Sommet de l’OMC : Le gouvernement argentin veut expulser la société civile

Communiqué de presse d’Attac France

11 décembre 2017 par Attac France


Suite à la décision du gouvernement argentin d’empêcher la participation de 26 organisations de la société civile internationale au sommet de l’OMC OMC
Organisation mondiale du commerce
Créée le 1er janvier 1995 en remplacement du GATT. Son rôle est d’assurer qu’aucun de ses membres ne se livre à un quelconque protectionnisme, afin d’accélérer la libéralisation mondiale des échanges commerciaux et favoriser les stratégies des multinationales. Elle est dotée d’un tribunal international (l’Organe de règlement des différends) jugeant les éventuelles violations de son texte fondateur de Marrakech.

L’OMC fonctionne selon le mode « un pays – une voix » mais les délégués des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier, à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les décisions se prennent entre puissants dans les « green rooms ».

Site : www.wto.org
qui ouvre ses portes le 11 décembre à Buenos Aires , plusieurs personnes ont été expulsées ces derniers jours, au mépris des règles minimales du droit des personnes, comme s’en inquiètent l’ONU et l’Union européenne.

Nous exprimons notre pleine solidarité avec toutes celles et tous ceux qui ont été banni·e·s du territoire argentin. Après avoir bloqué une représentante d’Attac France accréditée comme observatrice à l’OMC - finalement autorisée à rentrer suite à l’intervention de l’ambassade de France - notre ami d’Attac Norvège, Petter Slaatrem Titland, a été expulsé via le Brésil, malgré les interventions des autorités norvégiennes, qui demandent des excuses au gouvernement argentin.

Les arguments de « sécurité » mis en avant par le gouvernement argentin s’accordent avec sa politique intérieure de criminalisation des mouvements sociaux. En témoignent l’accusation de « terrorisme » pour l’association Attac, diffusée dans les media argentins. Si nous ne pouvons pas attendre des excuses du gouvernement argentin, nous exprimons tous nos remerciements aux organisations argentines et internationales qui ont mis en place un dispositif juridique d’urgence et ont eu le souci du respect du droit.

Nous demandons que tous les membres de la société civile qui se rendent à Buenos Aires à l’occasion de la réunion interministérielle de l’OMC puissent entrer sur le territoire argentin.

Attac France
Paris et Buenos Aires, 9 décembre 2017

Contacts presse :
A Buenos Aires
- Geneviève Azam +33 6 08 94 54 34
- Isabelle Bourboulon +33 6 14 73 36 60
En France
- Aurélie Trouvé +33 06 17 17 50 87
- Dominique Plihon +33 6 82 22 27 11

Contact médias Attac :
- Alexis Chaussalet – medias chez attac.org / 06 06 75 44 81 62




Source : Attac France

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