13 novembre 2025 par Eric Toussaint

Image cc - shut down frontex (in front of the frontex HQ) https://www.flickr.com/photos/noborder/2560885744/
L’extrême droite est au gouvernement dans plusieurs pays : Italie, Hongrie, Belgique (le premier ministre est de la NVA), Slovaquie, République tchèque, Finlande, Croatie, sans oublier la Suède (où l’extr-droite, sans faire partie du gouvernement minoritaire le soutient) [2].
L’extrême droite a réussi à devenir la première force politique en Italie (Frères d’Italie), en France (RN), en Hongrie (Fidesz-Union civique hongroise), aux Pays-Bas (PVV Partij voor de Vrijheid de Geert Wilders) [3] et en Autriche (FPÖ). Le Vlaams Belang (néofasciste) en Flandre lors des élections européennes de juin 2024 a été le parti qui a eu le plus de voix, il a devancé le parti flamand d’extr.-droite la NVA.
La présidence de la Commission européenne (= la conservatrice allemande Ursula Von Der Leyen) a passé un accord avec le groupe parlementaire d’extrême droite dirigé par Georgia Meloni d’Italie, ce qui a permis à ce groupe parlementaire d’extr.-droite d’obtenir un poste de vice-président exécutif de la Commission européenne [4] et de trois présidences de commissions [5]. C’est extrêmement important parce que les trois commissions que le groupe parlementaire européen de Meloni a obtenues, ce sont l’agriculture, le budget et les pétitions. Par conséquent les pétitions qui surgissent des populations européennes, les tentatives d’obtenir un référendum par exemple, vont être gérées par une commission qui est présidée par l’extrême droite.
Ursula Von Der Leyen est soutenue par 4 groupes parlementaires européens : 1. le groupe du parti populaire européen (CDU-CSU Allemagne, PP espagnol, ND Grèce,…) ; 2. le groupe des Socialistes et sociaux-démocrates (PS français, PS belge francophone, flamand, espagnol, grec, SPD allemand…) ; 3. le groupe RENEW dans lequel se trouve Macron et le MR de Belgique francophone qui est très à droite ; 4. Le groupe des Verts européen [6]. Comme indiqué plus haut, Ursula Von der Leyen soutenue par ces 4 groupes a passé des accords avec l’extr.-droite de Meloni (c-à-d le groupe ECR dont la NVA d’extr-droite flamande fait partie). C’est très très grave.
Sur le sujet de résultats des élections européennes de juin 2024, lire : Version 2.0 : Une Europe qui vire à droite et à l’extrême droite (Lire sur la nature de l’UE, lire ce court article : Pour une Europe des peuples ).
Une note positive récente : aux élections présidentielles en Irlande du 24 octobre 2025, Catherine Connolly candidate soutenue par toute la gauche a été élue. Elle s’oppose à l’adhésion de l’Irlande à l’OTAN
OTAN
Organisation du traité de l’Atlantique Nord
Elle assure aux Européens la protection militaire des États-Unis en cas d’agression, mais elle offre surtout aux États-Unis la suprématie sur le bloc occidental. Les pays d’Europe occidentale ont accepté d’intégrer leurs forces armées à un système de défense placé sous commandement américain, reconnaissant de ce fait la prépondérance des États-Unis. Fondée en 1949 à Washington et passée au second plan depuis la fin de la guerre froide, l’OTAN comprenait 19 membres en 2002 : la Belgique, le Canada, le Danemark, les États-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Islande, l’Italie, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas, le Portugal, auxquels se sont ajoutés la Grèce et la Turquie en 1952, la République fédérale d’Allemagne en 1955 (remplacée par l’Allemagne unifiée en 1990), l’Espagne en 1982, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque en 1999, la Bulgarie, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie en 2004, l’Albanie et la Croatie en 2009, le Monténégro en 2017, la Macédoine du Nord en 2020, la Finlande en 2023 et la Suède en 2024.
et elle critique ce qu’elle appelle la « militarisation de l’Union européenne », elle soutient les droits des migrants, elle dénonce le génocide en cours à Gaza, elle défend les services publics et veut un programme de logements en faveur des classes populaires. Lire : https://www.cadtm.org/Presidentielle-en-Irlande-Catherine-Connolly-l-emporte-une-victoire-historique
L’Union européenne est :
– directement complice du génocide réalisé par le gouvernement néo fasciste en Israël ;
– applique et renforce une politique migratoire INHUMAINE ;
– augmente de manière très forte les dépenses d’armement et renforce sa participation à l’OTAN en se soumettant un peu plus au leadership des États-Unis ;
– abandonne ses engagements en matière de lutte contre le changement climatique et la crise écologique ;
– augmente la dette
Dette
Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
publique ;
– renforce les politiques d’austérité dirigées contre les classes populaires ;
– est favorable à l’augmentation des cadeaux faits aux grand capital et au 1% le plus riche ;
– réduit fortement les sommes allouées à ce qui est appelé aide au développement ;
– poursuit la signature d’accords de libre-commerce (comme celui avec le MERCOSUR
Mercosur
Le Mercosur est une zone régionale de coopération économique du Cône Sud (marché du Cône Sud) qui rassemble le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay et le Paraguay, en plus de plusieurs pays associés, le Chili, la Bolivie, la Colombie, l’Équateur, le Suriname, le Guyana et le Pérou.
) tout en appliquant une politique protectionniste par rapport à la Chine.
Les gouvernements nationaux dans l’UE et en dehors renforcent la politique répressive contre les protestations.
La situation économique en Europe est très mauvaise : très faible croissance économique (quasi zéro croissance). Nous ne sommes pas du tout des adeptes de la croissance, mais du point de vue du capitalisme, avoir une croissance proche de zéro, c’est un problème pour les capitalistes européens.
Les secteurs économiques en croissance sont principalement ceux de la production d’armes de guerre.
En général, les emplois de mauvaise qualité avec des contrats précaires augmentent fortement.
Il est clair qu’il y a une augmentation très forte des dettes à la fois publiques et des grandes entreprises privées. L’endettement des classes populaires a aussi augmenté, vu la pression à la baisse des revenus réels, que ce soit sur les salaires ou les indemnités ou allocations sociales. La perte de pouvoir d’achat est compensée par un recours plus important à l’endettement de la part des ménages des classes populaires.
Le discours selon lequel la dette publique a atteint des sommets et devient intenable pour le budget, est de nouveau systématiquement utilisé par des gouvernements qui sont en réalité les responsables de l’augmentation de la dette. Ils ont augmenté la dette publique parce qu’ils refusaient de faire payer les coûts des crises provoquées par le capitalisme par les grandes entreprises qui en profitaient et par les grands actionnaires qui ont continué à s’enrichir. On peut citer le Big Pharma, les GAFAM, les entreprises de production et distribution de l’énergie, les entreprises du secteur alimentaire et de la distribution, les banques, les entreprises de production d’armement qui ont fait des super profits.
Donc, en l’absence d’une augmentation des impôts sur les grandes entreprises et par le maintien des cadeaux aux plus riches, les pouvoirs publics ont augmenté la dette publique.
Le discours selon lequel la dette publique est insoutenable pour le budget est à nouveau utilisé systématiquement par les gouvernements
En 2025, la France a atteint une dette publique qui équivaut 114% du produit intérieur brut
PIB
Produit intérieur brut
Le PIB traduit la richesse totale produite sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées.
Le Produit intérieur brut est un agrégat économique qui mesure la production totale sur un territoire donné, estimée par la somme des valeurs ajoutées. Cette mesure est notoirement incomplète ; elle ne tient pas compte, par exemple, de toutes les activités qui ne font pas l’objet d’un échange marchand. On appelle croissance économique la variation du PIB d’une période à l’autre.
, l’Italie est à 138 %, la Grèce à 152%, la Belgique à 107 %, l’Espagne à 103 % et les autres pays sont en dessous généralement de 100 %. Une grande majorité des pays de l’Union européenne est nettement au-dessus des 60 % du PIB prévus par le traité de Maastricht. Nous mettons en cause la validité de la comparaison entre le stock de la dette
Stock de la dette
Montant total des dettes.
et le PIB mais comme ce ratio est utilisé par les gouvernements et les traités qui régissent l’UE, cela constitue un moyen de mesure aussi défectueux qu’il soit.
Ce qui est certain c’est que contrairement à ce qu’affirment la droite, l’augmentation de la dette publique n’est pas provoquée par un excès de dépenses sociales ou de dépenses salariales dans la fonction publique ou d’investissements publics dans la lutte contre le changement climatique.
L’augmentation de la dette publique est le résultat de deux facteurs : 1. une politique d’augmentation de dépenses illégitimes, telles les aides publiques aux grandes entreprises et une augmentation des commandes publiques aux industries d’armement, au Big Pharma (pendant la pandémie),… 2. une politique de recettes publiques insuffisantes à cause du refus de taxer les riches et leurs (super) profits.
| Lire : Fátima Martín, La BCE reconnaît l’impact de l’augmentation des dépenses militaires sur la dette : « Cela pèsera sur les finances publiques », CADTM, publié le 12 septembre 2025, |
La droite, qui cherchait un argument pour franchir un nouveau cap dans les politiques d’austérité et les attaques contre les acquis qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, se saisit de cette situation pour dire qu’il faut augmenter les coupes dans les dépenses sociales et dans les investissements publics, notamment liés à la lutte contre le changement climatique et la crise écologique.
Ils en profitent aussi pour réduire les dépenses d’aide au développement. On ne se faisait aucune illusion sur comment l’aide au développement est menée, mais on se rend compte que si elle est réduite, ce n’est pas dans l’intérêt des peuples du Sud : quand Trump ferme carrément US Aid, ça a des effets désastreux sur les conditions de santé de millions de personnes qui en Afrique recevaient par exemple des traitements pour combattre le SIDA.
Il y a une dramatisation de la question de la dette, que nous devons dénoncer. On n’est pas confronté à la perspective d’un effondrement ou d’une incapacité de remboursement. Ce qu’il faudrait du point de vue de la gauche, c’est un gouvernement qui déclarerait, sur la base d’un audit de la dette à participation citoyenne, qu’une partie de la dette publique est frappée d’illégitimité voire de caractère odieux, et qu’il faut procéder à des annulations très importantes de celle-ci. On souhaiterait qu’un gouvernement de gauche appliquant une politique favorable à la population et réalisant un énorme investissement public dans la lutte contre la crise écologique prenne une telle décision.
Par exemple, la Banque centrale européenne
BCE
Banque centrale européenne
La Banque centrale européenne est une institution européenne basée à Francfort, créée en 1998. Les pays de la zone euro lui ont transféré leurs compétences en matières monétaires et son rôle officiel est d’assurer la stabilité des prix (lutter contre l’inflation) dans la dite zone.
Ses trois organes de décision (le conseil des gouverneurs, le directoire et le conseil général) sont tous composés de gouverneurs de banques centrales des pays membres et/ou de spécialistes « reconnus ». Ses statuts la veulent « indépendante » politiquement mais elle est directement influencée par le monde financier.
détient encore près de 3 600 milliards € de titres de la dette
Titres de la dette
Les titres de la dette publique sont des emprunts qu’un État effectue pour financer son déficit (la différence entre ses recettes et ses dépenses). Il émet alors différents titres (bons d’état, certificats de trésorerie, bons du trésor, obligations linéaires, notes etc.) sur les marchés financiers – principalement actuellement – qui lui verseront de l’argent en échange d’un remboursement avec intérêts après une période déterminée (pouvant aller de 3 mois à 30 ans).
Il existe un marché primaire et secondaire de la dette publique.
publique des pays de la zone euro, soit un peu moins de 20 % de la dette publique de chaque pays. Si la BCE annulait ces créances
Créances
Créances : Somme d’argent qu’une personne (le créancier) a le droit d’exiger d’une autre personne (le débiteur).
, il y aurait une baisse d’une vingtaine de pourcents et l’argument pour mener des politiques d’austérité tomberait. En effet, tant que la BCE est créancière d’une partie importante de la dette, elle peut exercer une pression sur des gouvernements progressistes qui voudraient mener une politique anti-austéritaire.
Rappelons qu’en 2021, un appel international en faveur de l’annulation des dettes publiques détenues par la BCE avait connu un important écho : [TRIBUNE] « Annuler les dettes publiques détenues par la BCE pour reprendre en main notre destin », 5 février 2021, [TRIBUNE] Annuler les dettes publiques détenues par la BCE pour reprendre en main notre destin Cette tribune avait été publiée par de grands médias le 5 février 2021 simultanément dans 8 pays d’Europe. Voir aussi : https://www.rtbf.be/article/annuler-les-dettes-publiques-detenues-par-la-bce-pour-reprendre-en-main-notre-destin-10690046 et https://www.latribune.fr/economie/france/annuler-les-dettes-des-etats-detenues-par-la-bce-l-appel-d-une-centaine-d-economistes-876985.html
En décembre 2021, un appel international est revenu sur le même sujet :
« Appel : Pourquoi annuler les créances détenues par la Banque centrale
Banque centrale
La banque centrale d’un pays gère la politique monétaire et détient le monopole de l’émission de la monnaie nationale. C’est auprès d’elle que les banques commerciales sont contraintes de s’approvisionner en monnaie, selon un prix d’approvisionnement déterminé par les taux directeurs de la banque centrale.
européenne sur les pays de la zone euro ? », CADTM, 7 décembre 2021, signé Éric Toussaint , Sonia Mitralias , CADTM Europe , Paul Murphy , Miguel Urbán Crespo , Andrej Hunko , Cristina Quintavalla , Manon Aubry , Leïla Chaibi, etc. Pourquoi annuler les créances détenues par la Banque centrale européenne sur les pays de la zone euro ?
C’est un enjeu extrêmement important quand il s’agit de parler d’alternatives. Mais il y a bien sûr aussi les dettes réclamées par le grand capital qui achète des titres de la dette publique et là, des gouvernements progressistes qui seraient élus devraient prendre des mesures d’annulation/répudiation.
Maintenant, si la droite reste au pouvoir, elle va utiliser l’argument du montant de la dette publique pour mener des politiques d’austérité accentuées. Ça ne va en rien résoudre les problèmes économiques de l’Union européenne, mais ça va augmenter la capacité d’offensive du grand capital contre le travail.
Ça ne résoudra pas les problèmes structurels économiques de l’Union européenne, mais dans la bataille du capital contre travail, le capital marquera des points grâce aux attaques menées au nom de la nécessité de faire des coupes pour rembourser la dette publique.
La question de la dette publique est donc un élément central. Et là-dessus, par rapport à une partie de la gauche qui dit qu’il n’y a pas de problème de dette publique, le CADTM doit dire que cette réponse est trop courte, qu’il y a réellement un problème de dette publique parce que toute une partie de celle-ci est illégitime.
Oui le montant de la dette publique n’est pas dramatique, mais elle est très importante et injustifiée. Il faut réduire radicalement cette dette publique. Pas en accélérant les remboursements, au contraire en refusant largement les remboursements et en faisant payer au grand capital – qui en a profité systématiquement – le coût de ces annulations de dette pour libérer les moyens d’un autre type de politique et d’un autre modèle de développement humain, respectueux des équilibres écologiques.
Il y a des protestations sociales importantes zen 2025 : en France, en Grèce, en Belgique, en Italie, en Serbie,… Il y a eu une forte protestation sociale en Ukraine sur le thème de la lutte contre la corruption en juillet 2025.
Il y a un très important mouvement de solidarité avec le peuple palestinien, des millions de personnes se sont mobilisées et se mobilisent en Europe contre le génocide. C’est très positif.
Il y a aussi un mouvement de solidarité avec le peuple ukrainien.
Les mouvements de solidarité avec les migrant-es sont importants mais insuffisants.
Les mobilisations pour la justice climatique ont reflué notamment parce que la priorité des mobilisations est allée vers la solidarité avec le peuple palestinien, ce qui est tout à fait compréhensible.
Les mouvements anti dette n’ont pas repris de la vigueur au cours des 3 dernières années malgré l’augmentation de la dette et malgré l’augmentation des politiques d’austérité.
Lors de l’université des mouvements sociaux tenue à Bordeaux du 23 au 26 août 2025, il y a eu une bonne présence du CADTM d’Europe et d’Afrique, voir Le CADTM à l’Université d’Été des Mouvements Sociaux et des Solidarités (UEMSS) - août 2025
Les Rencontres d’automne du CADTM organisées à Liège du 10 au 12 octobre 2025 ont été couronnées de succès avec plus de 300 participant-es ce qui nous rapprochent de la capacité de mobilisation que nous avions au cours des années 2015-2018.
Néanmoins en terme de renforcement du CADTM en Europe, il reste d’énormes progrès à accomplir pour atteindre le niveau de la période antérieure à la pandémie du coronavirus.
[1] Ce rapport a été présenté lors de la réunion du Conseil international du CADTM qui s’est tenu à Liège et à Bruxelles du 13 au 16 octobre 2025.
[2] Au Pays-Bas, l’extrême-droite (= le PVV de Geert Wilders) n’est plus dans le gouvernement depuis juin 2025. Et suite aux résultats des élections du 29 octobre 2025 au cours desquelles les résultats de ce parti ont fortement baissé un nouveau gouvernement va se constituer probablement sans la participation du PVV.
[3] En 2023, la PVV d’extrême-droite avait connu une forte progression, passant de 17 sièges en 2021 à 37 en 2023. En 2025, le parti subit une correction importante avec une perte d’environ 11 sièges, tombant à 26. Aux élections le parti de centre droit D66 a connu un succès électoral ce qui lui a permis de dépassé le PVV d’environ 30 000 voix. D66 a obtenu environ 1 790 000 voix, contre environ 1 760 000 pour le PVV.
[4] Le groupe ECR a obtenu qu’un de ses membres, Raffaele Fitto (Italie) du parti de Meloni (Fratelli di Italia), soit nommé vice-président exécutif de la Commission européenne (mandat de la Commission « von der Leyen II », entrée en fonction le 1er décembre 2024) pour le portefeuille « Cohésion et Réformes ».
[5] Johan Van Overtveldt (membre du groupe ECR de Meloni au Parlement Européen et du parti N-VA en Belgique) a été élu président de la commission « Budget » (BUDG). Veronika Vrecionová (ECR, Tchéquie) a été élue présidente de la commission « Agriculture et Développement rural » (AGRI). Bogdan Rzońca (ECR, Pologne) a été élu président de la commission « Pétitions » (PETI) du Parlement.
[6] Lors du vote du 18 juillet 2024, les Verts/EFA ont voté en faveur de la réélection de von der Leyen, après avoir obtenu certains engagements de sa part sur le climat, la justice sociale, la transition écologique. Engagements que celle-ci ne tient pas.
Docteur en sciences politiques des universités de Liège et de Paris VIII, porte-parole du CADTM international et membre du Conseil scientifique d’ATTAC France.
Il est l’auteur des livres, Banque mondiale - Une histoire critique, Syllepse, 2022, Capitulation entre adultes : Grèce 2015, une alternative était possible, Syllepse, 2020, Le Système Dette. Histoire des dettes souveraines et de leur répudiation, Les liens qui libèrent, 2017 ; Bancocratie, ADEN, Bruxelles, 2014 ; Procès d’un homme exemplaire, Éditions Al Dante, Marseille, 2013 ; Un coup d’œil dans le rétroviseur. L’idéologie néolibérale des origines jusqu’à aujourd’hui, Le Cerisier, Mons, 2010. Il est coauteur avec Damien Millet des livres AAA, Audit, Annulation, Autre politique, Le Seuil, Paris, 2012 ; La dette ou la vie, Aden/CADTM, Bruxelles, 2011. Ce dernier livre a reçu le Prix du livre politique octroyé par la Foire du livre politique de Liège.
Il a coordonné les travaux de la Commission pour la Vérité sur la dette publique de la Grèce créée le 4 avril 2015 par la présidente du Parlement grec. Cette commission a fonctionné sous les auspices du parlement entre avril et octobre 2015.
4 février, par Eric Toussaint , Cyn Huang
25 janvier, par Eric Toussaint
20 janvier, par CADTM , Eric Toussaint , Collectif , Jean Ziegler , Joao Pedro Stedile , Denis Robert , Yanis Varoufakis , Rafael Bernabe , Zoe Konstantopoulou , Jean-Luc Mélenchon , Gilbert Achcar , Tithi Bhattacharya , Nancy Fraser , Françoise Vergès , Manon Aubry , Leïla Chaibi , Annie Ernaux , Ada Colau
19 janvier, par Eric Toussaint
17 janvier, par Eric Toussaint
13 janvier, par Eric Toussaint
12 janvier, par Eric Toussaint
7 janvier, par Eric Toussaint
29 décembre 2025, par Eric Toussaint
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