Bulletin de la Marche des femmes Vol. 10 Numéro 3

21 décembre 2007 par Marche mondiale des femmes


Sommaire

Editorial

1) Rencontre du Comité international de la MMF Money Market Funds
MMF
Les Money Market Funds (MMF) sont des sociétés financières des États-Unis et d’Europe, très peu ou pas du contrôlées ni réglementées car elles n’ont pas de licence bancaire. Ils font partie du shadow banking. En théorie, les MMF mènent une politique prudente mais la réalité est bien différente. L’administration Obama envisage de les réglementer car, en cas de faillite d’un MMF, le risque de devoir utiliser des deniers publics pour les sauver est très élevé. Les MMF suscitent beaucoup d’inquiétude vu les fonds considérables qu’ils gèrent et la chute depuis 2008 de leur marge de profit. En 2012, les MMF états-uniens maniaient 2 700 milliards de dollars de fonds, contre 3 800 milliards en 2008. En tant que fonds d’investissement, les MMF collectent les capitaux des investisseurs (banques, fonds de pension…). Cette épargne est ensuite prêtée à très court terme, souvent au jour le jour, à des banques, des entreprises et des États.
Dans les années 2000, le financement par les MMF est devenu une composante importante du financement à court terme des banques. Parmi les principaux fonds, on trouve Prime Money Market Fund, créé par la principale banque des États-Unis JP.Morgan, qui gérait, en 2012, 115 milliards de dollars. La même année, Wells Fargo, la 4e banque aux États-Unis, gérait un MMF de 24 milliards de dollars. Goldman Sachs, la 5e banque, contrôlait un MMF de 25 milliards de dollars.
Sur le marché des MMF en euros, on trouve de nouveau des sociétés états-uniennes : JP.Morgan (avec 18 milliards d’euros), Black Rock (11,5 milliards), Goldman Sachs (10 milliards) et des européennes avec principalement BNP Paribas (7,4 milliards) et Deutsche Bank (11,3 milliards) toujours pour l’année 2012. Certains MMF opèrent également avec des livres sterling. Bien que Michel Barnier ait annoncé vouloir réglementer le secteur, jusqu’à aujourd’hui rien n’a été mis en place. Encore des déclarations d’intention...
1. L’agence de notation Moody’s a calculé que pendant la période 2007-2009, 62 MMF ont dû être sauvés de la faillite par les banques ou les fonds de pensions qui les avaient créés. Il s’est agi de 36 MMF opérant aux États-Unis et 26 en Europe, pour un coût total de 12,1 milliards de dollars. Entre 1980 et 2007, 146 MMF ont été sauvés par leurs sponsors. En 2010-2011, toujours selon Moody’s, 20 MMF ont été renfloués.
2 Cela montre à quel point ils peuvent mettre en danger la stabilité du système financier privé.

2) Le 17 octobre : la Marche mondiale des femmes continue d´être présente

3) Information de dernière minute : une loi martiale imposée au Pakistan

4) La MMF au Chili : l´ancrage de la lutte des femmes contre le néolibéralisme

5) Les manifestations du 25 novembre dénoncent la violence contre les femmes

6) Préparation de la Journée de mobilisation et d´action Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
globale et du FSM 2009 en Amazonie

7) Conférence internationale des Femmes en noir

8) Calendrier des événements/ Contacts

9) Prochaine numéro

Editorial

Chères amies,

Nous vivons dans un monde en conflit. À l’heure où des gouvernements impérialistes s´auto-proclament “ défenseurs de la démocratie”, on assiste à une résurgence des dictateurs se définissant comme anti-impérialistes et se considérant comme “ les gardiens de la tradition et de la culture, de celles qui protègent de la contamination étrangère”. La résultante de cette situation est la guerre et la violence, avec toutes les conséquences désastreuses qu´elles impliquent : répression, intolérance, haine de “l’autre”, domination, contrôle, perte de liberté et des droits humains basiques.

Dans beaucoup d´endroits du monde, le conflit est la norme, et les peuples sont habitués à appréhender leur vie de manière très restreinte en raison de la menace constante de violences et des limitations idéologiques et culturelles. Nous sommes indignées par la violence, la torture et les emprisonnements auxquels ont recours les dictatures militaires de Burma et du Pakistan contre leur propre peuple ; par la violente répression envers les syndicats et la société civile en Guinée ; par l’autoritarisme des gouvernements des États-Unis et d´Iran au nom de leurs valeurs religieuses ; par l’extrême violence psychique et sexuelle perpétrée contre les communautés locales du Kivu, en République démocratique du Congo, et du Darfour au Soudan. Dans ce bulletin, et dans chaque espace où nous avons accès, nous manifestons notre solidarité envers toutes les femmes et tous les hommes de ces pays et toutes celles et tous ceux pour qui la liberté et la possibilité de développer leurs propres capacités ne constituent pas encore une réalité.

Cependant, là où il y a répression, il y a résistance. Notre lutte contre la répression – sous toutes ses formes - naît nécessairement de notre force collective. Ce fait nous rappelle constamment le besoin de renforcer notre mouvement – aux niveaux local, national et international – et nos alliances avec les autres mouvements féministes et/ou anticapitalistes et les groupes qui partagent nos valeurs : Code Pink contre l’intervention militaire des États-Unis dans le monde arabe ; les Femmes en noir résistant à toutes formes de conflits quelqu´en soient les justifications ; le processus du Forum Social Mondial (FSM) où, avec un groupe croissant d´alliés ( y compris le Syndicat des travailleurs du pétrole d´Irak qui est entré récemment au Conseil international) persiste et croît l’idée qu’un autre monde est possible”.

Dans cette édition du Bulletin, vous pourrez connaître ces espaces et d´autres espaces de résistance. Le 17 octobre ou le 25 novembre représentent, par exemple, dans le monde entier, des jours de résistance collective au patriarcat, au système capitaliste imposé. À cet égard, vous découvrirez les initiatives de la Marche mondiale des femmes et les mobilisations en Bolivie, au Brésil, au Chili, en Europe, au Mexique, au Pérou et au Québec. Vous aurez également des nouvelles de nos alliés – les Femmes en noir et le processus du FSM - et un résumé du programme et des décisions prises au cours de la rencontre du Comité international de la MMF à la Granja de Ulmeiro, au Portugal, la première semaine d´octobre.

São Paulo, novembre 2007

1) Rencontre du Comité international de la MMF

La première et unique rencontre du Comité international en 2007 a été réalisée du 4 au 7 octobre à la Granja de Ulmeiro (près de Coimbra) au Portugal. Sur les 10 membres du Comité international, 8 membres étaient présentes : deux représentantes d´Afrique, deux d´Europe, trois du continent américain (y compris la coordinatrice internationale) et une d´Asie (l´autre représentante de ce continent n´ayant pu participer pour des problèmes de visa). Deux anciennes membres du Secrétariat international (SI) du Québec, deux membres de l´équipe du SI actuel et 10 invitées des CN de Galice et du Portugal ont également participé à la rencontre.

Pendant quatre jours de réunions intensives, ces femmes ont eu l´opportunité de se rencontrer, de mieux se connaître, de partager des expériences, de discuter sur différents thèmes et de prendre des décisions communes concernant plusieurs aspects de la Marche Mondiale des Femmes au niveau international. Le programme de la rencontre a abordé les points suivants :

- Partage des nouvelles régionales présentées par chaque membre du CI ;

- Analyse et approbation du rapport de l´avant-dernière rencontre du CI réalisée en décembre 2006 ;

- Analyses des résultats et indicateurs du Plan stratégique de 2007-2010 ;

- Discussion sur le FSM et sur le rôle de la MMF à l´intérieur de celui-ci – Conseil international, Groupe de liaison, l´événement en lui-même, travail avec les autres mouvements sociaux etc ;

- Débats concernant deux champs d´action de la MMF : la violence envers les femmes et la paix et la démilitarisation ;

- Discussion concernant les finances, le transfert du Secrétariat international à São Paulo au Brésil, et d’autres thèmes administratifs (page web, textes à publié, actualisation de la liste des Groupes participants actifs Actif
Actifs
En général, le terme « actif » fait référence à un bien qui possède une valeur réalisable, ou qui peut générer des revenus. Dans le cas contraire, on parle de « passif », c’est-à-dire la partie du bilan composé des ressources dont dispose une entreprise (les capitaux propres apportés par les associés, les provisions pour risques et charges ainsi que les dettes).
(GPA), etc.) ;

- Ébauche de planification pour la prochaine rencontre de la MMF en Galice, en octobre 2008 ;

- Suggestions pour la Journée de mobilisation et d´action globale de 2008 (le 26 janvier) et pour l´Action globale de la MMF de 2010.

La MMF dans le Forum social mondial (FSM)

Après de nombreux débats, les membres du CI ont insisté sur l´importance du FSM en tant qu´espace pour une autre mondialisation Mondialisation (voir aussi Globalisation)
(extrait de F. Chesnais, 1997a)
Jusqu’à une date récente, il paraissait possible d’aborder l’analyse de la mondialisation en considérant celle-ci comme une étape nouvelle du processus d’internationalisation du capital, dont le grand groupe industriel transnational a été à la fois l’expression et l’un des agents les plus actifs.
Aujourd’hui, il n’est manifestement plus possible de s’en tenir là. La « mondialisation de l’économie » (Adda, 1996) ou, plus précisément la « mondialisation du capital » (Chesnais, 1994), doit être comprise comme étant plus - ou même tout autre chose - qu’une phase supplémentaire dans le processus d’internationalisation du capital engagé depuis plus d’un siècle. C’est à un mode de fonctionnement spécifique - et à plusieurs égards important, nouveau - du capitalisme mondial que nous avons affaire, dont il faudrait chercher à comprendre les ressorts et l’orientation, de façon à en faire la caractérisation.

Les points d’inflexion par rapport aux évolutions des principales économies, internes ou externes à l’OCDE, exigent d’être abordés comme un tout, en partant de l’hypothèse que vraisemblablement, ils font « système ». Pour ma part, j’estime qu’ils traduisent le fait qu’il y a eu - en se référant à la théorie de l’impérialisme qui fut élaborée au sein de l’aile gauche de la Deuxième Internationale voici bientôt un siècle -, passage dans le cadre du stade impérialiste à une phase différant fortement de celle qui a prédominé entre la fin de Seconde Guerre mondiale et le début des années 80. Je désigne celui-ci pour l’instant (avec l’espoir qu’on m’aidera à en trouver un meilleur au travers de la discussion et au besoin de la polémique) du nom un peu compliqué de « régime d’accumulation mondial à dominante financière ».

La différenciation et la hiérarchisation de l’économie-monde contemporaine de dimension planétaire résultent tant des opérations du capital concentré que des rapports de domination et de dépendance politiques entre États, dont le rôle ne s’est nullement réduit, même si la configuration et les mécanismes de cette domination se sont modifiés. La genèse du régime d’accumulation mondialisé à dominante financière relève autant de la politique que de l’économie. Ce n’est que dans la vulgate néo-libérale que l’État est « extérieur » au « marché ». Le triomphe actuel du « marché » n’aurait pu se faire sans les interventions politiques répétées des instances politiques des États capitalistes les plus puissants (en premier lieu, les membres du G7). Cette liberté que le capital industriel et plus encore le capital financier se valorisant sous la forme argent, ont retrouvée pour se déployer mondialement comme ils n’avaient pu le faire depuis 1914, tient bien sûr aussi de la force qu’il a recouvrée grâce à la longue période d’accumulation ininterrompue des « trente glorieuses » (l’une sinon la plus longue de toute l’histoire du capitalisme). Mais le capital n’aurait pas pu parvenir à ses fins sans le succès de la « révolution conservatrice » de la fin de la décennie 1970.
anti-capitaliste et sur l´importance de la présence continue et de l´influence de la MMF dans ce même espace. Il a été décidé que Wilhelmina Trout (qui remplacera Diane Matte) représentera la MMF à partir de 2008, aussi bien dans les réunions du Conseil international du FSM (CI-FSM) que dans celles du Groupe de liaison – un groupe de facilitation formé récemment dont la responsabilité est d´accompagner le Secretariat du FSM, de préparer les réunions du CI-FSM et d´appuyer le travail des groupes de travail et des commissions du CI-FSM. La pratique qui consiste à inviter des militantes locales de la Marche dans le pays/État où sont réalisées les réunions du CI-FSM sera maintenue.

Il existe également un Groupe de facilitation des mouvements sociaux dont la tâche principale est actuellement d´organiser le 26 janvier. Diane et Miriam continueront à représenter la MMF dans cet espace jusqu´à la prochaine rencontre du CI de la Marche en avril 2008. Enfin, il a été décidé de réactiver le collectif de la MMF “Alliances et globalisation Globalisation (voir aussi Mondialisation) (extrait de Chesnais, 1997a)

Origine et sens de ce terme anglo-saxon. En anglais, le mot « global » se réfère aussi bien à des phénomènes intéressant la (ou les) société(s) humaine(s) au niveau du globe comme tel (c’est le cas de l’expression global warming désignant l’effet de serre) qu’à des processus dont le propre est d’être « global » uniquement dans la perspective stratégique d’un « agent économique » ou d’un « acteur social » précis. En l’occurrence, le terme « globalisation » est né dans les Business Schools américaines et a revêtu le second sens. Il se réfère aux paramètres pertinents de l’action stratégique du très grand groupe industriel. Il en va de même dans la sphère financière. A la capacité stratégique du grand groupe d’adopter une approche et conduite « globales » portant sur les marchés à demande solvable, ses sources d’approvisionnement, les stratégies des principaux rivaux oligopolistiques, font pièce ici les opérations effectuées par les investisseurs financiers, ainsi que la composition de leurs portefeuilles. C’est en raison du sens que le terme global a pour le grand groupe industriel ou le grand investisseur financier que le terme « mondialisation du capital » plutôt que « mondialisation de l’économie » m’a toujours paru - indépendamment de la filiation théorique française de l’internationalisation dont je reconnais toujours l’héritage - la traduction la plus fidèle du terme anglo-saxon. C’est l’équivalence la plus proche de l’expression « globalisation » dans la seule acceptation tant soit peu scientifique que ce terme peut avoir.
Dans un débat public, le patron d’un des plus grands groupes européens a expliqué en substance que la « globalisation » représentait « la liberté pour son groupe de s’implanter où il le veut, le temps qu’il veut, pour produire ce qu’il veut, en s’approvisionnant et en vendant où il veut, et en ayant à supporter le moins de contraintes possible en matière de droit du travail et de conventions sociales »
” qui sera animé par Nadia, Wilhelmina, Diane et Miriam.

Il a été proposé que, pour la journée de mobilisation et d’action globale du 26 janvier, la MMF organise des mobilisations publiques en accord avec la réalité locale, permettant cependant une mise en avant du mouvement et de ses symboles, avec par exemple des “batucadas” féministes, des slogans, des chansons, des tracts, etc. Les membres du CI vont appuyer les CN dans leurs régions pour la planification et l´organisation des événements. À son tour, le SI a créé un blog à travers lequel on échange déjà des plans et des préparatifs de la MMF pour le 26 janvier dans le monde entier (pour plus d´informations voir l’article nº 6 de ce bulletin).

Deux des champs d’action de la MMF : Violence contre les femmes / Paix et démilitarisation

Lors de la rencontre du CI, ont été prises les décisions suivantes :

- Continuer le débat sur la violence contre les femmes en tant que forme structurelle de contrôle à l´intérieur du système patriarcal ;

- Réactiver le Groupe de travail (GT) de la Marche “violence contre les femmes” qui va produire des documents pour stimuler le débat et promouvoir des actions ;

- Déterminer dans quelle mesure le thème de la prostitution est ou n´est pas abordé par les CN. Jing (Philippines) et Diane sont responsables de la production d´un document réunissant les positions des CN et proposant des méthodes et des contenus pour le débat sur ce thème avant la rencontre internationale en Galice ;

- Préparer (documents préparatoires et pour le débat) et appuyer la présence des déléguées internationales au séminaire “ violence contre les femmes et militarisation” qui sera réalisé au Mexique au cours du premier semestre 2008 ;

- Diffuser la Déclaration de la MMF pour le 25 novembre 2007 qui dénonce l´impunité des responsables de crimes commis contre les femmes dans des zones de guerre et militarisés.

Pour consulter les documents discutés lors de la rencontre du CI sur ces thèmes :

- La MMF et le FSM : évaluation de la situation actuelle (Diane Matte, septembre 2007) :

- Les féminismes transnationaux : une discussion sur le futur du féminisme dans le Forum social mondial (Janet Conway, 2007) version anglaise uniquement :

- Les féminismes transnationaux et le Forum social mondial : rencontres et transformations dans les espaces anti-mondialisation (Janet Conway, 2007) version anglaise uniquement :

- Les féminismes transnationaux : résumé des textes de Janet Conway :

- La paix : le féminisme est la pièce manquante (Diane Matte, 2007) :

- La paix comme condition de vie (résumé du texte écrit par Josée Kuzinza, 2006)

Rencontre internationale de la MMF en 2008

Objectifs : Définition de l´action globale de 2010 de la MMF ; adaptation du Plan stratégique ; révision des normes et règlements ; élection de 3 nouveau membres du CI (et décision concernant la manière de garantir la participation des femmes autochtones) ; formation politique ; mobilisation politique sur le thème du bien commun et de la souveraineté alimentaire.

Quand : entre les 15 et 21 octobre 2008.

Où : à Vigo, en Galice.

Déléguées : jusqu´à trois par CN.

Observateurs/Alliés : il y aura des invitées mais leur nombre ne doit pas dépasser le nombre de déléguées.

Suggestions pour le jour de formation : éco-féminisme, souveraineté alimentaire – importance pour les femmes en milieu urbain et rural – et accès à l´eau, renforcement des alliances, féminisme et éducation populaire...

Proposition d’Action globale pour 2010 : entre le 8 mars et le 17 octobre, organiser des marches de 10 jours ( ou moins selon le contexte) dans plusieurs pays, l´une après l´autre. Cette idée sera discutée avec les CN avant la Rencontre internationale pour qu’en Galice on puisse décider les dates, le nombre de pays, les symboles, etc.

2) Le 17 octobre : la Marche Mondiale des Femmes continue d’être présente

Le 17 octobre est un jour très significatif dans l´histoire de la Marche Mondiale des Femmes : le 17 octobre – Journée internationale pour l´éradication de la pauvreté – de l´an 2000, après sept mois d´actions nationales dans 161 pays différents à travers le monde demandant des solutions pour la pauvreté mondiale et réclamant la fin de toutes formes de violences contre les femmes, notre action se terminait triomphalement avec la remise au Secrétariat général de l´ONU à New York de 5.084.546 signatures appuyant les 17 revendications de la Marche.

Année après année, ce jour est devenu un jour où nous, les femmes, nous rendons notre présence perceptible, audible et visible. Cette année n´a pas représenté une exception. Etant donné le fait que la brèche entre les riches et les pauvres – “ceux qui ont” et “ceux qui n´ont pas”- ne cesse d´augmenter et que le contrôle exercé sur la vie des femmes à travers la violence maintient les proportions alarmantes de 2000, la Marche Mondiale des Femmes a recommencé à se mobiliser dans plusieurs parties du monde.

Dans les Amériques – du Sud et du Nord – le drapeau de la Marche a été particulièrement visible à cette occasion. En Bolivie, dans les villes de Tarija et La Paz, ont eu lieu des événements organisés conjointement par la MMF : dans la première ville, le 17 octobre, a été réalisé un Festival culturel et artistique pour l´équité et l´égalité, organisé par l´AMUPEI (l´Association des femmes pour l´égalité et l´équité) et, dans la seconde, un événement qui a eu beaucoup de succès “ Des femmes à la défense de l´eau” qui a eu lieu le 11 octobre. À cette occasion, des travailleuses rurales, des femmes autochtones, des intellectuelles et invitées internationales ont discuté de la question de l´eau selon la perspective du genre et en considérant leurs recours contre la privatisation de l´eau. Dans le pays voisin, au Pérou, un bulletin de quatre pages (incluant le manifeste de la MMF du 17 octobre) a été élaboré et distribué lors de plusieurs activités qui se sont réalisées récemment, notamment la Cour nationale “ético-politique” pour les droits économiques, sociaux et culturels des femmes.

En même temps, au Chili, une continuation du Forum Nyélény était organisée (le 16 octobre – Journée mondiale de la souveraineté alimentaire) avec le lancement de la « Déclaration des femmes pour la souveraineté alimentaire », parallèlement aux préparatifs pour la Tente des Femmes montée lors du Sommet pour l´Amitié et l´intégration des peuples ibéro-américains, les 8 et 9 novembre. À cette occasion, la MMF a été présentée publiquement, discutée et relancée par des organisations et des mouvements locaux de femmes.

Au Mexique, la MMF a lancé sa campagne “Un million de signatures pour exiger la sécurité des femmes”, revendiquant la fin de l´impunité pour les auteurs de violences envers les femmes et un ensemble d´actions d´urgence du côté du gouvernement pour affronter et éradiquer les féminicides et les abus sexuels (voir plus loin les articles “La MMF au Chili” et “Les manifestations du 25 novembre dénoncent la violence contre les femmes”).

À l´occasion du 17 octobre, la Marche Mondiale des Femmes a été présente dans tout le Brésil. Les membres de la MMF ont organisé une série d´activités dans plusieurs États : un manifeste présenté à la population du Rio Grande do Norte réaffirmant l´engagement des femmes dans la lutte contre l´agrobusiness, les semences transgéniques et la destruction de l´environnement ; un séminaire à São Paulo pour débattre sur la souveraineté alimentaire et l’intégration des Amériques ; des activités de rue dans les États du Rio de Janeiro et du Rio Grande do Sul.

Au Québec, de nombreux événements ont également marqué la Journée internationale pour l´éradication de la pauvreté. Ce jour a été choisi pour lancer la campagne pour l´autonomie économique des femmes dans le pays, “ Sortir de la pauvreté : un choix de société”. À Montréal, des militantes de la MMF ont déclaré leur indignation envers l´idéologie et les politiques ultralibérales de l’Institut économique de Montréal et ont demandé une augmentation immédiate du salaire minimum. En même temps, des femmes avec des masques ont parcouru la ville de Québec faisant des manifestations et collant des tracts sur les vitrines de commerces exclusifs, souhaitant mettre en évidence les conditions de pauvreté dans lesquelles beaucoup de femmes vivent encore cachées. Elles se sont engagées à lutter ensemble pour l’élimination de cette pauvreté.

Note spéciale : Nos amies d´Iran n´ont pas pu se mobiliser le 17 octobre en raison de la forte répression qu´elles affrontent. Ci-joint, un e-mail qu´elles nous ont envoyé le 28 octobre : “ Chères amies, nous ne sommes pas libres en Iran, le gouvernement iranien est une dictature, nous ne pouvons pas manifester en Iran car beaucoup de femmes sont en prison. Liberté pour toutes et tous”.

Pour plus d´informations sur la situation en Iran, voir :

http://www.weforchange.info/english/ http://www.learningpartnership.org/advocacy/alerts/iranwomenarrests0307(anglais)

http://www.weforchange.info/english/spip.php?rubrique7(français)

http://www.weforchange.info/english/spip.php?rubrique12 (espagnol)

Pour signer la pétition “Un million de signatures” (anglais / français) :

http://www.we4change.info/spip.php?article19 et la pétition pour libérer toutes les prisionnières politiques en Iran : http://www.PetitionOnline.com/maryam20/petition.html

3) Information de dernière minute : une loi martiale imposée au Pakistan

Considérant la gravité de la situation politique actuelle au Pakistan, un pays où la MMF est fortement présente, nous avons jugé important d´inclure quelques paragraphes dans ce bulletin à ce sujet.

Depuis le 3 novembre, le gouvernement militaire du Pakistan, présidé par le Général Musharraf, a imposé l´état de siège (c´est-à-dire une loi martiale) dans le pays, dissoud la Cour suprême et coupé le droit d´expression à la presse. La société civile – en particulier des avocats, des juges, des journalistes, des chefs de partis de l´opposition et des militants pour les droits humains - est sortie massivement dans les rues pour protester, constituant un fait inédit dans l’histoire du pays. Les manifestant-es ont été brutalement réprimé-es, battu-es, arrêté-es et maintenu-es en détention domiciliaire ou carcérale (souvent en confinement solitaire ou torturé-es).

Mais le peuple pakistanais est décidé à ne pas accepter la dictature militaire. La résistance populaire s’est montrée forte et organisée et le peuple du Pakistan est bien résolu à ne pas se taire. De même que les femmes sont très engagées dans les protestations contre le gouvernement comme le montre clairement cet e-mail de la MMF du 5 novembre :

“ ... aujourd´hui, nous manifestons contre l’action du gouvernement face au Club de la presse, une majorité de femmes issues de classes sociales différentes, aussi des journalistes et des avocates se sont présentées pour protester contre l’action du gouvernement. Un grand nombre de policiers et d´hommes armés nous ont entourées rapidement et battues avec des bouts de bois. Ensuite, ils nous ont enfermées dans le Club de la presse et ont refusé de nous libérer. Nous avons commencé à crier et ils ont commencé à arrêter les manifestantes”.

Et le 8 novembre, elles nous envoyaient le message suivant :

“... nous traversons une situation cruciale au Pakistan, la loi martiale a été imposée (...) des centaines d´avocats, de leaders politiques, de professionnels et membres de la société civile ont été arrêtés ; nous ne pouvons pas nous exprimer contre le gouvernement militaire pour cette action. Les réunions publiques ont été interdites. Face à cette situation, nous - membres d´organisations sociales et militants des droits de l´homme - avons décidé de faire des manifestations éclairs dans des lieux publics durant 10 à 15 minutes avec des pancartes, pour qu´au moment où la police arrive pour nous arrêter, nous puissions quitter le lieu rapidement. Nous avons déjà fait cela deux fois et nous recevons le soutien de la population”.

La MMF continue à être active au Pakistan et dans la région du Sud de l´Asie malgré la répression.

Des rencontres ont été prévues dans cinq pays jusqu´à la fin de l´année – Inde, Bangladesh, Sri Lanka, Népal, Pakistan – ayant plusieurs objectifs : la réorganisation de la MMF dans la région ; le renforcement des CN qui existent et la création de celles qui manquent ; la discussion des quatre champs d´action de la Marche (violences contre les femmes, biens communs, paix et démilitarisation, femmes et travail) ; la mobilisation des femmes pour changer les politiques publiques qui leur sont destinées ; le rétablissement des liens entre les niveaux nationaux et internationaux de la Marche ; la planification des activités dans la lignée du Plan stratégique 2007-2010.

La MMF manifeste sa solidarité envers les femmes et les hommes du Pakistan et continue à accompagner la situation de près. Elle a créé un blog présentant des informations actualisées (en anglais) : http://pakistan-wmw.blogspot.com/

4) La MMF au Chili : l’ancrage de la lutte des femmes contre le néolibéralisme

La Marche Mondiale des Femmes au Chili a été réactivée à l’occasion du processus préparatoire du « Sommet pour l’Amitié et l’intégration des peuples ibéro-américains » qui a eu lieu du 8 au 10 novembre à Santiago, au Chili, parallèlement au Sommet des présidents.

Plusieurs organisations ont répondu à l’appel de l’ANAMURI (l’Articulation nationale des femmes rurales et indigènes) pour réorganiser la MMF, notamment des femmes de la Coordination nationale paysanne (Coordenação Nacional Campesina), des organisations populaires urbaines comme Remos et MEMCH, des associations de jeunes, de recherche, en plus de réseaux féministes travaillant dans les domaines de la santé, la violence et l’économie.

La Tente de la Marche Mondiale des Femmes n’a pas désempli, proposant des ateliers et des conférences contribuant aux quatre champs d’action de l’organisation. Plusieurs débats ont été réalisés ayant pour thèmes : le travail reproductif, les salariées agricoles, les changements climatiques, la violence sexiste, la santé de la reproduction, les femmes et la politique, l’intégration régionale, en plus d’une session sur la construction de la MMF.

Des Chiliennes de toutes les régions du pays se sont jointes aux femmes venues d’Argentine, de Bolivie, du Brésil, de la Colombie, de Cuba, du Mexique, du Paraguay, du Pérou, du Venezuela, qui sont reparties motivées pour renforcer ou commencer la MMF dans leurs pays. Une commission de travail sur les conditions de travail des salariées agricoles dans l’agro-exportation réunissant des expériences du Chili, de la Colombie et du Pérou a également été créée.

La MMF a contribué à l’élaboration de la déclaration finale du Sommet. Lire le texte
] dans son intégralité (version en espagnol uniquement).

5) Les manifestations du 25 novembre dénoncent la violence contre les femmes

Dans le monde entier, le 25 novembre représente une occasion pour les féministes de se mobiliser pour dénoncer et combattre les violences subies par les femmes et proposer des mesures pour mettre fin à de telles agressions.

Au cours de 2007, les divers groupes associés à la Marche Mondiale des Femmes – en particulier au Mexique et en France - ont préparé des actions de grande envergure autour de ce thème. Cette date a également été choisie par le Comité international pour divulguer une déclaration de la Marche Mondiale des Femmes dénonçant l’impunité des responsables pour des crimes contre les femmes dans les zones de guerre et militarisées. Pour voir l’intégralité de ce document accéder au lien :

Mexique : lancement de la campagne « un million de signatures pour exiger la sécurité des femmes »

L’augmentation alarmante des féminicides et des cas de violence enregistrés contre les femmes au Mexique ces dernières années est à l’origine de cette campagne lancée par la Marche Mondiale des Femmes, l’Espace féministe et la Vice-présidence d’équité et « genre » de l’UNT (l´Union nationale des travailleurs). Commencée le 11 septembre de cette année, la campagne exige la fin de la militarisation du pays, la liberté immédiate des femmes prisonnières politiques et la fin de l’impunité dans les cas de féminicides. La campagne exige également que soit décrété, de manière urgente, l’état d’alerte dans le cadre de la Loi générale d’accès des femmes à une vie libre de violence. Approuvée le 16 décembre 2006 par la Chambre des députés, cette loi est le résultat d’une intense mobilisation des femmes au Mexique contre les féminicides. Voir sur le site de la Marche le texte “ Feminicide au Mexique” (version en espagnol uniquement) :

Toujours dans le cadre de la campagne, des débats sur la violence et des marches ont été réalisés entre octobre et novembre (comme le Forum « femmes, violence et impunité » qui a eu lieu le 26 octobre dans la ville de México) et continueront jusqu’en 2008.

Cliquez pour accéder à des informations détaillées sur la campagne :

Impunité et violence de l’État

La campagne attire l’attention sur la responsabilité des gouvernements et des États dans le combat ou la montée de la violence envers les femmes. Dans le cas mexicain, en laissant ouvert le chemin à l’impunité et en militarisant le pays, le gouvernement, qui devrait garantir le droit à la vie, finit par devenir le principal agresseur des femmes. Selon une information envoyée au Parlement européen, 6000 femmes et petites filles ont été assassinées entre 1999 et 2006. Rien qu’en 2004, on relève 1205 meurtres de fillettes.

L’État mexicain, par le biais de ses forces militaires et policières, utilise la violence sexuelle comme moyen d’intimidation envers les femmes organisées. Les nombres parlent d’eux-mêmes. Rien qu’à Ciudad Juarez, cas emblématique de la frontière avec les États-Unis, 464 assassinats de femmes ont été enregistrés entre 1993 et 2006. En outre, des abus sexuels de femmes des peuples autochtones et de petites filles ont été déclarés dans divers autres États du Mexique. Depuis 1994, 8 affaires de viols commis envers 35 femmes par des soldats dans le Chiapas, l’Oaxaca et le Guerrero, ont été attestées. Les coupables n’ont pas été punis. Malgré la dénonciation progressive de ces faits au niveau international, rares sont les criminels qui sont conduits devant le tribunal civil au Mexique.

Finalement, la campagne met en garde contre les risques du Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP), accords à l’initiative des États-Unis avec le Mexique et le Canada qui prévoient une forte militarisation de la frontière et des zones où existent une grande mobilisation populaire. L’actuel gouvernement, élu de manière frauduleuse en Juillet 2006, a confirmé son appui au PSP, malgré les innombrables risques et les arguments en défaveur de l’alliance, présentés par les diverses organisations sociales du pays.

Europe et France : un brassard dénonce la violence et symbolise l’appui aux victimes

C´est avec le slogan « Ni Una Mas ! Pas une de plus ! » que la Coordination européenne de la Marche Mondiale des Femmes a lancé à Paris, le 24 novembre, la « Campagne brassard » contre la violence faites aux femmes. Les participants – des hommes et des femmes – ont utilisé un brassard symbolisant l´assassinat d’une femme. En plus de dénoncer publiquement la violence, le brassard constitue un signe d’appui aux victimes et d’alerte en ce qui concerne les agresseurs. En France, la campagne demande qu’une loi-cadre contre les violences soit votée et appliquée à tous les niveaux, principalement en ce qui concerne la prévention, considérant que la répression seule ne suffit pas.

Pendant tout le déroulement de la campagne, qui se prolongera au moins jusqu’en 2008, la Marche compte insister sur le fait que la violence envers les femmes ne trouve pas seulement son origine dans la relation conjugale mais est favorisée par le fonctionnement des sociétés patriarcales, est tolérée ou gérée par les sociétés ou par les États, au sein des familles, dans la rue, sur les lieux de travail et en période de guerre.

Pour plus d’informations :

Mexique - ciam chez laneta.apc.org / cofemo chez yahoo.com.mx / codimuj chez yahoo.com.mx / Mujeres para el Diàlogo - Cerro gordo #253 Col. Campestre Churubusco. 04200 México D.F.

France - Coordination française Marche mondiale des femmes 25/27 rue des Envierges 75202 Paris, marchfem chez ras.eu.org, Tel : 0680639525

6) Préparation de la Journée de mobilisation et d´action globale et du Forum social mondial de 2009 en Amazonie

L´organisation du 26 janvier 2008, Journée de mobilisation et d´action globale, a été un des thèmes principaux de la réunion du Conseil international du Forum social mondial (CI-FSM), réalisée entre le 29 octobre et le 1er novembre à Belém dans l’État du Pará au Brésil. Miriam Nobre et Diane Matte ont participé à la rencontre qui, entre autres, a commencé à discuter du FSM prévu en janvier 2009 en Amazonie (à Belém) et a défini la formation d’un groupe de liaison responsable de la facilitation des commissions et des groupes de travail du CI.

La réunion plènière a été précédée par des réunions des groupes de travail et commissions du CI d’évaluation, facilitation, mobilisation, stratégies, expansion, contenus, méthodologie et ressources. Les réunions auxquelles plus de 150 personnes d’organisations du monde entier ont participé et qui ont également présenté une forte présence locale, ont renforcé le caractère stratégique du FSM en tant qu´espace d’affirmation des organisations qui travaillent pour la construction d’un autre monde possible et qui cherchent à approfondir les projets alternatifs au modèle néolibéral. L’intégralité du compte-rendu de la réunion sera bientôt disponible sur le site du FSM

Le 28 octobre, une Assemblée des mouvements sociaux avec des participants des mouvements locaux et internationaux a été organisée pour constituer un soutien massif à l’appel pour la Jounée de mobilisation et d´action globale. Cette démarche considère ce jour de mobilisation comme une étape de la préparation du FSM 2009 en Amazonie. Pour lire l’intégralité de la déclaration, intitulée « Dans la voie de Belém : le réseau international des mouvements sociaux invite à sortir dans les rues le 26 janvier pour une action commune pour un autre monde”, accédez au site de la Marcha Mundial das Mulheres :

La MMF le 26 janvier

Dans plusieurs pays, la Marche Mondiale des Femmes a déjà commencé les préparatifs pour le 26 janvier. Ces préliminaires concernent aussi bien la coordination avec d’autres mouvements que la préparation indépendante, en pensant à cette journée comme une étape de mobilisation pour le 8 mars. Les membres des coordinations du Québec, Brésil, du Mexique, du Guatemala, du Pérou, de Cuba, du Pakistan et du Kenya ont déjà informé de l´organisation prévisionnelle d´activités pour le 26 janvier.

Le Secrétariat international de la Marche a créé un blog http://wmw-action26january.blogspot.com pour l´envoi du programme des activités prévues par les divers groupes et coordinations nationales de la Marche du monde entier. Dans ce blog, vous pourrez également accéder à un guide rapide pour l´organisation d´une batucada, selon les pratiques de la Marche du Brésil. L´idée est que, la semaine précèdant le 26 janvier, soient réalisés des débats, conversations, séminaires de formation et d’approfondissement autour des thèmes avec lesquels la Marche travaille, choisis librement selon les groupes locaux. Les activités préparatoires peuvent inclure la construction d’instruments pour le 26 janvier lors d’une scéance ouverte au public, prévoyant un dialogue avec la société, avec distribution de tracts et batucada.

Les groupes de la Marche peuvent envoyer au Secrétariat international une description succinte de l’action spécifique qu’ils vont organiser, en mentionnant leur nombre, leur adresse, l’activité qu’ils organisent, la date, l’heure, le lieu où elle sera réalisée. Les informations doivent être envoyées aux adresses suivantes : nathalia chez marchemondiale.org et globalaction chez wsf2008.net

Un fichier contenant plus d’informations sur le 26 janvier et la manière de promouvoir les mobilisations peut être téléchargé sur le blog ou le site du Forum social mondial :

- Castellano : http://www.forumsocialmundial.org.br/download/folder_2008_es.pdf

- Français : http://www.forumsocialmundial.org.br/download/folder_2008_fr.pdf

- English : http://www.forumsocialmundial.org.br/download/folder_2008_en.pdf

- Português : http://www.forumsocialmundial.org.br/download/folder_2008_pt.pdf


7) Conférence internationale des Femmes en noir

Le mouvement des Femmes en noir est un réseau international de femmes féministes et antimilitaristes qui travaillent pour la paix. Elles s’opposent aux guerres, dénoncent la violence, en particulier contre les femmes, et tentent d´imposer la participation féminine pour la résolution des conflits et les négociations pour la paix. Elles souhaitent en finir avec la culture de violence, domination, agressions aux personnes, destruction de la vie en communauté et le climat de peur environnante. Elles pensent qu’il est impossible de parvenir à une culture de la paix sans changement de la structure patriarcale enracinée dans l’appropriation de la femme et le maintien du culte de la femme-objet, structure qui s’étend sur toutes et tous, à différents niveaux, et nourrie par la peur de la violence. Les Femmes en noir pensent qu´une des possibiltés de changement est de créer des relations entre les femmes, adaptées et valides, horizontales et solidaires, libres de verticalité, hiérarchisation, privatisation de l’information, manipulation (etc.) dont sont imprégnées les relations existantes dans la structure patriarcale.

Entre les 16 et 20 août, le réseau international des Femmes en noir a fêté sa quatorzième rencontre à Valence. À cette occasion, 400 femmes de 40 associations sont venues du monde entier. Le thème central de la rencontre a été « les relations entre les femmes comme politique alternative pour la paix : des Femmes en noir réfléchissant sur des Femmes en noir ». Le programme a comporté les discussions suivantes : les réseaux ; les femmes et la violence ; les conflits ; nous – militantes de Femmes en noir, femmes du monde. Il a aussi été organisé un rassemblement sur la plage de la Malvarrosa. De nombreux ateliers se sont également déroulés, beaucoup d’entre eux traitant de solidarité, présentant des témoignages sur la situation endurée dans certaines zones et discutant sur la manière dont le militarisme entre dans nos vies et nos sociétés.

8) Calendrier des événements / contacts

Pour suivre les événements internationaux où la Marche Mondiale des Femmes est présente lors des prochains mois :

2007

3 - 14 décembre : « Village solidaire pour une planète cool », organisé par Via Campesina, Bali, Indonésie (événement parallèle à la Conférence sur le changement climatique)

7 - 9 décembre : Action alternative lors de la rencontre Europe-Afrique, Lisbonne, Portugal.

10 – 12 décembre : Rencontre mondiale démocratie participative, Lyon, France.

28- 31 décembre : Rencontre de femmes zapatistes, Chiapas, Mexique.

2008

26 janvier : Processus du FSM – Journée de mobilisation et d´action globale

Nouveaux numéros de téléphone du Secrétariat international

Nous informons que le Secrétariat international de la MMF a changé de numéros : Tel : (+55) 11 3032-3243 / Fax : (+55) 11 3032-3239

9) Prochain numéro

Spécial libre-échange avec des articles sur :

- Les menaces représentées par le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP) ;

- Réunissant les alternatives – Le réseau birégional Europe- Amérique latine et Caraïbes ;

- Association économique – Afrique – Union européenne ;

- Costa Rica : évaluation du plébiscite contre le traité de libre échange.


Comité international de la MMF

Miriam Nobre (Secrétariat international), Nana Aicha Cissé et Wilhelmina Trout (Afrique), Ynares Caridad (Jing) et Saleha Athar (Asie), Farida el Nakash (Moyen Orient), Rosa Guillén et Gladys Alfaro (Amériques), Celina dos Santos et Nadia de Mond (Europe).

Secretariado Internacional - MMM

Rua Ministro Costa e Silva, nº 36, Pinheiros

São Paulo - SP - Brasil

Code postal : 05417-080

Tel. : +55 11 3032-3243 / Fax : +55 11 3032-3239

E-mail : info chez marchemondiale.org

site : www.marchemondiale.org

Élaboration des textes de ce numéro para l’équipe du SI :

Alessandra Ceregatti, Célia Alldridge, Maria Curione, Miriam Nobre e Nathalia Capellini.

Traduction et révision :

Angela Noronha, Catherine Degoulet e Maité Llanos

Fichiers : Archives de la Marche Mondiale des Femmes

Mise en page : Luciana Nobre

Appuis : Novib, Fondo Global para las Mujeres, Fondo No Violencia, Oxfam GB Sur América, Desarrollo y Paz, E-CHANGER.

São Paulo, novembre 2007




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