Compte rendu de lecture de Bancocratie

16 septembre 2014 par François Chesnais


Bancocratie est le dernier ouvrage en date d’Éric Toussaint, dont la production intellectuelle a été très importante – seize ouvrages depuis 1998, sans compter les très nombreux chapitres à des livres collectifs et les notes publiées à peu près chaque semaine sur le site du CADTM. Éric m’a demandé personnellement de faire une recension du livre, en ajoutant qu’il m’invitait à être aussi critique que je pensais devoir l’être. Le livre a reçu des recensions très élogieuses, notamment dans L’Humanité et dans Politis. Sa diffusion n’a rien donc à craindre d’une critique un peu plus sévère. Comme pour beaucoup de ses ouvrages précédents, Bancocratie résulte du travail inlassable d’Éric Toussaint, mais aussi, ainsi qu’il le rappelle lui-même dans l’avertissement, à l’abondant matériau venant de l’équipe très active du CADTM. La préface claire de Patrick Saurin donne un éclairage théorique qui comble un peu son insuffisance dans le livre lui-même.

L’entrée au gouvernement Hollande d’Emmanuel Macron, ex-associé-gérant ou fondé de pouvoir de la banque Rothschild, comme ministre de l’économie, venant après tant d’autres nominations très importantes du même type, donne toute son actualité au titre du livre. Celui-ci cependant n’est pas un pamphlet, mais un travail dont l’auteur fixe la barre très haut. Éric Toussaint annonce que son livre « décortique le fonctionnement des banques et met à jour leurs accointances avec les gouvernements et l’ensemble des grandes entreprises privées. Il révèle l’un des visages du capitalisme : la bancocratie. (…) Le livre apporte un nouvel éclairage permettant (aux 99 %) de mieux connaître l’ennemi, de comprendre ses motivations et la logique des politiques qu’il impose. Il permet aussi de réfléchir sur les alternatives nécessaires et possibles pour construire un monde dans le bon sens : celui des peuples et de la nature » (p. 22).

La suite surle site d’ATTAC.

La réponse d’Éric Toussaint.