% Déclaration d’ ATTAC Argentine %

Refusons l’accord en passe d’être signé avec les fonds vautours

3 mars par ATTAC/CADTM Argentina

Le problème de la “Dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
Publique” argentine a ses origines dans le processus d’endettement illégal et illégitime initié par la Dictature et poursuivi par tous les gouvernements élus depuis 1983 jusqu’à aujourd’hui. Les prêts dont les « fonds vautours Fonds vautour
Fonds vautours
Fonds d’investissement qui achètent sur le marché secondaire (la brocante de la dette) des titres de dette de pays qui connaissent des difficultés financières. Ils les obtiennent à un montant très inférieur à leur valeur nominale, en les achetant à d’autres investisseurs qui préfèrent s’en débarrasser à moindre coût, quitte à essuyer une perte, de peur que le pays en question se place en défaut de paiement. Les fonds vautours réclament ensuite le paiement intégral de la dette qu’ils viennent d’acquérir, allant jusqu’à attaquer le pays débiteur devant des tribunaux qui privilégient les intérêts des investisseurs, typiquement les tribunaux américains et britanniques.
 » réclament le paiement aujourd’hui sont frauduleux et le fait que la dette initiale ait été convertie, par le Plan Brady en 1992, en emprunts d’Etat, pour essayer d’en masquer l’origine criminelle, ne change rien à l’affaire.

Par la suite, ce sont ces mêmes emprunts qui n’ont pas pu être payés en 2002 et ont été alors acquis à bas prix par ceux que l’on appelle les « fonds vautours Fonds vautour
Fonds vautours
Fonds d’investissement qui achètent sur le marché secondaire (la brocante de la dette) des titres de dette de pays qui connaissent des difficultés financières. Ils les obtiennent à un montant très inférieur à leur valeur nominale, en les achetant à d’autres investisseurs qui préfèrent s’en débarrasser à moindre coût, quitte à essuyer une perte, de peur que le pays en question se place en défaut de paiement. Les fonds vautours réclament ensuite le paiement intégral de la dette qu’ils viennent d’acquérir, allant jusqu’à attaquer le pays débiteur devant des tribunaux qui privilégient les intérêts des investisseurs, typiquement les tribunaux américains et britanniques.
 », avec pour objectif de réclamer la totalité de leur valeur nominale devant les tribunaux de New York, en refusant de participer à leur reconversion (2005-2010). Ces emprunts, et ceux qui continuent à être émis, comportent toujours des clauses d’extension de compétence juridictionnelle en faveur de tribunaux étrangers, ce qui constitue un abandon inconstitutionnel de notre souveraineté.

De 1983 à aujourd’hui, toutes les administrations ont cherché à gérer le problème de la dette Dette Dette multilatérale : Dette qui est due à la Banque mondiale, au FMI, aux banques de développement régionales comme la Banque Africaine de Développement, et à d’autres institutions multilatérales comme le Fonds Européen de Développement.
Dette privée : Emprunts contractés par des emprunteurs privés quel que soit le prêteur.
Dette publique : Ensemble des emprunts contractés par des emprunteurs publics.
sans la remettre en question, et ont de ce fait laissé une dette supérieure à celle qui a été contractée, car la dette est un système usurier, le débiteur ne parvenant en général qu’à rembourser à grand peine les intérêts, le montant du capital étant perpétuellement refinancé.

Et c’est ainsi que nous en sommes arrivés à la situation actuelle. Les possibilités d’endettement public interne ayant été épuisées, Macri se tourne vers les marchés extérieurs pour pouvoir s’endetter à nouveau et pouvoir, de cette façon, continuer à payer la dette. Quelle que soit la couleur politique du gouvernement, la question a toujours été jusqu’à maintenant « d’honorer » la dette sans tenir compte des décisions de justice et des enquêtes qui ont clairement établi son illégalité et son illégitimité.

Quant à l’accord avec les fonds vautours, son coût financier est énorme. Le spécialiste en la matière Hector Giuliano affirme que : “…au montant impayable de la dette publique héritée des gouvernements Kichner – plus de 300 milliards de dollars – il faudra ajouter les émissions de nouvelles obligations Obligations
Obligation
Part d’un emprunt émis par une société ou une collectivité publique. Le détenteur de l’obligation, l’obligataire, a droit à un intérêt et au remboursement du montant souscrit. Il peut aussi, si la société est cotée, revendre son titre en bourse.
pour payer les frais de justice et les exigences des fonds d’investissement Fonds d’investissement Les fonds d’investissement (private equity) ont pour objectif d’investir dans des sociétés qu’ils ont sélectionnées selon certains critères. Ils sont le plus souvent spécialisés suivant l’objectif de leur intervention : fonds de capital-risque, fonds de capital développement, fonds de LBO (voir infra) qui correspondent à des stades différents de maturité de l’entreprise. spéculatifs, qui entraînera un nouvel endettement de près de 20 milliards de dollars
 ».

Mais il n’y a pas que le coût financier. Le conflit avec les « fonds vautours » montre la relation étroite existante entre la dette et le libre échange. L’annonce faite par le gouvernement de passer plusieurs accords de libre échange lui a valu les faveurs des grandes puissances et des Institutions financières internationales, qui ont très rapidement manifesté leur prédisposition en faveur d’un accord avec les « fonds vautours ». En échange d’un programme de libéralisation favorable au capital transnational, les puissances mondiales « aideront » le débiteur en lui facilitant l’accès à des financements extérieurs.

ATTAC – Argentine, membre du réseau latino-américain CADTM AYNA, milite en faveur de la suspension du paiement de la dette publique tant que n’est pas réalisé un audit complet, avec participation citoyenne, qui détermine quelles fractions de la dette sont légales et légitimes et lesquelles relèvent de l’escroquerie et doivent donc être répudiées. Nous nous appuyons en ce sens sur le travail considérable réalisé par Alejandro Olmos qui a mis à jour l’existence de plus de 470 opérations frauduleuses d’endettement pour la période 1976-1982. Il s’agit d’un premier pas pour neutraliser un outil financier qui pompe nos richesses et que le capital transnational transforme en instrument de coercition pour imposer un ensemble de mesures néolibérales antipopulaires, telles que licenciements, mesures d’austérité, traités de libre-échange, plus de privilèges pour les investissements étrangers et moins de droits pour notre population.
Buenos Aires, 29 février 2016

Contactos :
Guillermo Berganza - Portable : 1168518395 - mail : guillermo17@gmail.com
María Elena Saludas - Portable : 3412711700 - mail : mesaludas@yahoo.com.ar

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