIkimedia Commons, https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ilakaka-01.JPG
Après plus de 10 ans d’opposition au projet minier Base Toliara, et malgré la décision du Conseil des Ministres de lever la suspension de ses activités, les communautés affectées par ce projet n’ont toujours pas cessé d’appeler les autorités étatiques à arrêter les activités de ce projet minier qui menace leur santé, leurs droits fondamentaux et leur patrimoine naturel.
Alors que les activités de communication de Base Toliara étaient encore suspendues, on a vu les promoteurs de ce projet défiler en toute impunité pendant ces dernières années sur les chaînes de télévision et les réseaux sociaux, ainsi qu’auprès d’institutions telles que le Sénat. Quant aux communautés directement affectées par ce projet, force est de constater qu’elles se sont vues refuser l’accès aux médias et aux institutions étatiques qui sont restées sourdes à leurs interpellations. Des représentants de ces communautés étaient même venus dans la capitale, espérant transmettre leurs doléances au Président de la République, mais leur requête a été accueillie avec un mépris tel qu’on a refusé ne serait-ce que de réceptionner leur lettre.
Non seulement toutes les portes leur ont été fermées, mais le Gouvernement a décrété la réouverture de Base Toliara malgré leur opposition constante à ce projet depuis plus de 10 ans. Parce que c’est le seul moyen pour elles de se faire entendre, les communautés menées par les leaders du mouvement populaire d’opposition au projet Base Toliara se sont rassemblées le 23 mars pour une grande marche vers Andaboy - le site symbolique où le mouvement de protestation a débuté - pour manifester publiquement et pacifiquement leur refus de ce projet et leur détermination à défendre leurs droits et leur patrimoine naturel jusqu’au bout.
Face à la force de ce mouvement populaire, l’Etat a mis en exécution sa méthode habituelle de gestion de crises, en ordonnant encore une fois que leur manifestation pacifique soit violemment réprimée. Ainsi, trois (3) manifestants ont dû être amenés d’urgence à l’hôpital en raison des blessures causées par les grenades lacrymogènes. Par ailleurs, certains meneurs du mouvement ont été menacés d’arrestation par le pouvoir central.
D’aucuns accusent le CRAAD-OI d’être à l’origine de telles manifestations publiques et d’inciter les communautés à descendre dans la rue, mais au vu de tout ce qui précède, il est clair que le déni de leurs droits fondamentaux et le mépris dont les autorités ont fait preuve à leur égard les ont conduites à cette extrémité. A maintes reprises, le CRAAD-OI a interpellé en vain les autorités étatiques sur l’importance primordiale du respect des droits humains des communautés affectées par le projet Base Toliara pour assurer leur développement durable, le maintien de la paix et la cohésion sociale.
Malheureusement, on assiste aujourd’hui à la régression de plus en plus évidente des libertés fondamentales qui devraient être garanties Garanties Acte procurant à un créancier une sûreté en complément de l’engagement du débiteur. On distingue les garanties réelles (droit de rétention, nantissement, gage, hypothèque, privilège) et les garanties personnelles (cautionnement, aval, lettre d’intention, garantie autonome). par un Etat démocratique, ainsi qu’au rétrécissement inquiétant de l’espace civique à Madagascar, à travers la banalisation du harcèlement juridique et des arrestations des défenseurs des droits humains et de l’environnement, lesquels constituent les éléments du procédé classique employé par l’Etat Malagasy pour dissuader les citoyens de réclamer leurs droits fondamentaux grâce à des manifestations publiques.
Les organisations de la société civile signataires de ce Communiqué lancent un appel urgent à l’’Etat pour :
Qui représente plusieurs individus considérés comme formant un ensemble caractérisé par des traits, des comportements communs.
Qui est le fait, l’œuvre de plusieurs individus.
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