Semaine d’Action Mondiale contre la Dette et les IFI. On en a assez des fausses solutions : Les peuples et la Planète ont besoin de l’Annulation de la Dette et des Réparations TOUT DE SUITE !

15 septembre 2009


Du 12 au 18 octobre 2009

Semaine d’Action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
Mondiale contre la Dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
et les Institutions financières internationales

On en a assez des fausses solutions :
Les peuples et la Planète ont besoin de
l’Annulation de la Dette et des Réparations TOUT DE SUITE !

La crise financière et économique mondiale a des conséquences dévastatrices pour la vie de millions de personnes dans le monde entier, tant au Sud qu’au Nord, et pour notre foyer commun, la planète Terre. Conjointement avec les crises alimentaire, climatique et énergétique, la crise financière et économique a entraîné de graves impacts : entre autres, des pertes massives de postes de travail et de salaires ; des coupes budgétaires dans les secteurs servant à garantir les droits de l’Homme fondamentaux en termes de santé, éducation, logement, eau, électricité et sécurité sociale ; des expulsions violentes de la terre et du territoire ; une augmentation de la concentration du contrôle et de l’exploitation des ressources naturelles par le pouvoir des entreprises ; et une augmentation des attitudes racistes et discriminatoires en termes de genre, religion et orientation sexuelle. Les coûts de cette crise, réellement systémique, continuent d’augmenter et incluent l’aggravation de la crise sociale et l’intensification de la militarisation, de la guerre et de la criminalisation de la lutte sociale, y compris lorsque les bénéfices des spéculateurs et autres vautours commencent à se récupérer.

Les niveaux d’endettement dans tout le Sud souffrent aussi de l’impact de ces crises qui ont surgi au cœur de l’économie mondiale, comme résultat des politiques dessinées en faveur du libre flux des capitaux dans un marché qui s’était déclaré comme étant autorégulé. Par conséquent, la bombe de la dette est sur le point d’exploser de nouveau. La réduction des recettes fiscales, la chute des transferts d’argent des travailleurs migrants, et les croissantes demandes sociales, économiques et environnementales, sont en train de pousser de nombreux gouvernement du Sud à rechercher désespéramment des prêteurs, effaçant les améliorations les plus récentes et devenant de nouveau les proies de ceux qui offrent peu, si ce n’est rien, à part davantage de dette illégitime Dette illégitime Comment on détermine une dette illégitime ?

4 moyens d’analyse

* La destination des fonds :
l’utilisation ne profite pas à la population, bénéficie à une personne ou un groupe.
* Les circonstances du contrat :
rapport de force en faveur du créditeur, débiteur mal ou pas informé, peuple pas d’accord.
* Les termes du contrat :
termes abusifs, taux usuraires...
* La conduite des créanciers :
connaissance des créanciers de l’illégitimité du prêt.
.

Cependant, la dette qui est en train de s’accumuler n’est pas seulement financière. Les fausses solutions qui sont actuellement promues face aux crises sont en train de générer une croissance potentiellement irréversible des dettes écologique, climatique, sociale et économique dont les peuples et la planète sont les créanciers, particulièrement au Sud. Parmi ces fausses solutions, nous pourrions citer : - les nouveaux prêts pour faire face aux besoins créés par les crises, - les crédits pour des projets d’agrocombustibles, pour des méga-projets énergétiques ou pour les prétendus mécanismes de développement propres, - le marché du carbone, ou encore - le rôle central qui est en train d’être conféré à des institutions qui devraient se retirer, comme le Fonds Monétaire International FMI
Fonds monétaire international
Le FMI a été créé en 1944 à Bretton Woods (avec la Banque mondiale, son institution jumelle). Son but était de stabiliser le système financier international en réglementant la circulation des capitaux.

À ce jour, 188 pays en sont membres (les mêmes qu’à la Banque mondiale).

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, la Banque Mondiale Banque mondiale
BM
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) a été créée en juillet 1944 à Bretton Woods (États-Unis), à l’initiative de 45 pays réunis pour la première Conférence monétaire et financière des Nations unies. En 2011, 187 pays en étaient membres.

Créée en 1944 à Bretton Woods dans le cadre du nouveau système monétaire international, la Banque possède un capital apporté par les pays membres et surtout emprunte sur les marchés internationaux de capitaux. La Banque finance des projets sectoriels, publics ou privés, à destination des pays du Tiers Monde et de l’ex-bloc soviétique. Elle se compose des cinq filiales suivantes :
La Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD, 189 membres en 2017) octroie des prêts concernant de grands secteurs d’activité (agriculture et énergie), essentiellement aux pays à revenus intermédiaires.
L’Association internationale pour le développement (AID, ou IDA selon son appellation anglophone, 164 membres en 2003) s’est spécialisée dans l’octroi à très long terme (35 à 40 ans, dont 10 de grâce) de prêts à taux d’intérêt nuls ou très faibles à destination des pays les moins avancés (PMA).
La Société financière internationale (SFI) est la filiale de la Banque qui a en charge le financement d’entreprises ou d’institutions privées du Tiers Monde.
Enfin, le Centre international de règlements des différends relatifs aux investissements (CIRDI) gère les conflits d’intérêts tandis que l’Agence multilatérale de garantie des investissements (AMGI) cherche à favoriser l’investissement dans les PED. Avec l’accroissement de l’endettement, la Banque mondiale a, en accord avec le FMI, développé ses interventions dans une perspective macro-économique. Ainsi la Banque impose-t-elle de plus en plus la mise en place de politiques d’ajustement destinées à équilibrer la balance des paiements des pays lourdement endettés. La Banque ne se prive pas de « conseiller » les pays soumis à la thérapeutique du FMI sur la meilleure façon de réduire les déficits budgétaires, de mobiliser l’épargne interne, d’inciter les investisseurs étrangers à s’installer sur place, de libéraliser les changes et les prix. Enfin, la Banque participe financièrement à ces programmes en accordant aux pays qui suivent cette politique, des prêts d’ajustement structurel depuis 1982.

TYPES DE PRÊTS ACCORDÉS PAR LA BM :

1) Les prêts-projets : prêts classiques pour des centrales thermiques, le secteur pétrolier, les industries forestières, les projets agricoles, barrages, routes, distribution et assainissement de l’eau, etc.
2) Les prêts d’ajustement sectoriel qui s’adressent à un secteur entier d’une économie nationale : énergie, agriculture, industrie, etc.
3) Les prêts à des institutions qui servent à orienter les politiques de certaines institutions vers le commerce extérieur et à ouvrir la voie aux transnationales. Ils financent aussi la privatisation des services publics.
4) Les prêts d’ajustement structurel, censés atténuer la crise de la dette, qui favorisent invariablement une politique néo-libérale.
5) Les prêts pour lutter contre la pauvreté.
Site :
, le Fonds de Stabilité Financière ou encore l’Organisation Mondiale du Commerce OMC
Organisation mondiale du commerce
Née le 1er janvier 1995, elle remplace le forum permanent de négociation qu’était l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT) où les États avaient seulement le statut de « parties contractuelles ». Un des objectifs de l’OMC est le démantèlement, lorsqu’ils existent encore, des monopoles nationaux constitués en vertu d’une décision publique. C’est déjà le cas pour les télécommunications dont la décision a été prise dans le cadre de l’OMC en février 97. Mais il en reste d’autres comme les chemins de fer qui attirent la convoitise des grands groupes financiers.

Un autre objectif est la libéralisation totale des investissements. L’instrument utilisé a été le projet d’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI). L’AMI dont l’élaboration avait été décidée lors de la réunion ministérielle de l’OCDE de mai 1995, vise l’ensemble des investissements : directs (industrie, services, ressources naturelles) et de portefeuille. Il prévoit des dispositifs de protection, notamment pour le rapatriement total des bénéfices. L’AMI a été comme tel abandonné en 1997 mais est réapparu sous la forme d’une multitude d’Accords bilatéraux sur l’investissement, ce sont les nouveaux « habits » de l’AMI.

L’OMC fonctionne selon le mode « un pays - une voix » mais les délégués des pays du Sud ne font pas le poids face aux tonnes de documents à étudier, à l’armée de fonctionnaires, avocats, etc. des pays du Nord. Les décisions se prennent entre puissants dans les « green rooms ». Toutefois, dans la lancée de l’épisode de Seattle en novembre 1999, la conférence de Cancun (Mexique) en septembre 2003 a été marquée par la résistance d’un groupe de 22 pays émergents du Sud, qui se sont alliés en la circonstance pour mener la conférence à l’échec, face à l’intransigeance des pays du Nord.
Site :
. Parmi ces fausses solutions, il faut également mentionner les réductions limitées de dette, conditionnées et contrôlées par les prêteurs, ignorant les engagements de reconnaître l’illégitimité des dettes et d’annuler les dettes financières illégitimes sans conditionnalités. Au lieu de reconnaître la nécessité d’une transformation fondamentale d’un système dont l’échec est de plus en plus évident, les réponses des gouvernements du Nord – en particulier le G7 G7 Groupe réunissant les pays les plus puissants de la planète : Allemagne, Canada, États-Unis, France, Grande-Bretagne, Italie, Japon. Leurs chefs d’État se réunissent chaque année généralement fin juin, début juillet. Le G7 s’est réuni la première fois en 1975 à l’initiative du président français, Valéry Giscard d’Estaing.  -, des entreprises multinationales et de certains gouvernements au Sud, ont pour objectif le sauvetage du système. Au lieu de profiter des crises au détriment des mêmes peuples, pays et de la planète elle-même, qui depuis longtemps ont payé les coûts de leur enrichissement, ils doivent offrir une compensation et des réparations pour leur responsabilité dans la création d’une crise criminelle, et pour l’usage démesuré de la richesse du monde et de la nature.

Assez, c’est assez ! Nous, les peuples, devons nous unir localement et mondialement pour construire des alternatives d’équité et d’équilibre pour tous, sans dettes ni domination. C’est pourquoi nous convoquons tous les mouvements et organisations du monde entier, à unir leurs forces pendant la SEMAINE D’ACTION MONDIALE CONTRE LA DETTE ET LES INSTITUTIONS FINANCIERES (IFI’s), du 12 au 18 octobre 2009. Conjointement avec les Peuples Indigènes, nous lançons un appel pour une MOBILISATION MONDIALE EN DÉFENSE DE LA TERRE MÈRE, du 12 au 16 octobre, et unissant les luttes pour en finir avec la domination par la dette et par le fondamentalisme du marché aux luttes pour la justice climatique (13 octobre), des femmes rurales et pour la répudiation de la dette (15 octobre), pour la souveraineté alimentaire (16 octobre) et pour l’éradication de la pauvreté (17 octobre), nous nous mobiliserons pour des solutions durables qui rendront un autre monde, un monde juste, possible. AGISSEZ ET DEMANDEZ :


- L’annulation sans conditions de toutes les dettes financières illégitimes.
- La restitution et les réparations des dettes écologiques, climatiques, économiques, sociales et historiques, sur la base d’audits intégraux et participatifs.
- Le respect du droit souverain des pays à prendre des mesures unilatérales pour mettre fin au paiement de la dette, afin de satisfaire leurs obligations Obligations
Obligation
Part d’un emprunt émis par une société ou une collectivité publique. Le détenteur de l’obligation, l’obligataire, a droit à un intérêt et au remboursement du montant souscrit. Il peut aussi, si la société est cotée, revendre son titre en bourse.
en termes de droits humains et environnementaux.
- Des réponses aux crises économique, climatique, énergétique et alimentaire, qui n’augmentent pas la charge de la dette sur les peuples du Sud et sur la planète et qui n’augmentent pas la militarisation et la criminalisation de la lutte sociale.
- La création de nouvelles institutions financières et d’une architecture financière mondiale et régionale qui donne la priorité aux personnes et à la planète et non aux profits et au pouvoir des entreprises.

Les peuples du Sud sont les créanciers ! Ils ne doivent pas payer ! Pour une Annulation de la Dette et des Réparations, Tout de Suite !



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