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Le CADTM exige la libération des responsables des mouvements sociaux nigériens
par CADTM
29 mars 2005

Le 14 mars 2005, conformément aux exigences aveugles du FMI et de la Banque mondiale, le gouvernement nigérien a décidé d’augmenter la TVA sur les produits de première nécessité.

En réaction à cette nouvelle attaque néolibérale, la population nigérienne, soutenue par les mouvements sociaux, a exprimé de manière claire son mécontentement : manifestation de 150 000 personnes dans les rues de Niamey le 15 mars, opération « villes mortes » dans les grandes villes le 22, grand meeting prévu le 31...

Comme d’habitude, les responsables politiques ont tenté de justifier ces choix politiques, destructeurs d’un point de social et humain, au nom d’une mondialisation inéluctable.

Face à cette mobilisation historique associant toutes les couches de la population, le gouvernement est en crise. Il n’a trouvé d’autre réponse que d’arrêter les responsables des mouvements sociaux.

Ces arrestations se sont faites sans le moindre mandat et au détriment des principes démocratiques élémentaires.

Morou Amadou, Nouhou Arzika, Kassoum Issa, Moustafa Kadi, responsables de la Coalition Equité contre la vie chère, et Moussa Tchangari, responsable d’Alternatives Espace Citoyen, sont déjà sous les verrous. Les autres responsables de la coalition ainsi que le Secrétaire Général de la plus grosse centrale syndicale du Niger, la CDTN (Confédération démocratique des travailleurs du Niger) sont à l’heure actuelle recherchés par les forces de l’ordre.

Le gouvernement a choisit son camp : il préfère s’aligner sur les politiques néolibérales préconisées par les gouvernements et les institutions du Nord, plutôt que d’écouter les revendications légitimes de sa population.

Cela est inacceptable.

Le réseau international CADTM (Comité pour l’Annulation de la dette du Tiers Monde) manifeste sa solidarité envers les mouvements sociaux nigériens. Il exige la libération immédiate des personnes interpellées et l’arrêt des poursuites. Il exige également l’annulation de la dette extérieure publique du Niger et l’abandon des politiques d’ajustement structurel qu’elle implique, sous la férule des créanciers qui ne voient que leur propre intérêt.

Claude Quemar, secrétaire général du CADTM France
Olivier Bonfond, membre du CADTM Belgique

Malam Harou Hamza, membre du réseau CADTM International,
RNDD Niger (Réseau National Dette et Développement)

(actuellement présents au Niger)

Pour tout contact :

Au Niger : association Alternative : 00 227 74 24 39
Responsable du RNDD Niger (membre du CADTM) : Ibrahim Yacouba : 00 227 96 95 98


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