La victoire de Zoran Mamdani : un catalyseur pour une nouvelle vague de luttes ?

6 juillet 2025 par Sankha Subhra Biswas


Zohran Mamdani Speaking at a DSA 101 Meeting at the Church of the Village in NYC

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La victoire de Zohran Mamdani aux primaires démocrates pour la mairie de New York pourrait marquer un tournant politique important, ceci surtout dans un contexte où l’extrême droite exerce une influence croissante aux États-Unis et dans le monde entier. Bien que cette élection se limite aux cinq arrondissements de la capitale financière du monde capitaliste, les conséquences d’une éventuelle accession de Mamdani à la mairie de New York pourraient s’étendre bien au-delà des frontières de la ville. La campagne socialiste démocratique de Mamdani propose un programme plus favorable à la classe ouvrière de la ville : New York devrait être gouvernée dans l’intérêt des travailleurs.



Avec l’avancée incessante des idéologies de droite, soutenue par le retour de Donald Trump à la présidence, la nation est de plus en plus façonnée par les forces réactionnaires, tandis que les démocrates traditionnels n’opposent qu’une faible résistance. Dans ce contexte, la victoire de Mamdani représente une avancée significative pour la gauche américaine. Il était tout à fait qualifié pour représenter les aspirations de la classe ouvrière américaine à une époque marquée par l’augmentation des inégalités, les crises du logement, les brutalités policières et les catastrophes environnementales.

Le chemin vers la mairie : une campagne de lutte, pas un spectacle

Fils ougando-étatsunien de l’universitaire de renom Mahmood Mamdani et de la réalisatrice de documentaires bien connue Mira Nair, Mamdani s’est fait connaître comme membre des Socialistes démocrates d’Amérique (DSA) et comme membre de l’Assemblée de l’État représentant le Queens. Confronté à une campagne hostile de la droite et à une opposition peu inspirée de la part de ses rivaux démocrates, Mamdani a transcendé les approches identitaires et focalisées sur des personnes pour défendre les intérêts de la classe ouvrière. Il l’a notamment fait en matière de logements abordables, de transports publics et de services publics essentiels.

Ses adversaires démocrates et républicains concentraient leurs campagnes sur des questions telles que la croissance économique, les accélérateurs de start-ups et la sécurité privée. En revanche, Mamdani s’est intéressé aux besoins des locataires, des travailleurs des transports en commun, des livreurs de repas et des chômeurs. Pour lui, c’est la classe ouvrière et non les propriétaires et les milliardaires, qui doit être propriétaire de chaque ville.

Sa campagne s’articulait principalement autour des thèmes suivants : :

1.  Logements abordables et gel immédiat des loyers – Lors des derniers mois, le nombre de sans-abri à New York a atteint un niveau record. Ce problème grave n’a pas été traité de manière adéquate par l’actuel maire, Eric Adams, qui a déclaré de manière controversée : « Je suis l’immobilier ». Adams, qui fait actuellement l’objet de plusieurs inculpations pour corruption et pots-de-vin, semble aligné sur les intérêts des propriétaires. De plus, Andrew Cuomo, un candidat de premier plan qui s’est opposé aux projets de loi sur la protection des locataires et est soutenu par les groupes de propriétaires, n’a guère obtenu de voix parmi les électeurs de la classe ouvrière. En revanche, Zohran Mamdani a mené une campagne axée sur le logement abordable et a préconisé un gel immédiat des loyers. Tout au long de sa campagne, il a défendu les droits des locataires, proposant la construction de 200 000 logements abordables et un gel des loyers afin de stabiliser la situation intenable de la ville.
 
Les sondages à la sortie des urnes ont indiqué que la préoccupation principale dans cette élection à New York était la hausse des loyers. L’argument avancé par le secteur immobilier, selon lequel les hausses de loyer sont nécessaires pour maintenir la valeur des biens immobiliers, a été très mal accueilli. Des personnes issues de divers milieux ouvriers ont au contraire manifesté un vif intérêt pour les propositions de Mamdani. 

Cependant, cette victoire a été difficile à obtenir. Les organisations soutenues par les propriétaires ont versé des sommes conséquentes pour financer la campagne d’Andrew Cuomo. Selon les militantes pour le droit au logement, « le lobby Lobby
Lobbies
Un lobby est une structure organisée pour représenter et défendre les intérêts d’un groupe donné en exerçant des pressions ou influences sur des personnes ou institutions détentrices de pouvoir. Le lobbying consiste ainsi en des interventions destinées à influencer directement ou indirectement l’élaboration, l’application ou l’interprétation de mesures législatives, normes, règlements et plus généralement, toute intervention ou décision des pouvoirs publics. Ainsi, le rôle d’un lobby est d’infléchir une norme, d’en créer une nouvelle ou de supprimer des dispositions existantes.
immobilier dépense sans compter pour permettre l’élection de l’ancien gouverneur, tombé en disgrâce à la suite d’un scandale. Lors des dernières semaines de la campagne, la New York Apartment Association a versé plus de 2,5 millions de dollars pour financer la campagne de Cuomo. » Ils notent également : « Parmi les autres donateurs immobiliers de premier plan figurent Douglas Durst, de la Durst Organisation, dont la famille contrôle une fortune de 8 milliards de dollars, et Douglas Eisenberg, de A&E Real Estate, qui est poursuivi par la ville pour plusieurs violations des dispositions légales. » L’ancien maire Michael Bloomberg, qui a augmenté de 33 % les loyers des appartements à loyer stabilisé pendant son mandat, a récemment donné 8,3 millions de dollars à la campagne de Cuomo. Malgré les fonds injectés par les propriétaires, les syndicats et les mouvements socialistes ont su canaliser leur énergie de manière positive. La campagne de Mamdani a été un symbole fort dans la lutte contre le pouvoir bien établi du capital immobilier. Il mérite d’être salué pour sa vigoureuse opposition à la politique soutenue par les propriétaires aux dépens de la population.

2. Un programme de transports durables et respectueux de l’environnement – Lors d’un rassemblement avec le sénateur Jeremy Sanders, Zohran Mamdani s’est fait l’écho de la voix de milliers de personnes : « Le gouvernement doit mettre en place un programme d’abondance qui privilégie les 99 % plutôt que les 1 %. » Avec la hausse des températures aux États-Unis – les prévisions annoncent plus de 38 °C et un indice de chaleur atteignant 43 °C –, la climatisation est devenue indispensable. Mais, le bureau du maire de New York affirme que plus de 30 % des habitants ne peuvent pas payer leurs factures d’électricité. Cette crise s’aggrave en raison du début précoce de la saison des allergies printanières à New York cette année et de la hausse des coûts, qui compliquent pour de nombreuses personnes la possibilité de subvenir à leurs besoins essentiels.

Mamdani a déclaré que la cupidité capitaliste était responsable des dommages causés à l’environnement et que des investissements conséquents dans les transports publics pourraient contribuer à réduire les émissions de carbone. Il a suggéré de remplacer les tarifs des bus par des taxes afin que tout le monde puisse se permettre de les utiliser. Cette idée a contrarié ses adversaires politiques. Cependant, les résultats ont explicitement démontré que les personnes sont prêtes à prendre les transports publics s’ils en ont les moyens, comme en témoignent l’augmentation de 14 % du nombre d’usagers et l’augmentation de 30 à 38 % du nombre total de trajets.

Des transports publics gratuits et bon marché sont essentiels pour la société et l’environnement. Avec la hausse des loyers, les classes populaires ont dû déménager en périphérie, rendant l’accès aux transports publics encore plus crucial. Beaucoup de ceux qui vivent dans les quartiers périphériques sont des Afro-Américains et des Hispaniques, et ils ont tous soutenu le plan de transport de Mamdani. On pense qu’une part considérable de son soutien provenait de ces groupes sous-représentés.

3. Une couverture universelle des soins de santé et la garde d’enfants pour tous – La Covid-19 a mis en évidence les dysfonctionnements du système de santé américain, New York étant particulièrement touchée. Plus de 55 000 personnes ont perdu la vie, et le recours aux modèles d’assurance privée n’a pas permis de protéger les membres les plus vulnérables de la société.

Mamdani a plaidé en faveur d’un système de santé subventionné par l’État, financé par une augmentation des impôts des citoyens les plus aisés. Cette approche réduirait la dépendance des individus vis-à-vis des compagnies d’assurance maladie privées. Il a également proposé la mise en place d’un programme universel de garde d’enfants afin de soutenir les parents qui travaillent, qui inclurait la gratuité de la garde avant l’entrée à l’école maternelle. Cette initiative permettrait aux jeunes parents de retourner au travail, assurés du bien-être de leurs enfants.

Ces revendications convaincantes s’appuyaient sur les expériences réelles de citoyens ordinaires. Les résultats des élections ont montré que l’électorat était prêt pour des réformes profondes et lassé des compromis néolibéraux.

4. Solution humanitaire au conflit israélo-palestinien – Les récentes attaques israéliennes contre la Palestine, qualifiées par beaucoup de « génocide en direct » et soutenues par les États-Unis, ont déclenché des manifestations massives à travers le pays. Les manifestants ont été confrontés à l’hostilité des administrations successives, en particulier sous Trump, et une nouvelle vague d’islamophobie s’est déchaînée à travers les États-Unis. Les médias ont tenté de minimiser l’importance des manifestations en les qualifiant de simples symptômes de la « culture woke », mais des millions de personnes sont descendues dans la rue pour exiger que justice soit rendue au peuple palestinien. La solidarité avec la Palestine a sans aucun doute représenté une mobilisation anti-establishment à travers le pays.

Mamdani s’est imposé comme le défenseur de ceux qui subissaient un traitement injuste. Il a affirmé que l’appel au cessez-le-feu représentait une position de principe plutôt qu’une position extrémiste, reflétant les intérêts de la classe ouvrière. En réponse à des slogans tels que « Globalisez l’Intifada », il a souligné la nécessité d’actions Action
Actions
Valeur mobilière émise par une société par actions. Ce titre représente une fraction du capital social. Il donne au titulaire (l’actionnaire) le droit notamment de recevoir une part des bénéfices distribués (le dividende) et de participer aux assemblées générales.
concrètes pour protéger les droits humains et la dignité. Sa position de principe lui a valu un soutien massif de la part des électeurs arabes, musulmans et anti-guerre dans toute la ville.

Comme il y a environ un million de résidents juifs dans les cinq arrondissements de New York, il n’est pas surprenant que l’antisémitisme ait été un facteur important dans la récente primaire démocrate pour la mairie. Il n’y a aucune preuve que Mamdani ait jamais eu des convictions antisémites, mais l’establishment pro-israélien est naturellement terrifié par sa candidature à la mairie de New York. La question essentielle, cependant, n’est pas l’antisémitisme. Le soutien déclinant du Parti démocrate à Israël est délibérément déformé en un discours antisémite.

Briser le mythe : l’organisation populaire plutôt que les campagnes électorales traditionnelles

Plusieurs facteurs ont contribué à la victoire de Zohran Mamdani, mais le plus important est qu’il a démontré que la manipulation des réseaux sociaux, la publicité et les slogans accrocheurs ne suffisent pas à garantir le succès électoral. Sa marche vers la mairie est fondamentalement motivée par une véritable mobilisation populaire.

L’importance de la victoire de Mamdani ne peut être surestimée. Elle offre de l’espoir à la classe ouvrière et suggère que les mouvements populaires peuvent surmonter la peur, le pouvoir économique et l’influence des médias. L’analyse suivante explorera les implications politiques plus larges de ce triomphe historique.

Le régime capitaliste est confronté à la colère de la classe ouvrière

Le retour surprise de Donald Trump sur la scène politique nationale a été un facteur déterminant dans l’établissement du ton politique en 2025. Les médias grand public ont présenté la question comme n’offrant que deux options : l’autoritarisme trumpien et la position centriste de l’establishment du Parti démocrate aligné sur Wall Street. Ce faux choix a trouvé un écho dans l’élection du maire de New York, où les candidats ont présenté leur campagne comme une lutte pour « protéger le climat économique et les libertés de notre ville ».

Ce qu’ils voulaient dire en réalité, c’est que les propriétaires peuvent expulser leurs locataires, que la police de New York peut être brutale et que les promoteurs immobiliers peuvent gentrifier les quartiers.
Ici, le message de Mamdani était radical. Il ne voulait pas que la politique se limite à l’indignation morale à l’égard de Trump. Il a plutôt déclaré que l’extrême droite s’était développée parce que les néolibéraux centristes n’avaient rien fait pour soulager la souffrance des travailleurs.

Alors que les riches engrangeaient des profits historiques sur le marché boursier et dans une économie en apparence en voie de reprise, Mamdani a dévoilé la réalité qui se cachait derrière les chiffres : expulsions massives, précarité de l’emploi et exploitation dans l’économie des emplois précaires. Son triomphe prouve que la courtoisie libérale ne suffit plus à masquer les défauts intrinsèques du capitalisme.

La victoire d’une cause, pas d’un individu

Si la victoire de Zohran Mamdani est considérée comme le pur triomphe d’un candidat charismatique, la véritable nature de ce moment politique risque d’être négligée. Cette campagne n’était pas une initiative électorale fondée sur la race, mais plutôt une mobilisation populaire qui a réuni le NYC DSA, les syndicats de locataires, les conseils du travail et les réseaux d’entraide des immigrants.

De Brooklyn au Bronx, les organisateurs se sont engagés dans un travail de terrain approfondi, établissant des contacts individuels avec les citoyens et les sensibilisant à la politique. Beaucoup de ceux qui n’avaient jamais voté auparavant ont voté pour la première fois. Ce n’est pas le marketing qui a assuré ce succès, mais le militantisme.

Mamdani a toujours insisté sur le fait que les élections ne sont pas une fin en soi. « Notre objectif va au-delà de la simple victoire électorale ; nous souhaitons développer la capacité de transformer les bénéficiaires de cette ville », a-t-il déclaré dans divers discours. Il s’est engagé à gouverner en coalition avec les mouvements, plutôt qu’au-dessus d’eux.

Les tâches à accomplir : renforcer le mouvement de masse et lutter pour les droits du peuple

Les socialistes doivent éviter de se reposer sur leurs lauriers après la victoire de Mamdani. Cette victoire doit être considérée comme faisant partie d’une lutte plus large qui reste inachevée. Même au sein de la mairie, un maire socialiste est confronté à de nombreux défis, notamment la bureaucratie, les syndicats de policiers, les groupes de pression immobiliers et des médias hostiles, qui s’opposent tous aux intérêts de la classe ouvrière.

Beaucoup de gens à gauche affirment que le triomphe de Mamdani et l’enthousiasme qu’il a suscité – grâce à sa politique socialiste démocratique et à son soutien à la Palestine – comportent des risques inhérents. Un tel enthousiasme a historiquement conduit à la désorientation et à la désillusion lorsque les démocrates réformistes ont inévitablement trahi la gauche. Par conséquent, les révolutionnaires doivent maintenir leur opposition à tous les démocrates et à tous les responsables de l’État capitaliste. De plus, malgré les affirmations du DSA, les démocrates sont structurellement réfractaires aux réformes internes et aux revendications populaires et progressistes. Ceux qui tentent de réformer le Parti démocrate se retrouvent souvent transformés, passant du statut d’activistes progressistes à celui de défenseurs du statu quo.

Cependant, même si nous avons peu confiance dans l’électoralisme ou dans la capacité des socialistes à apporter des changements positifs au sein du Parti démocrate, nous devons tout de même apporter un soutien critique aux candidats les plus à gauche qui continuent de se présenter. Jusqu’à ce qu’un mouvement véritablement révolutionnaire s’enracine aux États-Unis, c’est la meilleure option pour nous.

Ensuite, le triomphe d’une idée ou des enjeux en cause est bien plus important que le succès des individus. L’espoir sincère qui entoure cette victoire découle de la détermination des personnes ordinaires à poursuivre la lutte contre les mesures anti-ouvrières mises en œuvre par l’administration étatsunienne. Les socialistes doivent maintenir l’élan des manifestations de masse et mobiliser une base diversifiée de participants. Il est essentiel de construire une plateforme qui dépasse le cycle électoral, en établissant des conseils de travailleurs et des assemblées de locataires comme instruments de résistance au pouvoir. Nous devons défendre une stratégie socialiste qui transcende les propositions politiques superficielles afin de transformer fondamentalement la nature de la propriété dans une société capitaliste.

Le défi de Mamdani sera de naviguer dans les complexités de la mise en œuvre des réformes tout en se préparant à d’éventuelles ingérences. Il lui faudra aussi construire des institutions solides capables de résister aux pressions des cycles électoraux et aux attaques de la droite. L’élection de Zohran Mamdani à la mairie en 2025 marque une étape majeure pour la politique socialiste aux États-Unis. Elle perturbe le duopole des entreprises démocrates et républicaines, prouvant que la politique de classe peut réussir même dans le cadre du capitalisme. Alors que Trump affirme haut et fort son engagement à « sauver l’Amérique » au profit des riches et des syndicats de policiers, Mamdani propose une vision totalement différente : une ville créée par et pour les travailleurs. La victoire de Mamdani représente un défi à la domination de Trump à une époque où l’espoir s’amenuise et où le désespoir est généralisé. Elle démontre qu’un autre monde est non seulement concevable, mais qu’il est en train d’être construit activement grâce aux protestations des travailleurs, aux grèves des loyers et, désormais, dans les couloirs de la mairie.

Post-scriptum

Pendant les périodes de mouvement social, cette critique devient particulièrement cruciale. En tant que révolutionnaires, notre tâche n’est pas d’attendre que les mouvements s’épuisent avant de construire une alternative unifiée. Nous devons plutôt agir pendant que le peuple est en mouvement – alors que des milliers de personnes se politisent dans les luttes pour le logement, les combats ouvriers et les mouvements anti-guerre – et offrir un pôle révolutionnaire qui ne s’effondre pas dans « l’aile gauche du possible ». La campagne de Mamdani a donné de l’espoir, mais nous ne pouvons le maintenir qu’en construisant des structures de masse au-delà de l’État.

De plus, Mamdani lui-même représente désormais une contradiction à laquelle aucun socialiste au pouvoir peut échapper sous le capitalisme : il sera chargé d’appliquer un instrument répressif auquel il a autrefois tenté de résister. Lorsque les raids de l’ICE reprendront ou que des manifestations de solidarité avec les Palestiniens éclateront en défi au décret fédéral, la police new-yorkaise de Mamdani protégera-t-elle les manifestants ou les encerclera-t-elle et les criminalisera-t-elle ? La question n’est pas théorique ; c’est un processus politique inévitable. Sans une base de résistance de masse indépendante et organisée qui oblige les élus à rendre des comptes – non pas au parti, mais à la classe –, ceux-ci devront choisir entre l’ordre et la justice. La gauche doit se préparer à lutter, non seulement avec Mamdani, mais parfois contre lui.

L’auteur remercie Duncan Chapel pour ses commentaires..


Source : Alternative Viewpoint

Traduit par Christine Pagnoulle

Sankha Subhra Biswas

est membre du CADTM Inde et membre du comité de rédaction d’Alternative Viewpoint.