Pour la seconde année, le GTS/CADTM propose son week-end Résistances. Celui-ci se déroulera entre Liège et Modave du 23 au 25 mai 2008. Cette année, ACC ( A Contre-Courant) rejoint l’aventure et ensemble, nous sommes heureux de vous présenter un programme articulé autour des luttes paysannes :
Dans le cadre de la crise alimentaire mondiale qui affame la plèbe et inquiète les puissants, nous recevrons le vendredi 23 mai François Dufour (de la conf’, faucheur volontaire au côtédeJosé Bové, producteur bio, …). Une discussion suivra son exposé et nous pourrons élaborer des stratégies pour réduire l’impact d’une crise alimentaire qui ne va pas aller en s’atténuant. Cette conférence se tiendra à l’Université de Liège. Ensuite, nous prendrons un car pour nous rendre vers le gîte de Modave.
Le week-end sera articulé entre discussions théoriques (dette
Dette
Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque africaine de développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds européen de développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
, agriculture, mondialisation
Mondialisation
(voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.
Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».
La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
), ateliers pratiques (nous suivrons Nicole Collins pour une cueillette didactique de plantes sauvages avec lesquelles nous élaborerons le souper du samedi) et mise en place d’alternatives.
Un artisan boulanger tiendra un atelier pain permanent et offrira ses conseils avisés le dimanche matin pour les amateurs. Pierre Eyben proposera pendant que la pâte monte, une conférence sur le projet « arche de Noé végétal », nouveau délire des nantis visant à privatiser l’ensemble de la biodiversité en cas de catastrophe écologique.
Malgré l’extrême sérieux de la situation, nous vous proposons de vivre un samedi soir où la fête sera plus que bienvenue …
Voir le programme détaillé et les informations pratiques ci dessous
VII Rencontres écosocialistes internationales
7th International Ecosocialist Encounters
VII Encuentro Ecosocialista International
VII Encontra Ecossocialista Internacional