4 octobre > 6 octobre

Liège, Belgique

Rendez-vous les 4, 5 et 6 octobre 2024 pour les prochaines Rencontres d’automne !

Les rencontres d’automne du CADTM Europe auront lieu les 4, 5 et 6 octobre 2024. Comme en 2023, elles se dérouleront à l’auberge Simenon de Liège, en Belgique.

L’édition 2024 abordera plusieurs thèmes sous différentes formes. Vous y trouverez ateliers, conférences, activités interactives sur la montée de l’extrême droite, la crise de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
aux Suds, la Chine et les BRICS BRICS Le terme de BRICS (acronyme anglais désignant Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a été utilisé pour la première fois en 2001 par Jim O’Neill, alors économiste à la banque Goldman Sachs. La forte croissance économique de ces pays, combinée à leur position géopolitique importante (ces 5 pays rassemblent près de la moitié de la population mondiale sur 4 continents et près d’un quart du PIB mondial) font des BRICS des acteurs majeurs des activités économiques et financières internationales. comme créanciers. Il sera aussi question de dette écologique Dette écologique La dette écologique est la dette contractée par les pays industrialisés envers les autres pays à cause des spoliations passées et présentes de leurs ressources naturelles, auxquelles s’ajoutent la délocalisation des dégradations et la libre disposition de la planète afin d’y déposer les déchets de l’industrialisation.

La dette écologique trouve son origine à l’époque coloniale et n’a cessé d’augmenter à travers diverses activités :


- La « dette du carbone ». C’est la dette accumulée en raison de la pollution atmosphérique disproportionnée due aux grandes émissions de gaz de certains pays industriels, avec, à la clé, la détérioration de la couche d’ozone et l’augmentation de l’effet de serre.

- La « biopiraterie ». C’est l’appropriation intellectuelle des connaissances ancestrales sur les semences et sur l’utilisation des plantes médicinales et d’autres végétaux par l’agro-industrie moderne et les laboratoires des pays industrialisés qui, comble de l’usurpation, perçoivent des royalties sur ces connaissances.

- Les « passifs environnementaux ». C’est la dette due au titre de l’exploitation sous-rémunérée des ressources naturelles, grevant de surcroît les possibilités de développement des peuples lésés : pétrole, minéraux, ressources forestières, marines et génétiques.

- L’exportation vers les pays les plus pauvres de produits dangereux fabriqués dans les pays industriels.

Dette écologique et dette extérieure sont indissociables. L’obligation de payer la dette extérieure et ses intérêts impose aux pays débiteurs de réaliser un excédent monétaire. Cet excédent provient pour une part d’une amélioration effective de la productivité et, pour une autre part, de l’appauvrissement des populations de ces pays et de l’abus de la nature. La détérioration des termes de l’échange accentue le processus : les pays les plus endettés exportent de plus en plus pour obtenir les mêmes maigres recettes tout en aggravant mécaniquement la pression sur les ressources naturelles.
et de souveraineté alimentaire.

La souveraineté alimentaire, thème du prochain AVP du CADTM, aura une place centrales lors de ces rencontres d’automne. Nous y présenterons cette nouvelle revue et y inviterons des personnes impliquées dans les luttes et le développement d’alternatives sur cette question.

Autre publication majeure du CADTM Europe cette année : Les chiffres de la dette 2024. Cette publication sera également présentée aux Rencontres d’automne. Elle reviendra en détail sur la réalité de l’endettement aux Suds, au Nord, sur les questions de dette écologique, de dette du care Care Le concept de « care work » (travail de soin) fait référence à un ensemble de pratiques matérielles et psychologiques destinées à apporter une réponse concrète aux besoins des autres et d’une communauté (dont des écosystèmes). On préfère le concept de care à celui de travail « domestique » ou de « reproduction » car il intègre les dimensions émotionnelles et psychologiques (charge mentale, affection, soutien), et il ne se limite pas aux aspects « privés » et gratuit en englobant également les activités rémunérées nécessaires à la reproduction de la vie humaine. , ou sur l’ampleur inédite des inégalités mondiales.

L’équipe du CADTM est déjà a pied d’œuvre pour que l’édition 2024 soit un succès.

En 2023, vous étiez venu·es nombreux·ses au cours d’une édition qui nous avait surmotivé·es pour la suite. Retour en image sur ce week-end fort en réflexions, en échanges, en rires et en alternatives.


À venir