30 juin par Collectif

Source : https://pixnio.com/fr/media/serbie-drapeau-embleme-heraldique-symbole
Les manifestations étudiantes, déclenchées par la tragédie survenue à la gare de Novi Sad, ont constitué l’événement marquant de l’année 2025 et ont eu un impact significatif sur la situation des jeunes en Serbie. Dans son dernier rapport sur les droits humains des jeunes, le Centre de Belgrade pour les droits humains (BCLJP) constate que, tout au long de l’année, les jeunes ont été victimes de restrictions à la liberté de réunion, d’un recours excessif à la force, de pressions exercées sur les établissements d’enseignement et d’un rétrécissement de l’espace dédié à l’engagement politique et civique.
Le mouvement étudiant, né après l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad le 1er novembre 2024, est devenu, selon les auteurs/autrices du rapport, le plus grand mouvement de protestation de l’histoire moderne de la Serbie. Tout au long de l’année 2025, il a rassemblé des centaines de milliers de jeunes et de citoyennes à travers des blocages d’universités et d’écoles, des manifestations de masse, des marches interurbaines, un périple à vélo jusqu’à Strasbourg et d’autres formes d’engagement citoyen.
Les auteurs/autrices indiquent que la réponse de l’État à ces activités a consisté en une série de mesures qui ont suscité des inquiétudes parmi les organisations de défense des droits humains nationales et internationales. Parmi celles-ci, on retiendra notamment les allégations de recours excessif à la force, la détention de manifestantes, les pressions exercées sur les établissements d’enseignement, le ciblage de la communauté universitaire et l’intimidation de jeunes militantes.
Le rapport accorde une attention particulière à la liberté de réunion. Les auteurs estiment que les manifestations qui ont suivi la tragédie de Novi Sad ont témoigné d’un haut niveau d’organisation et de mobilisation des jeunes. Au cours de l’année, de nombreux rassemblements ont eu lieu à travers la Serbie, notamment à Belgrade, Novi Sad, Kragujevac, Niš et Novi Pazar. La manifestation « 15 pour 15 », qui s’est tenue le 15 mars à Belgrade, a rassemblé, selon les estimations citées dans le rapport, entre 275 000 et 325 000 personnes, ce qui en fait l’un des plus grands rassemblements publics de l’histoire récente du pays.
Les étudiantes auraient eu recours à diverses formes d’action
Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
citoyenne – allant des rassemblements commémoratifs et des blocages de carrefours aux marches de plusieurs jours, en passant par des actions internationales telles qu’un périple à vélo jusqu’à Strasbourg. Les auteurs/autrices estiment que les manifestations ont montré que les jeunes considèrent toujours les institutions comme un lieu où aborder les problèmes, malgré les affirmations fréquentes concernant leur méfiance à l’égard du système politique.
L’une des principales conclusions du rapport concerne l’attitude de l’État à l’égard des différents types de rassemblements. Le Centre de Belgrade pour les droits humains indique que les manifestations étudiantes ont souvent fait l’objet de pressions, d’attaques et d’interventions policières, tandis que le campement du groupe « Étudiantes qui veulent apprendre » dans le parc Pionirski a bénéficié d’une protection institutionnelle continue et d’une sécurité assurée par la police. Les auteurs/autrices estiment qu’une telle approche soulève des questions quant à l’égalité de traitement des citoyennes dans l’exercice de leur droit de réunion pacifique.
Le rapport indique que le campement installé dans le parc Pionirski est resté sous la protection de l’État même après le départ d’un grand nombre de participantes, tandis que les manifestations étudiantes ont été confrontées à diverses formes de pressions et de restrictions.
Le rapport met spécifiquement en avant plusieurs incidents survenus lors des manifestations. Il s’agit notamment de cas où des participantes aux barrages ont été percutées par des voitures, d’agressions physiques contre des étudiantes, ainsi que d’allégations de recours excessif à la force lors des interventions policières. L’un des incidents les plus graves mis en évidence concerne la manifestation du 15 mars, au cours de laquelle, selon le rapport, un dispositif acoustique non identifié a été utilisé, provoquant la panique parmi les personnes rassemblées.
Les auteurs/autrices rappellent qu’en raison des allégations d’utilisation du « canon sonore », la Cour européenne des droits humains a ordonné une mesure provisoire, tandis que la situation en Serbie a également suscité l’inquiétude des rapporteurs spéciaux des Nations unies, du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits humains et du Commissaire aux droits humains du Conseil de l’Europe.
Outre la liberté de réunion, le rapport aborde également le droit à l’éducation, les libertés universitaires, la liberté d’association et la participation politique des jeunes. Les auteurs/autrices affirment que les universités ont été soumises à des pressions financières et politiques tout au long de l’année, tandis que les jeunes qui tentaient de s’organiser en dehors des cadres institutionnels ont été confrontées à diverses formes de répression.
Selon les auteurs/autrices, les cinq domaines abordés dans le rapport – la liberté de réunion, le recours excessif à la force, le droit à l’éducation, la liberté d’association et la participation politique – s’inscrivent dans une même tendance observée dans l’attitude des institutions à l’égard des jeunes au cours de l’année 2025.
Dans la conclusion de leur étude, les auteurs/autrices soulignent que l’année 2025 a constitué en quelque sorte un test de la situation des droits humains pour les jeunes en Serbie. Selon l’évaluation du Centre de Belgrade pour les droits humains, la liberté de réunion, le droit à l’éducation et la participation politique des jeunes sont formellement garantis, mais leur application concrète au cours de l’année a été sérieusement remise en cause.
Le Centre de Belgrade pour les droits huamins (BCLJP) appelle donc les institutions de l’État à mener des enquêtes sur toutes les allégations de violences à l’encontre des manifestantes, à garantir l’égalité de traitement de tous les rassemblements publics et à améliorer la protection des jeunes participant à la vie sociale et politique.
https://www.masina.rs/mladi-izmedu-protesta-i-represije-sta-pokazuje-izvestaj-o-ljudskim-pravima-za-2025-godinu/
Traduit et adapté par DE
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Des représentantes de la société civile et d’organisations médiatiques ont exprimé leur vive inquiétude quant au traitement infligé par les autorités compétentes à l’analyste militaire Aleksandar Radić, ainsi qu’aux mesures prises dans le cadre de la même enquête à l’encontre de journalistes et de responsables de médias ayant rendu compte de l’utilisation présumée d’armes sonores lors des manifestations du 15 mars 2025. Elles et ils avertissent que de telles initiatives risquent d’avoir un effet dissuasif sur la liberté d’expression, la liberté des médias et le débat public sur des questions d’intérêt général, et exigent que les institutions fournissent d’urgence au public des informations complètes sur le fondement juridique de toutes les mesures prises.
Concernant la perquisition du domicile et du bureau de l’analyste militaire Aleksandar Radić, ainsi que d’autres mesures menées par les autorités compétentes dans le cadre de l’enquête sur l’utilisation présumée d’armes sonores lors de la manifestation qui s’est tenue le 15 mars 2025. Compte tenu de la perquisition effectuée au domicile et au bureau de l’analyste militaire Aleksandar Radić, ainsi que des autres mesures prises par les autorités compétentes dans le cadre de l’enquête sur l’utilisation présumée d’armes acoustiques lors de la manifestation qui s’est tenue le 15 mars 2025 à Belgrade, des représentantes de la société civile et d’organisations de presse ont exprimé leur profonde inquiétude quant aux conséquences que de telles mesures pourraient avoir sur les droits humains, la liberté d’expression et la liberté de la presse en Serbie.
Ces déclarations soulignent qu’il est particulièrement important, pour l’intérêt public, que les autorités compétentes indiquent sans délai si les mesures prises à l’encontre de M. Radić et d’autres personnes ont été mises en œuvre sur la base de décisions judiciaires appropriées et conformément à la loi. Il convient de rappeler que la Constitution de la République de Serbie garantit l’inviolabilité du domicile et des autres locaux, et que ce principe ne peut faire l’objet d’une dérogation que dans des conditions clairement définies.
Les allégations selon lesquelles certaines mesures auraient été prises sur ordre du parquet suscitent une inquiétude particulière, car les mesures qui portent atteinte aux droits constitutionnellement garantis des citoyennes sont, en règle générale, soumises à un contrôle juridictionnel approprié. Les organisations soulignent que la transparence des institutions est essentielle pour dissiper tout soupçon d’arbitraire et préserver la confiance du public dans l’État de droit.
L’attention a également été attirée sur des informations selon lesquelles une convocation à témoigner aurait également été signifiée à Vojkan Kostić, rédacteur en chef de l’agence de presse Beta, et que d’autres personnes ayant suivi ou rendu compte de cette affaire auraient également fait l’objet d’une surveillance de la part des autorités compétentes. Parallèlement, une campagne publique est menée à l’encontre de journalistes et de médias qui ont enquêté ou commenté les allégations relatives à l’utilisation d’armes acoustiques.
Les réactions ont fait valoir qu’il est inacceptable que des journalistes, des rédacteurs/rédactrices en cheffe, des analystes et d’autres acteurs/actrices du débat public soient soumis à des pressions en raison de leur activité professionnelle ou des opinions qu’elles et ils expriment publiquement sur un sujet présentant un grand intérêt public. Il est souligné que la liberté d’expression implique le droit des citoyennes, des expertes, des médias et des organisations de la société civile d’exprimer librement des informations, des analyses et des opinions sur l’action des pouvoirs publics et sur les questions d’intérêt public.
Une mise en garde particulière est formulée quant au risque de créer un effet dissuasif susceptible de décourager les journalistes, les chercheurs/chercheuses, les expertes et les organisations de la société civile de se pencher sur des sujets d’intérêt public. Un tel climat, précise-t-on, peut conduire à un rétrécissement de l’espace dédié au libre débat public et à l’examen critique des actions des responsables publics.
Les représentantes de la société civile et des organisations de presse soulignent que la protection des droits procéduraux n’est pas un privilège réservé à certaines individues, mais une garantie constitutionnelle dont bénéficie chaque citoyenne, quelles que soient ses opinions ou sa condition sociale. C’est précisément dans les affaires qui suscitent de vives controverses politiques et sociales, affirment-iles, qu’il est crucial que les institutions agissent en stricte conformité avec la loi et dans le plein respect de toutes les garanties Garanties Acte procurant à un créancier une sûreté en complément de l’engagement du débiteur. On distingue les garanties réelles (droit de rétention, nantissement, gage, hypothèque, privilège) et les garanties personnelles (cautionnement, aval, lettre d’intention, garantie autonome). procédurales.
Il a été demandé aux autorités compétentes de fournir au public des informations complètes sur le fondement juridique et les circonstances de toutes les mesures prises dans cette affaire, y compris des détails sur l’existence de décisions judiciaires pertinentes lorsque la loi l’exige. Parallèlement, elles ont été invitées à mener une enquête impartiale et efficace sur l’ensemble des circonstances des événements du 15 mars 2025, sans poursuivre de manière sélective des personnes en raison de leur engagement public, de leur activité professionnelle ou des opinions exprimées.
Les organisations déclarent qu’elles continueront à suivre l’évolution de l’affaire et à réagir à toute tentative visant à porter atteinte aux droits et libertés garantis par la Constitution de la République de Serbie, les conventions internationales relatives aux droits humains et les normes relatives à la protection de la liberté de la presse.
https://www.masina.rs/civilni-sektor-i-medijske-organizacije-traze-razjasnjenje-postupanja-prema-novinarima-i-njihovim-sagovornicima/
Traduit et adapté par DE
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Les organisations de la société civile expriment leur profonde inquiétude quant à l’orientation prise par les mesures d’enquête concernant l’incident du 15 mars 2025, récemment engagées par le parquet général de Belgrade. « Les actions actuelles de ce parquet sont à l’opposé de l’enquête approfondie et impartiale qu’exige cette affaire grave, et témoignent d’une intention délibérée de dissimuler les faits réels et de détourner l’attention du public vers la persécution politique des victimes et de tous ceux et toutes celles qui leur ont apporté un soutien juridique ou autre », déclarent les organisations.
Quatorze organisations de la société civile estiment que l’enquête sur les faits survenus le 15 mars aurait dû être menée dès le début par le parquet chargé de la lutte contre le crime organisé, qui s’est retiré de l’affaire sans fournir aucune information ni explication.
L’affaire a ensuite été confiée au premier parquet de première instance de Belgrade, qui a mené la procédure de manière « inefficace », estiment ces organisations.
« « Le dernier rebondissement en date — l’annonce par le parquet supérieur de sa reprise du dossier et de l’ouverture d’une enquête sur la planification et l’organisation présumées d’une simulation d’utilisation d’un canon acoustique, qualifiées de préparation et d’infractions pénales contre l’ordre constitutionnel — constitue une inversion absurde des thèses », peut-on lire dans le communiqué.
Il est en outre précisé que le parquet étaye ces soupçons à l’aide d’un document rédigé par des étudiantes lors d’une des séances plénières, Or, « d’après le contenu de ce document, il apparaît clairement que le canon sonore était considéré exclusivement comme un risque, c’est-à-dire comme une menace que la police utilise cet appareil contre les participantes aux manifestations étudiantes, et non comme une arme que les étudiantes utiliseraient ou dont elles et ils simuleraient l’utilisation lors de la manifestation ».
Les organisations de la société civile estiment que les enquêtes menées par le Parquet général sont entrées dans une phase extrêmement préoccupante de pression manifeste sur la liberté d’expression et la pensée critique ».
« La perquisition effectuée hier dans un appartement et la mise en détention de l’analyste militaire Aleksandar Radić, ainsi que les déclarations du parquet annonçant qu’il poursuivra tous ceux et toutes celles qui auraient planifié, organisé et apporté un soutien médiatique à la création d’un récit concernant l’utilisation présumée d’un canon sonique », montrent clairement l’intention d’intimider tous ceux et toutes celles qui ont refusé de se taire face à la violence flagrante exercée à l’encontre des citoyennes », peut-on lire dans le communiqué.
Les organisations rappellent au public les « faits irréfutables et l’ampleur de cet incident ».
« Nos organisations ont été contactées par des milliers de citoyennes déclarant avoir été victimes d’une onde sonore d’origine inconnue lors de la manifestation du 15 mars 2025 à Belgrade, à la suite de laquelle elles et ils ont subi divers troubles de santé, tant somatiques que psychologiques. Compte tenu de la gravité de la situation et du risque de récidive, 47 citoyennes ont demandé à la Cour européenne des droits de humains de prononcer une mesure provisoire, ce que la Cour a fait, en exigeant des autorités nationales qu’elles empêchent toute utilisation de dispositifs sonores à des fins de contrôle des foules lors de manifestations. « À la suite d’une demande de la Cour européenne, une plainte officielle a également été déposée, tandis que les organisations de la société civile ont rapidement transmis toutes leurs informations aux autorités nationales compétentes afin d’établir l’ensemble des faits et de déterminer les responsabilités dans cet incident », précise-t-il.
Début avril 2025, des organisations de la société civile ont déposé une plainte pénale pour terrorisme auprès du parquet chargé de la lutte contre le crime organisé et ont apporté une assistance juridique à des citoyennes dans le cadre de leurs dépositions devant le premier parquet de première instance.
« Étant donné que le président de la République s’est déclaré disposé à ce que tout service étranger mène une enquête sur les événements du 15 mars, nous estimons qu’il est essentiel que des mécanismes internationaux crédibles et neutres soient associés à ce processus. « C’est pourquoi nous exigeons par la présente que l’État adresse d’urgence une demande au Haut-Commissariat des Nations unies aux droits humains, M. Volker Türk, afin qu’il mette en place une mission d’enquête indépendante sur les incidents survenus lors de la manifestation à Belgrade le 15 mars 2025 », déclarent les organisations de la société civile.
Le communiqué souligne que le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits humains a déjà rendu publique cette proposition, à laquelle les autorités nationales n’ont pas encore répondu.
« Étant donné que le pouvoir judiciaire national a cédé aux pressions politiques et a transformé l’enquête en une poursuite politique à l’encontre des victimes et de celles et ceux qui les ont soutenues, la mission de l’ONU est la seule garantie restant capable d’établir de manière impartiale toute la vérité sur l’attaque sonore dont ont été victimes des milliers de citoyennes serbes », conclut-il.
La déclaration est signée par : A 11 – Initiative pour les droits économiques et sociaux, Centre autonome des femmes, Centre de Belgrade pour la politique de sécurité, Centre de Belgrade pour les droits humains, Centre pour la décontamination culturelle, Centre de recherche judiciaire – CEPRIS, Crta, FemPlatz, Initiatives civiques, Initiative des jeunes pour les droits humains, Comité des avocates pour les droits humains – YUCOM, Fondation Slavko Ćuruvija, Fondation Trag et Femmes en noir.
https://www.masina.rs/organizacije-civilnog-drustva-zahtevaju-hitno-pozivanje-un-misije-za-utvrdivanje-cinjenica-o-navodnom-zvucnom-udaru-na-gradane-15-marta-2025/
Traduit et adapté par DE
Source : Entre les lignes et les mots
Qui représente plusieurs individus considérés comme formant un ensemble caractérisé par des traits, des comportements communs.
Qui est le fait, l’œuvre de plusieurs individus.
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